Test : Etherlords

Etherlords - PC

Genre : Stratégie tour par tour

Date de sortie : En 2002

Genre
Stratégie tour par tour
Date de sortie
En 2002 - France
Développé par
Nival Interactive
Edité par
Fishtank Interactive
Disponible sur
PC
Site officiel
Site officiel

Vous rêviez d'avoir un mélange de Heroes of Might and Magic et de Magic The Gathering dans un jeu tout en 3D ? Alors vous serez comblé avec Etherlords...

 
 
En français, Etherlords signifie "Les Seigneurs de l'Ether", comme le précise le communiqué de presse que j'ai sous les yeux. L'Ether (rien à voir avec l'oxyde d'éthyle de formule (C2H5)2O -si vous ne connaissiez pas la formule, au moins, vous aurez appris quelque chose grâce à HardGamers) est une ressource précieuse. Il en existe quatre type : l'Ether Ecarlate du Chaos, l'Ether Bleu Ciel du Mouvement, l'Ether vert de la Vitalité et l'Ether anthracite de la Synthèse.
Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les scénaristes ne sont pas capables d'inventer des noms, c'est exactement comme Dune avec son épice, qui n'a rien à voir avec l'aliment et qui est, comme chacun sait, une ressource précise, là aussi. De plus, ils n'étaient pas obligés d'appeler ce jeu Etherlords, puisqu'il existe d'autres ressources dans le jeu, par exemple le Lotus Noir, le Rubis, le Diamant, etc. Donc ils auraient pu appeler le jeu BlackLotuslords, mais il faut avouer que ça sonnait moins bien.
 

Les mécanismes du jeu

Si vous n'avez toujours pas compris, Etherlords est un jeu de stratégie au tour par tour. Le produit, à l'instar de Heroes of Might and Magic, se déroule en deux phases (d'ailleurs, la seconde phase est elle-aussi divisée en deux phases, mais nous y reviendrons un peu plus loin, à moins que j'oublie d'en parler). La première consiste à déplacer ses héros sur une carte, dans laquelle vous pourrez atteindre de nombreuses zones. Certaines vous permettent de gagner des ressources (soit instantanément, soit durablement, avec la capture des mines), d'acheter des sorts et des runes chez des marchands, et d'autres de combattre des monstres, ce qui vous permet de gagner de l'expérience. Toujours sur cette carte, vous possédez un château, qui ne doit en aucun cas être détruit, ce qui vous conduirait à votre perte, et qui vous permet d'acheter des sorts spéciaux et surtout des héros.

La deuxième phase du jeu intervient lors des combats. Vous arrivez sur un autre décor, et vous devrez anéantir votre ennemi. C'est là que le côté Magic intervient, puisque les règles sont quasiment similaires au jeu de carte. Vous commencez le combat avec un seul guerrier, votre héros, qui ne peut pas agir directement sur le terrain, il ne peut que jeter des sorts. Ce dernier possède un certain nombre de points de vie. Si sa santé tombe à zéro, il meurt et vous devrez vous passer de ce héros (vous pouvez pas imaginer la haine quand vous vous faites tuer par un méchant de niveau 4 alors que vous êtes de niveau 30). Au début de la partie, vous avez en poche un certain nombre de cartes, tirées au hasard dans le livre de sorts de votre héros combattant. Ensuite, vous regagnez une carte à chaque tour. Certaines cartes ne peuvent être utilisées qu'un nombre de fois limité (cela concerne tous les sorts rares, uniques et la plupart des sorts communs), après, il faut les recharger chez un vendeur de runes. Ces cartes permettent d'invoquer des créatures et de jeter différents sorts (enchantements, rituels, etc.). Ces sorts vous permettent d'améliorer la résistance de vos unités, leur force, de tuer "la créature ciblée", comme c'est écrit dans le bouquin, etc. Ces créatures ont parfois des facultés spéciales (vol, initiative, etc.). Pour utiliser ces cartes, il faut utiliser de l'Ether, qui se recharge à chaque tour. Si vous ne le dépensez pas dans un tour, l'Ether non utilisé ne s'accumule pas à votre total d'Ether, donc c'est inutile de faire des économies.

