Test : Milkmaid of the Milky Way

Milkmaid of the Milky Way - PC

Genre : Science-fiction

Date de sortie : 05 janvier 2017

Genre
Science-fiction
Date de sortie
05 janvier 2017 - France
Développé par
Mattis Folkestad
Edité par
machineboy
Disponible sur
PC
Modes de distribution
Steam
Site officiel
Site officiel

Avez-vous toujours rêvé d’être une jeune femme ayant abandonné ses études pour reprendre la ferme familiale dans un fjord norvégien des années 1920 ? Si ce n’est pas le cas, tant mieux, car s’il commence ainsi, ce n’est pas du tout l’expérience que vous propose Milkmaid of the Milky Way.

Test effectué à partir d'une version PC

Ma cabane à Christinia

La vie de Ruth est simple et monotone. Elle se lève tôt pour traire ses vaches, les conduit à l’estive, fabrique du beurre et du fromage qu’un livreur vient chercher pour les vendre au village le plus proche, à trois heures de marche. C’est à peine si elle a le temps, le soir, de lire les livres de science dont elle raffole tant. Ainsi commence votre aventure et vous vous imaginez déjà achetant de nouvelles têtes de bétail, engageant de nouveaux employés, faisant fructifier votre petite entreprise. Mais vous n’êtes pas en train de jouer à Harvest Moon ou Stardew Valley, et bien vite l’aventure prend une tournure tout à fait différente.

Milkmaid of the Milky Way
On passerait bien sa vie ici, au calme, non ?

Des seaux de lait à la Voie lactée

Un jour, un vaisseau spatial survole la prairie dans laquelle paissent vos vaches et, tranquillement, les enlève pour les emmener au diable vauvert. Ruth est une jeune femme généreuse, mais tout de même pas au point de rester les mains au fond du pantalon lorsqu’on lui vole son gagne-pain. N’écoutant que son courage, et un peu son inconscience, elle saute sur le vaisseau depuis le haut d’une falaise pour tenter d’aller récupérer son troupeau.
 
Une fois parvenue à monter à bord, notre petite fermière norvégienne rencontre bientôt un peuple humanoïde à peau bleue, cousin des vinéens de la bande dessinée Yoko Tsuno ou des pandoriens d’Avatar. Malheureusement, les extra-terrestres subissent le joug d’une reine tyrannique, Amrita, n’ayant rien à envier à une méchante d’un film de Walt Disney. Grâce à une énorme machine, Amrita vole la jeunesse de son peuple et les maintient dans un état de servitude permanent. Sans vous révéler la suite du jeu, vous entrevoyez déjà ce qu’il va falloir faire.


Milkmaid of the Milky Way
Oubliez rapidement votre petite existence bien réglée !

La tête sur Terre, les pieds dans les étoiles

Milkmaid of the Milky Way se révèle très inspiré d’Another World d’Eric Chahi, que ce soit au niveau de l’histoire ou du style graphique retenu pour l’architecture extra-terrestre, très angulaire. On pense aussi à The Dig, un point’n click de Lucasarts un peu méconnu, mais pas sans ambition ni qualités. Sans égaler ces deux titres classiques, Milkmaid of the Milky Way leur arrive largement au-dessus de la cheville, disons au moins jusqu’à la ceinture. Il y a peu de personnages et peu de lieux différents à visiter, ce qui signifie que les puzzles n’exigeront jamais plus de quelques minutes pour être résolus. Mais tout est plutôt bien pensé et le plaisir se révèle au rendez-vous. Les musiques n’ont pas été composées par le développeur mais proviennent visiblement d’une bibliothèque libre de droit. Néanmoins, elles accompagnent bien l’aventure tout en se faisant discrètes.
 
Pour revenir sur les graphismes, chacun en jugera, mais je ne dirai pas que le jeu est particulièrement beau. Les décors sont plus que corrects mais les personnages auraient mérité d’être plus travaillés. Cela ne gène pas le plaisir de jeu et il serait dommage de bouder ce jeu vendu à un prix raisonnable. Il faut noter que le jeu n’est pas traduit en français. Sans être bilingue, on parvient tout de même à comprendre ce qui se passe à l’écran et ce qu’il faut faire.


Milkmaid of the Milky Way
Qui est la méchante de l'histoire selon vous ?

Article rédigé par AGT , le

Milkmaid of the Milky Way est une première œuvre. Le jeu possède tout le charme et tous les menus défauts d’un jeu créé par un seul homme, Mattis Folkestad. S’il n’est pas sans maladresse ni ne deviendra un classique du genre, ce petit point’n click mérite qu’on lui consacre une après-midi pluvieuse. Ou ensoleillée, c’est vous qui voyez.

Points positifs

  • Particulièrement mignon...
  • On passe un très bon moment...

Points négatifs

  • … mais le pixel art n’est pas le plus inspiré que l’on ait vu
  • … mais extrêmement court, pas plus de deux ou trois heures pour le finir

A propos de l'auteur

AGT

AGT

30 ans | Maître jedi des jeux indépendants et du point'n click

J'ai appris à écrire sur un Minitel et à lire grâce avec les insultes de Monkey Island, ai fait mes premières armes sur disquettes 3,5 pouces. Ma première console était une Game Gear (avec adaptateur secteur bien sûr !) et je pense toujours que SEGA c'est plus fort que toi ! Malgré une cure intensive de GTA, je conduis très bien in real life et ne suis (presque) jamais violent !

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