Test : River City Ransom : Underground

River City Ransom : Underground - PC

Genre : Combats de rue

Date de sortie : 28 février 2017

Genre
Combats de rue
Date de sortie
28 février 2017 - France
Développé par
Conatus Creative Inc.
Edité par
Conatus Creative Inc.
Disponible sur
PC
Parfois appelé
Street Gangs
Modes de distribution
Steam
Site officiel
Site officiel

En Occident, la licence Kunio-kun de Technos est moins connue que Double Dragon, série du même développeur. La plupart des jeux n’ont jamais été traduits chez nous. Mais ceux qui avaient déjà en mains une manette carrée avec deux boutons dans les années 1980 se souviennent peut-être de River City Ransom (titre nord-américain) ou Street Gangs (titre européen). Le titre se révélait très novateur, mêlant à du beat them all classique des éléments de RPG et même un embryon de monde ouvert. Cette suite est-elle digne de son ancêtre en termes d’innovations et cela vaut-il la peine de jouer à ce titre néo-rétro ?

Test effectué à partir d'une version PC

Si vous aimez les jeux de combats de rue mais qu’ils vous semblent linéaires et simplistes, River City Ransom Underground pourrait parvenir à vous plaire. Le jeu commence là où se finissait le premier titre sur NES. Les combats contre les derniers boss dans la River City High School servent de tutoriel pour découvrir les différents coups disponibles, revus à la hausse sur les manettes modernes. Pas de fausse note pour le gameplay, donc, si ce n’est quelques phases de plates-formes qui n’ont jamais, jamais, jamais été une bonne idée dans les beat them all. On utilise finalement peu les combinaisons de coups spéciaux qui manquent, pour le coup, de simplicité. Ce n’est pas si grave car la castagne pure se révèle suffisamment jouissive. Il est toutefois possible et même recommandé d’upgrader ses coups en achetant des leçons dans une salle d’entraînement.

River City Ransom Underground
Il y a beaucoup à faire avant que River City ne redevienne une ville paisible

Shopping simulator

L’aspect RPG est poussé, tout en restant discret. Plus on se bat et plus on gagne de l’expérience et des niveaux. Une grande partie du jeu consiste à farmer les points d’expérience et l’argent lâché par chaque ennemi lorsqu’il meurt. La répétitivité n’est pourtant jamais un problème et l’amusement est réel. Avec l’argent gagné, on peut acheter de la nourriture dans les nombreuses boutiques, à consommer sur place pour regagner de la vie ou à stocker dans son inventaire pour reprendre des forces au milieu d’un combat. Les fans de la première heure seront heureux de retrouver le sauna dans lequel il est possible d’admirer le postérieur de son personnage. On peut seulement regretter que les rues commerçantes ne soient pas, comme dans River City Ransom premier du nom, des zones neutres, sans combats. Il y a toutefois des planques dans lesquelles on peut changer de personnage (jusqu’à dix différents, avec chacun leurs caractéristiques de combat) et sauvegarder sa partie.
 
River City Underground
Pour connaître les effets de ces différents plats, il suffit d'y goûter.

La ville : ses parcs, sa pollution, ses gangs ultra-violents...

Le panel d’ennemi est très étoffé, là où le jeu sur NES se contentait de changer la couleur des chemises pour indiquer le gang auquel ils appartiennent et la puissance de ses adversaires. Nerds, bodybuilders, squelettes d’Halloween, les menaces ne manquent pas dans les rues de River City. Celles-ci sont d’ailleurs très vivantes, remplies de PNJ qui vaquent à leurs activités. En les attaquant ou en détruisant le mobilier urbain, on déclenche l’arrivée de la police, un peu comme dans un GTA. Les policiers sont des ennemis coriaces et qui ne crachent pas d’argent après avoir été vaincus, les radins ! Si la première vague est vaincue, une seconde sera envoyée, plus puissante, équipée de tasers particulièrement efficaces. La solution pour leur échapper consiste à se cacher durant quelques heures, par exemple dans une benne à ordures.

 
Car River City Ransom Underground gère aussi le temps qui passe et, à la manière d’un Castelvania II, certains événements ne se déclenchent qu’à la nuit tombée. Puisque l’on en est à parler des easter eggs, ne soyez pas étonnés de croiser une DeLorean dans les rues de la ville, un nyan cat en graffiti et encore bien des références à l’univers 8-bits et à la culture populaire que nous vous laissons le plaisir de découvrir. En bon jeu néo-rétro, les musiques chiptunes remixées du jeu NES seront de la partie et viendront agréablement rythmer l'action.

River City Ransom
Le métro raccourcit les trajets mais n'est pas pour autant sans danger.

Greetings from River City !

En terme de durée de vie, on en a largement pour son argent. Il y a de nombreux quartiers, certains repris du jeu sur NES mais plus vastes et plus détaillés, offrant tous des décors différents et agréables à regarder : cimetière, cinéma, mini-golf, chantier, etc. L’aspect monde ouvert est réussi et on peut parcourir la ville à loisir, à pied ou bien en empruntant le métro. Les décors comportent tout un tas de petites animations, d’effets de météo et d’objets utilisables comme armes et projectiles. On pourra par exemple se battre à coups de pneus, d’haltères, de balles, de caisses, ou marteler les parcmètres pour récolter quelques pièces. En plus du mode histoire qui comporte trois niveaux de difficulté, River City Ransom Underground compte également un mode arène configurable à l’envie et la possibilité de jouer à 4 en local ou en ligne. Notez que le jeu est intégralement en anglais (ou en japonais), mais le scénario se résumant à parcourir la ville de boss en boss jusqu’au grand méchant final, cela ne devrait handicaper personne. C’est un cliché des beat them all, mais le jeu assume entièrement ce qu’il a de caricatural et c’est très bien ainsi !

River City Ransom Underground
Alex et Ryan du premier jeu sont présents, avec quelques années en plus.

Article rédigé par AGT , le

Le pari est gagné avec ce River City Ransom Underground. Les quelques légères imperfections techniques ne viennent pas entamer le plaisir de jeu. À l’inverse de Double Dragon IV qui pouvait facilement être confondu avec un fan-game un peu bancal, ce jeu respire l’envie, la passion et se montre très inspiré.

Points positifs

  • Splendide et bien animé
  • Terrain de jeu vaste et plusieurs modes de jeu
  • Nombreux personnages jouables avec chacun leurs caractéristiques
  • Le fun est au rendez-vous, seul ou à plusieurs

Points négatifs

  • Quelques phases de plates-formes
  • Les instructions manquent de clarté
  • On utilise peu les coups spéciaux
  • Les combats manquent parfois d’un rien de nervosité

A propos de l'auteur

AGT

AGT

30 ans | Maître jedi des jeux indépendants et du point'n click

J'ai appris à écrire sur un Minitel et à lire grâce avec les insultes de Monkey Island, ai fait mes premières armes sur disquettes 3,5 pouces. Ma première console était une Game Gear (avec adaptateur secteur bien sûr !) et je pense toujours que SEGA c'est plus fort que toi ! Malgré une cure intensive de GTA, je conduis très bien in real life et ne suis (presque) jamais violent !

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