Test : Aliens Vs Predator 2

Aliens Vs Predator 2 - PC

Genre : Shoot

Date de sortie : Décembre 2001

Genre
Shoot
Date de sortie
Décembre 2001 - France
Développé par
Monolith Software
Edité par
Sierra Entertainment
Disponible sur
PC
Site officiel
Site officiel

Je vais vous dire un truc que vous saviez sûrement pas : Aliens Vs Predator 2 est la suite de Aliens Vs Predator, incroyable non ?

 
 
Courir dans les couloirs en voyant s'agiter son radar (alors qu'il ne s'agissait que d'une porte qu'un courant d'air venait de faire claquer), ou flipper sa race parce que la vision du Predator était en mode alerte et que l'on ne savait plus comment la remettre en mode normal (oubli de touches). Toutes ces joies que nous autre joueurs expérimentés allons pouvoir revivre grâce à Alien Versus Predator 2, qui marche sur les traces de son père paru en 99.
 

Un beau bébé

Utilisant le LithTech Engine version 2.5, AvP2 reprend la panoplie de No One Lives Forever. Bon, le genre est assez éloigné du Kitsch des Sixties, mais la technique irréprochable du dernier titre permet de le souligner. D'ailleurs, le moteur a encore été amélioré, et même si les différences visuelles sont somme toute assez quelconque par rapport à AvP 1 (ça reste des couloirs très sombres avec des ombres qui bougent un peu trop vite à notre gôut et qui se rapprochent bizarrement), c'est surtout au niveau de l'interface que l'on sent le retour au source. Une multitude de petites scènes interactives seront possibles ici. NOLF proposait de sauter à parachute, AvP2 vous égaiera de la même façon en vous proposant de petites scènes bien marrantes du même accabit, et qui permettront à la fois de vous plonger plus profondément encore dans l'atmosphère, et de faire évoluer un brin de scénario dans votre très courte existence (voir le paragraphe suivant). On notera enfin une plus grandes varieté dans les décors, qui vont jusqu'à nous offrir des paysages extérieurs en pleine nature joyeuse, avec des papillons qui chantent et des oiseaux qui brillent (tout un programme !), ainsi qu'une palette de couleurs qui s'élargit elle aussi, nous permettant ainsi de mieux apprécier les trophées installés dans l'antre du prédator (sous-entendu des cadavres pendus par les pieds et dépecés). Le moteur est donc plaisant, mais c'est surtout la techinque qui surprendra, étant donné que ce genre de jeu ne nécessite pas de nombreux effets pyrotchniques et autres.
 

C'est parti

Le jeu est toujours divisé en deux campagnes qui vous permettront de choisir entre l'Alien, le Predator et le Marine. L'Alien débutera en tant qu'Araignée (oublié le nom tout d'un coup), qui devra s'installer dans le corps d'une personne à l'abri des regards des militaires. L'oeuf pondu grandira dans l'estomac, et il devra ensuite casser la cage thoracique de l'heureux élu pour respirer notre bon air français (quand je vous disais que le moteur permettait des petites originalités, c'est de ce moment que je parle (oui je sais, vous n'aviez pas suivi)). Le Predator a des débuts monis burlesques, et en fait se contente de massacrer tout sur son passage en modifiant sa vision en fonction des ennemis poursuivis, Marines ou Aliens (ce qui permet de nouvelles originalités du moteur là aussi (oui je sais, vous n'aviez pas suivi)). Enfin, le Marine se fait remarquer par une puissance de feu et une esperance de vie bien plus importante que lors du premier opus, le faisant passer du perso le plus vulnérable au plus puissant en multi.
 

Les capacités de nos comparses

L'Alien est toujours apte à se nourrir de la cervelle de ses compagnons de jeu, et ses griffes, tout comme son acide, en font un animal fort sympathique. Il peut toujours monter aux murs, mais cette fois, l'interface permet de savoir où se trouve le sol (on perdait souvent le Nord auparavant). Le Predator s'amuse toujours autant avec ses 3 visions, et son arsenal s'est vu aggrandi par quelques armes plutot puissantes. Sa barre de vie peut toujours se révéler très faible, mais les médipacks pourront être transportés dans tout le niveau. C'est le Marine qui se voit doté du plus d'ameliorations. En plus d'une barre de vie plus resistante aux attaques du monde exterieur, il garde quasiment le même arsenal (allant du couteau totalement inutile au lance-roquette), mais se voit doté de quelques nouvelles armes de gros calibre (mitrailleuse entre autres). Son rôle d'humain ne lui laisse pas pour autant le droit de marcher sur les flaques d'acide des Aliens en dansant la Traviata (ça se danse ? C'est pas un sandwich ?), et ses medipacks devront être malheureusement consommés sur place.

Le Multi

Pour l'instant, les modes multijoueur se comptent sur les doigts de la main. Ils se résument généralement à un decerebralementage en règle vu la rapidité des Aliens et du jeu en général. Pourtant, la prochaine Lan Arena proposera des parties de AvP2. Espérons qu'ils ont trouvé un potentiel assez important au mode multi, et qu'un petit génie qui n'a rien d'autre à faire finisse par optimiser le jeu pour des parties plus fines (en ralentissant le jeu et reduisant la puissance du Marine, par exemple).

Au final

AvP2 est une excellent surprise pour le monde du FPS. Même si les jeux d'action sont les plus charismatiques et les plus recherchés, depuis SoF et autres UT, on n'avait pas vu de jeux de cette veine. En espérant que Return to Castle Wolfenstein, bien plus axé grand public, n'exerce pas trop de pression commerciale sur ce titre qui est, à en juger les petites icônes sur la boîte, réservé à un public majeur, vacciné, et qui trouve qu'avoir peur en regardant un film ou en jouant à un jeu video, c'est minable. Je pensais la même chose avant AvP1.

Article rédigé par Rick28 , le

Votre grand-mère n'arrête pas de squatter votre appart ? Elle critique votre petite copine ? Veut vous enlever de son héritage ? Tiens, une idée vient de me traverser l'esprit...

Points positifs

  • L'ambiance
  • L'aspect technique irréprochable
  • Les 3 persos
  • L'interactivité

Points négatifs

  • Un multi un brin déséquilibré
  • Ca fait drôlement peur
  • On aurait pu rajouter d'autres trucs (un 4ème perso, etc.)

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