Test : Il-2 Sturmovik

Il-2 Sturmovik - PC

Genre : Simulateur de combats aériens

Date de sortie : Décembre 2001

Genre
Simulateur de combats aériens
Date de sortie
Décembre 2001 - France
Edité par
Ubisoft
Disponible sur
PC
Site officiel
Site officiel

Voilà donc un conccurent pour Combat Flight Sim 2, qui est Russe, plus beau, plus neuf, plus... plus ! Je parle évidemment de Il2, qui s'avère être la nouvelle référence des simulteurs de combat aérien.

 
 
Les simulateurs de combat, chez HardGamers, on a ça dans la peau. C'est une sorte de virus, parce qu'en fait, c'est totalement inutile d'en parler, étant donné que Jean-Claude et Marcel-Marc sont les 2 seuls lecteurs de ce genre d'articles. Combat Flight Sim 2 avait été assez bien accueuilli et par la presse spécialisée, et par les joueurs. Pourtant, la révolution tant attendue avait été bien loupée, et il s'agissait surtout d'une remise à niveau au niveau du moteur et du multi. C'est près de 1 an plus tard qu'arrive le véritable ténor du genre, j'ai nommé Il-2 Sturmovik, développé non pas par une grosse boite genre Grosoft, mais plus du genre "on est des petits russes qui ne survivons que grâce à notre amour pour les jeux".
 

Bon, allez, comme d'hab, on prend les Ricains, et on va casser du méchant

Grosse erreur de votre part, cette fois, les Ricains sont plus du côté ennemi. Ca surprend hein ? Va falloir se réhabituer à 10 ans de patriotisme aveugle pour les contrées de The Coca Cola Company. Je vous rassure, on s'y fait bizarrement très rapidement. Le jeu se déroule en pleine 2nde (plutôt "deuxième" par les temps qui courent) Guerre Mondiale, et vous vous retrouvez dans les Forces de l'Axe, avec sous votre main un petit engin bien sympa qu'est l'Il-2, avion russe par excellence. La première campagne y sera totalement dediée, mais des missions à part vous permettront de varier les plaisirs avec la retranscription des grandes batailles d'antant (Moscou, Stalingrad, etc...).
 

The Il-2 & the guerre of the clones (beautiful référence at the Star Wars : Episode 2)

Près de 31 vaisseaux seront pilotables dans le jeu. En dehors de 6 types de Il-2, on aura un choix variant entre les autres bouses russes (oui, il y avait beaucoup de bouses en Russie. D'ailleurs, 1 semaine après le début des frappes allemandes, on comptait 150 avions allemands détruits pour 4000 russes. (sic!)), mais on pourra changer de parfum en utilisant quelques vaisseaux allemands, voire américains. En dehors des pilotables, 37 seront justes à contempler, pour faire passer le temps. Au niveau des armements, le Il-2 est réputé pour son extraordinaire solidité, et ce sera sûrement son principal avantage. Après, à vous de gérer votre radar de qualité douteuse, et vos mitrailleuses minables. Bon, quelques missiles et autres roquettes seront présents, mais rien à voir avec l'armement de F-22 ADF.
 

Une difficulté parfaitement dosée

Ces petits russes ont réussi un exploit. En plus de gérer parfaitement la difficulté du jeu, ils n'ont pas fait tomber ce dernier dans une version arcade si vous activez toutes les aides. Même avec l'assistance niveau maximum, un piqué en rase motte sera toujours capable de vous faire rentrer tout le moteur du véhicule dans les jambes (en gros, vous vous serez crashé), tandis qu'un mitraillage de DCA ennemie sera à prendre en considération rapidement, sous peine de petite implosion de la carlingue. Heureusement, les missions s'enchaînent bien, et la difficulté n'est pas insurmontable, même si le niveau normal se révèle déjà bien coriace. Pour le mode difficile, reservez-le à nos 2 compères Jean-Claude et Marcel-Marc, qui eux seuls apprécieront les petites subtilités du genre "plus de radar, tout se fait au visuel, et si on confond un Messerschmitt 109 avec un Yak 5 à 400 mètres de distance, on est mort". Marrant non ???
Vous qui paraissez à peu près normal, vous activerez sûrement les aides dès le début histoire de ne pas "se faire massacrer la chetron ça comme". Pourtant, certaines aides comme l'atterrissage sont plus que bluffants. Vous devrez attendre votre tour de passage (qui dépendra du grade que vous avez), et verrez les autres engins atterrir et se diriger vers les hangars. Pour peu que votre aile gauche vienne à essayer de se barrer à cause de la journée "Portes ouvertes chez Citröen", et que l'aéroport soit en proie à un bombardement ennemi, le jeu prend tout de suite une autre dimension, plus proche de Alien vs Predator que de "Les Sims et plus si affinités". Bon, vu l'impossibilité de sauvegarder en cours de mission et la difficulté de certaines d'entre elles, peu seront assez maso pour désactiver l'atterrissage automatique, mais les possibilités parlent d'elles-mêmes. Enfin, dernier point, le temps accéleré est présent comme d'habitude, mais une fois de plus, il est moins utile que dans Flight Sim, étant donné que l'apparition d'ennemis ou d'avaries techniques sont légions. Vous aurez toujours à parcourir un nombre de kilomètres hallucinants en temps réel. Heureusement, l'ennui qui rodait se fait alors doubler par la qualité d'...
 

