Preview : S.T.A.L.K.E.R. : Shadow of Chernobyl

S.T.A.L.K.E.R. : Shadow of Chernobyl - PC

Genre : FPS/RPG

Date de sortie : 23 mars 2007

Genre
FPS/RPG
Date de sortie
23 mars 2007 - France
Développé par
GSC Game World
Edité par
THQ
Disponible sur
PC
Parfois appelé
stalker, S.T.A.L.K.E.R : Oblivion Lost
Site officiel
Site officiel

Stalker, c’est une liberté totale, une ambiance happante, une jouabilité fabuleuse, des interactions qui flirtent avec le jamais vu, des graphismes à s’en décoller la rétine, une durée de vie gigantesque…
Le souci avec Stalker, c’est qu’il n’est pour l’instant qu’un gros tas de promesses…

 
 
60 heures de jeu, 30 km² de terrain, des centaines de PNJ, animaux, monstres, des quêtes par paquets de douze, un moteur 3D ultra réaliste, un univers post apocalyptique… Vous imaginez un peu la tête du joueur qui lit ça : il est conquis et il bave - il est sceptique et il éclate de rire - il est curieux et essaie de distinguer le vrai du faux : vous pensez bien que j’ai pris la troisième option.
 

Ce qui est sûr

La chose certaine, qu’on ne mettra pas en doute : qu’est ce que c’est beau ! La modélisation du terrain, des bâtiments, des véhicules, tout est à pleurer. Deuxième miracle : rien ne se ressemble. Tout a été fait pour que l’on traverse un espace sans jamais se demander si l’on ne tourne pas en rond. Se rajoute à tout cela une gestion du temps et de la transition jour/nuit : en bref, ça va claquer sévère, même s’il est fort probable que la bécane requise pour faire tourner le tout se devra de dépoter un minimum.
Deuxième point : le jeu sera découpé en quêtes, qui, un peu à la manière d’un RPG, nous chargeront de diverses taches. Tout commence en effet grâce à l’aide du « Dealer », vieil homme habitant dans un bunker, qui vous recueillera et donnera les premières missions, bien planqué sous la terre. Une autre aide sera présente, matérielle : un PDA. Missions, environnement, animaux, il vous informera sur tout ce qui vous entoure.
Dernière chose: l’I.A. Les Stalkers concurrents, les animaux, les monstres, tous ont une vie propre et mènent leur chemin comme bon leur semble, avec ou sans l’intervention du joueur. Tandis que certains mercenaires vous allumeront à vue, d’autres vous ignoreront cordialement ou viendront papoter avec vous, suivant votre réputation, construite par vos actions. Celle-ci est parait-il si performante qu’elle pose problème : les animaux se mangent entre eux et les humains ne vous attendent pas pour se taper dessus. Des corrections sont à apporter pour que ces derniers attendent un peu plus le joueur avant de passer à l’action.
 

Ce qui ne l’est pas

Arrivent les quelques aspects qui nous placent dans la situation du gars qui veut bien y croire, mais qui attend quand même le jeu pour être convaincu.
Déjà, 60 heures de jeu, faut pas nous prendre pour des tartes et penser qu’on va avaler le chiffre tout cru. Aujourd’hui, dire ça relève ou du génie, ou de la folie douce. Vu qu’il y a un système de quêtes, et qu’on pourra se balader sans forcément s’intéresser à l’histoire principale, il apparaîtrait comme logique que la durée de vie soit augmentée. La dimension du lieu joue aussi en la faveur de l’annonce : 30 km² c’est grand (5*6, soit une bonne heure de marche forcée pour se taper la transversale). Imaginez ce qu’on peut croiser en une heure, en rajoutant les chargements des zones traversées.
Attention aussi sur la formulation : quand j’entends 60 heures de jeu, j’attends 60 heures de fun, pas 30 heures de marche pour rejoindre les emplacements de missions.
Bref, on baigne dans le flou, et je préfère jouer le mec réservé : buvons frais à St-Tropez (oui, je sais, ça n’a rien à voir) avant de nous exciter comme des puces.
Le deuxième doute vient du scénario. Les grosses lignes sont : amnésie du héros, recueilli par un vieillard, complot à démonter, bribes de mémoire revenant au fur et à mesure de l’aventure. Bon, je veux bien être cool, mais niveau originalité, j’ai vu mieux. Haha, le mec qui a tout oublié, sincèrement…
Enfin, les divers essais du jeu solo ont démontré que la stabilité du produit était très moyennement achevée : des bugs à la pelle sur bien des aspects de l'équipée. Hors, à 5 mois de la (probable) sortie, ça fait tache.
 

Article rédigé par Mr PATAT , le

Stalker, malgré un moteur 3D particulièrement excitant, un background bien barré et une IA alléchante, reste un océan de paroles dont on prie l’exactitude : d’autres présentations du jeu, puis le test, nous prouveront que l’équipe est bien une fourmilière de génie, ou une concentration de commerciaux agiles. Je tendrais plus pour la première proposition, mais par les temps qui courent, ma bonne dame, on ne sait plus à qui se confier.

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