Test : Disciples Gold

Disciples Gold - PC

Genre : Stratégie tour par tour

Date de sortie : En 2002

Genre
Stratégie tour par tour
Date de sortie
En 2002 - France
Développé par
Strategy First
Edité par
Strategy First
Disponible sur
PC
Site officiel
Site officiel

Les jeux commençant par un "D" sont souvent synonymes de daube (mot qui commence également par un "D", d'ailleurs), exemple : Dominions, Dragon Riders (deux "D" : un record), Waterloo (il n'y a pas de "D", mais il y a quatre lettres entre "W" et "Z", et c'est également le cas entre "A" et "D". Donc qu'en sera-t-il pour Disciples Gold (qui a deux "D" dans le nom) ?

 
 
Après cette petite introduction très philosophique qui doit faire pâlir Strategy First en ce moment (l'éditeur de Waterloo, quoi), passons au test proprement dit, mais avant, je dois vous mettre en garde. Le jeu est sorti en fin 99 aux USA et la deuxième version sort dans quelques jours là-bas. Pour nous autres, Français, il faut tout juste se contenter d'une version Gold du premier opus, qui n'apporte que quelques améliorations mineures. Cependant, pour connaître les améliorations mineures, il faudrait peut-être avoir joué à la première version, chose que je n'ai pas faite, donc pour moi, le mot "gold" ne sert à rien. Ah oui, au fait, le jeu coûte environ 30 € en France.
Au fait, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais je me suis trahi : comme le dit Rick28, les mauvais jeux font les bons tests, or, jusqu'ici, le test a l'air d'un classicisme déprimant, donc on ne peut que s'attendre qu'à un jeu potable, voire correct, voire même excellent (euh, n'exagérons rien quand même, inutile de s'emballer, car les tests de F1 2001 et Giants étaient bons et pourtant, le jeu était bon, lui aussi).
 

Deux "D" dans le nom, ça donne quoi ?

Remarquez que ma philosophie était mauvaise, car il y a beaucoup de jeux commençant par "D", ne serait-ce que sur la page des tests de HardGamers (juste les jeux commençant en "D"). Allez, on pioche au hasard : Daikatana, Dave Mirra Freestyle BMX, Delta Force 2, Die Hard Trilogy 2 : Viva Las Vegas, Dogs of War, Driver et Ducati World Racing Championship, et on pioche aussi Darkstone, Deus Ex, Desperados et Diabo 2. Vous aurez compris que le premier "tas" correspond aux bons jeux (ceux qui confirment ma théorie) et le second les exceptions qui confirment la règle, même si les exceptions sont presque aussi nombreuses que les jeux réglementaires. Je sais, je sais, je tourne autour du pot, je devrais écrire mon test, mais c'est difficile de travailler quand on écoute de la musique techno à fond ! Ok, j'éteinds Winamp et je reviens.
 

Winamp a planté ! Ben comme ça, j'aurais pas à le quitter moi-même.

Bon ok, je n'arrête pas de raconter des conneries depuis tout à l'heure, parce que :
1- Je n'ai pas pu couper Winamp puisque je ne l'avais pas lancé.
2- Donc Winamp n'a plas pus pantler heu... il y a une inversion de "l" un peu partout.
Mine de rien, j'ai perdu de précieux caractères, alors je vais arrêter mes imbécilités. Disciples Gold est un jeu de stratégie au tour par tour comme Heroes of Might and Magic (HOMM en abrégé) et plus récemment Etherlords, oui, le jeu de stratégie mixant HOMM et Magic The Gathering. Ici, l'inspiration à HOMM est plus importante, car le jeu est pratiquement identique en de nombreux points. Vous contrôlez des héros que vous pouvez recruter dans vos villages et vous devrez leur assigner une armée puis les envoyer se balader sur la carte principale à la recherche d'or, de monstres à tuer et de villes à capturer. Ces derniers peuvent gagner de l'expérience, des niveaux et peuvent ramasser et utiliser diverses potions (attention, car le nombre d'unités par héros est limité et l'utilisation d'une potion implique que vous devrez mettre de côté un de vos soldats). Contrairement à HOMM où seul les héros (les vôtres et ceux de l'ordi) pouvaient se déplacer, les brigands (contrôlés par l'ordi, bien sûr) ne sont plus immobiles et parcourent la carte en quête de villes à piller et d'innocents à détrousser.
Au niveau de la gestion, vous devrez capturer des mines pour gagner des ressources et acheter des bâtiments pour construire de nouvelles unités encore plus puissantes. Au fur et à mesure que vous avancez sur la carte, les frontières de votre territoire évoluent. Oui, elles sont matérialisées sur la carte à l'aide d'une transformation physique du terrain sur lequel vous vous trouvez, et en fonction de votre camp (par exemple, les nécromanciens transforment la végétation en ronces et l'herbe en terre, pour d'autres races, cela amène la neige, etc.). Lorsqu'une mine est sous votre territoire, elle est en votre possession. Oui, il ne suffit plus d'envoyer un héros qui rafle bêtement toutes les mines, maintenant, il faut carrément s'installer, conquérir le terrain et à ce moment-là, la mine peut vous appartenir, pas avant !
 