Un moteur hallucinant (comme d'hab)

Surprennant comment de petites équipes de développement arrivent à présenter des moteurs à la fois physiquement extraordinaires et graphiquement impensables aujourd'hui. Quake 3 est reconnu pour son moteur, mais les simulateurs de combat seraient tout aussi charismatiques, notre préférence irait directement vers ces derniers. Le niveau de détail est énorme. En attendant votre autorisation de décollage, vous pourrez admirer les 37 types d'engins que vous ne pouvez pas piloter (pour les reconnaître plus facilement dans les airs si vous êtes maniaques), tandis qu'en l'air, là où vous êtes payé 15 Frs de l'heure pour risquer votre vie (c'est ça la Russie (ah non, en fait, vous n'êtes pas payé du tout (c'est la guerre (c'est ça la guerre)))). En l'air donc, vous découvrirez un nouvel aspect du moteur : la profondeur. Environ 2 km, ou dans ces eaux là, et le niveau est bluffant. Les champs et autres petits villages pillonés sont parfaits, même si au niveau de B-17, on n'aperçoit qu'une légère amélioration au niveau de la netteté de l'image. Vous pourrez ainsi définir à vue d'oeil les engins ennemis à plusieurs centaines de mètres. Pour rigoler un bon coup avec vos potes de l'escouade, vous pourrez même chercher à voir s'il s'agit d'un ennemi ou d'un malheureux allié, qui dans ce cas-là périra par inadvertance dans une fusillade primitive (heureusement, on sera relaché car "présumé innocent", "légitime défense", et "impossibilité psychologique de capter quoi que ce soit"). L'intérieur des engins est bien foutu, et le tout est en superbe 3D comme pour Combat Flight Simulator 2, mais on utilisera souvent la vue externe, à l'instar de Crimson Skies.
Au niveau config, un PIII 700 fera amplement l'affaire, même si 128Mo de Ram et une bonne carte 3D seront nécessaires. Pour ceux qui ont le fameux ticket "3,5% de réduc !!! (offre à utiliser avant demain sur un achat supérieur à 12000Frs, utilisable uniquement dans la Fnac de Borguy Sur la Vallée, un petit bled paumé), et bien sachez qu'il faudra compter sur un PIV 1GHz 256Mo Radeon 8500 (ou GeForce 3 Ti 200) pour tout balancer à fond sans ralentissements. Enfin, c'est vrai que pour les simulateurs de vol en général, comptez souvent le double de la config' moyenne du moment pour tout faire marcher en 1600x1200. C'est le prix à payer, mais préférez jouer en 1024, c'est tellement plus simple...

A la finalitude du testomètre

Il-2 Sturmovik se détache facilement de la conccurence. Tout d'abord, le conccurent le plus proche a près de 1 an. Secundo, ce dernier n'était qu'un jeu moyen puisqu'il n'apportait pas de réelle innovation, mais rien qu'un peu de sang neuf. Enfin, Il-2 recèle lui-même de qualités qui lui sont popres sans pour autant avoir de défauts. Oui, aucun gros défaut (à part une terrible incompatibilité sur les Athlon 550i+ Radeon 7300, mais comme cette config' n'existe pas, ça règle le problème...). Le jeu est fabuleux au niveau de la technique, du rendu, du moteur physique, du réalisme (radio, radar d'époque, circulation aérienne...) de la durée de vie (missions variées et nombreuses, mode multi à 32, éditeur et générateur de scénar, site internet...). En gros, ce jeu est une tuerie. A voir maintenant si vous êtes dans votre période "j'ai envie de m'investir dans un jeu sérieux", si vous avez du temps de libre (et si les MMORPG ne vous intéressent pas dans ce cas là), et enfin, si vous aimez les simu de combat russes. Jean-Claude et Marcel-Marc, courez donc l'acheter !!!

Article rédigé par Rick28 , le

Tout est déjà dit dans ce test !

Points positifs

  • En fait, les Russes ont vraiment existé
  • La nouvelle référence du simu de combat
  • Le moteur 3D & physique
  • L'immersion complète
  • Rien n'est oublié

Points négatifs

  • L'esprit d'équipe n'est pas très poussé
  • Le lag sur Internet, forcément

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