La partie combat se déroule en deux phases. A la première phase, vous invoquez vos créatures et vous jetez vos sorts. A la deuxième phase, vous ordonnez à certaines créatures de combattre et aux autres de ne rien faire (attention, car votre héros ne peut pas se défendre, ni attaquer, je vous le rappelle). Ensuite vient le tour de l'autre joueur. Il peut alors bloquer vos attaques avec ses créatures. Il peut décider de bloquer chaque monstre attaquant avec une créature (la créature bloquante se mange des tas de dégâts et si elle ne meurt pas, peut se venger) ou même deux créatures : la première encaisse les coups portés par la créature attaquante et la seconde permet de tuer cette créature. Après cette phase, c'est à lui de jeter ses sorts et d'attaquer et ainsi de suite jusqu'à ce qu'un des deux héros meure. A la fin de l'affrontement, vous gagnez de l'expérience, ce qui vous permet de jeter des sorts plus puissants. Bien sûr, vous pouvez cliquer sur bouton "Jeu automatique" et là, l'ordinateur se défendra pour vous. C'est une option pratique au début, pour assimiler le fonctionnement du jeu, mais ensuite, elle gâche l'intérêt.
 

Vous suivez jusque-là ?

Les personnes jouant à la fois au Magic et à Heroes auront tout compris jusque-là, les autres auront plus de mal... Je peux souffler : c'était la partie la plus compliquée du test et c'est très difficile d'expliquer les mécanismes de Etherlords, comme vous pouvez vous en douter. Evidemment, la prise en main est longue au début et surtout, l'interface n'est pas des plus réussies, car les icônes sont trop nombreuses et peu parlantes. Si vous voulez avoir des indications sur un bouton ou une carte, cliquez donc sur le bouton droit de la souris !

Maintenant, venons-en aux graphismes. Ceux de Etherlords sont réussis, mais je dois avouer que j'ai été légèrement déçu face à ce que j'imaginais. Les décors ne sont pas très variés (je parle de la phase combat) et les personnages assez cubiques. Dans la première phase du jeu, les décors sont bien plus vivants que dans Heroes, mais ils ont un côté peu réaliste, ce qui fait bizarre, on dirait un jeu comique. Cependant, le graphisme n'est pas catastrophique, loin de là et la fluidité est au rendez-vous, même en 1024x768 détails à fond. Côté bruitages et musiques, c'est du super classique.
 

Bon allez, que vaut Etherlords ?

Je conclure ce test car j'ai mal aux yeux et il se fait tard (il est 15h37 à l'heure où j'écris ces lignes, et je n'ai même pas fait ma sieste, vous vous rendez compte ???). Etherlords est un jeu assez original de par son inspiration réussie du Magic (c'est une première, les autres jeux étaient catastrophiques), mais décevra ceux qui voulaient avoir un Heroes en 3D, car Etherlords n'y ressemble pas trop, finalement. Le seul véritable problème que j'ai rencontré, c'est cette interface décidément ratée, le reste tient la route. Ah oui, l'intelligence artificielle aurait pu être meilleure : combien de fois allez-vous dire "Mais quel con ce PC ! Moi, j'aurais d'abord bloqué avec mon mur puis j'aurais attaqué avec mon Fongoïde gargantuesque", ou quelque chose comme ça. Encore un truc : j'ai oublié de vous parler du scénario (je vous laisse la surprise) et de la présence de quatre races, chacune ayant ses propres créatures et sorts.

Article rédigé par Monsieur Tomate , le

Etherlords est un jeu de stratégie tour par tour ma foi très sympathique, mais qui décevra les fans de Heroes of Might and Magic. Cependant, les fins stratèges devraient y trouver leur compte.

Points positifs

  • Principe du jeu
  • Fluidité

Points négatifs

  • Intelligence Artificielle
  • Interface
  • Compliqué au début

A propos de l'auteur

Monsieur Tomate

Monsieur Tomate

32 ans | Grand gourou

Depuis la fondation de GameHope en septembre 1999 sous le nom de HardGamers, le taulier du coin n'a cessé d'abuser de son fouet pour faire régner la terreur parmi son équipe. Ingénieur en informatique le jour, tyran impitoyable sur GameHope la nuit, on ne l'arrête jamais et gare à vos fesses si vous vous trouvez au travers de sa route lorsqu'il a en tête un énième plan diabolique, vous risqueriez de boîter le lendemain...

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