Mais l'intégralité du produit ressemble à HOMM ?

Ben non, quand même. Le changement le plus évident réside lors des combats. A ce moment-là, le jeu est vachement plus simple à expliquer que Etherlords. Sur la carte principale, vous pouvez choisir d'affronter des ennemis. Une fois que votre choix est fait, vous arrivez sur un autre écran : le combat lui-même. Pour vous situer, c'est la même chose que dans Ethelords et HOMM. Et là, chaque unité se bat au tour par tour comme HOMM. La différence réside dans le fait que vous ne pouvez pas bouger vos unités (elles restent immobiles) et que la position de vos unités est primordiale. Etant donné que vos unités ne peuvent pas se mouvoir, il est nécessaire de placer les unités de corps à corps sur la ligne la plus proche de l'adversaire et les unités qui se battent à distance ou qui lancent des sorts sur la ligne la plus reculée. Ainsi, elles seront protégées et pourront toujours attaquer. Si vous faites l'inverse, vos archers se feront réduire en deux tours et vos unités de corps à corps ne pourront pas se battre, vu qu'elles seront gênées par les archers.
Je sais vous devez vous dire : "Mais qu'est-ce qu'il raconte avec ses histoires de lignes ?". En fait, lorsque vous achetez des unités (ou que vous accédez à l'écran de gestion du héros), vous avez la possibilité de faire afficher la liste des unités et leur position : en bas de l'écran, il s'agit des unités les plus proches de l'ennemi lors des combats et en haut les unités les plus éloignées. Vous pouvez changer la position d'une de vos unités à l'aide d'un simple Drag & Drop (vous savez, lorsque vous cliquez sur un truc, que vous laissez le bouton de la souris enfoncé et que vous relâchez plus, c'est ça un Drag & Drop). Je sais, vous n'avez toujours rien compris, mais là, je n'y peux rien si votre cerveau n'est pas capable de comprendre les mécanismes d'un simple jeu ! Ok, j'avoue, j'explique très mal et puis j'ai l'art de rendre les choses simples très compliquées (cf. le Drag & Drop). Et moi qui disait que c'était plus facile à expliquer qu'Etherlords...

Mais c'est pas tout ça...

Oui, il faudrait peut-être que j'abrège, parce que vous devriez avoir les yeux pétés maintenant, à fixer cet écran pour lire des ragots ou des choses incompréhensibles.
Passons donc aux faiblesses de Disciples Gold. La plus évidente concerne bien évidemment le graphisme, c'était inéluctable, vu que le jeu est sorti vers la fin 99 aux USA. Oh, ce n'est pas si terrible que ça et ce petit désagrément n'est que fugace car l'intérêt du jeu prend rapidement le dessus, mais c'est quand même dommage, quand on sait que Disciples 2 est en 3D et que Etherlords l'est aussi, d'ailleurs, mais sachez que ce ne sera pas le cas de Heroes of Might and Magic 4, qui reste en 2D, certes, mais en 2D très soignée et moderne, style 2002.
La deuxième faiblesse, ce sont les combats (vous savez, le paragraphe que vous n'avez pas compris), car c'est bien gentil cette histoire de positions, mais il ne faut pas se leurrer : ça ne vaut pas le bon vieux principe du "on fonce sur l'ennemi et on lui tape dessus, et on esquive si besoin est".
A part ces deux petits défauts, le reste du jeu est convenable, mais c'est quand même embêtant une mauvaise partie combat pour un jeu dont la moitié de l'intérêt est concentrée là-dedans. Merci d'avoir lu ce test et je vous invite à lire mon joli paragraphe intitulé "En deux mots", qui conclue admirablement cette prose.

Article rédigé par Monsieur Tomate , le

Un jeu assez sympathique, même s'il n'est en rien révolutionnaire. Au début, on est choqués par le graphisme et les combats décevants, mais ensuite, on arrive à s'y intéresser sans trop faire attention à ces détails. C'est juste dommage qu'il soit sorti si tard...

Points positifs

  • Ca ressemble vraiment à Heroes
  • Pas cher
  • Les combats sont originaux...

Points négatifs

  • ... mais rapidement lassants
  • Graphismes
  • Heroes 4 sort bientôt

A propos de l'auteur

Monsieur Tomate

Monsieur Tomate

32 ans | Grand gourou

Depuis la fondation de GameHope en septembre 1999 sous le nom de HardGamers, le taulier du coin n'a cessé d'abuser de son fouet pour faire régner la terreur parmi son équipe. Ingénieur en informatique le jour, tyran impitoyable sur GameHope la nuit, on ne l'arrête jamais et gare à vos fesses si vous vous trouvez au travers de sa route lorsqu'il a en tête un énième plan diabolique, vous risqueriez de boîter le lendemain...

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