Test : Giants Citizen Kabuto

Giants Citizen Kabuto - PC

Genre : Shoot

Date de sortie : Janvier 2001

Genre
Shoot
Date de sortie
Janvier 2001 - France
Développé par
Planet Moon
Edité par
Interplay Entertainment
Disponible sur
PC
Site officiel
Site officiel

On l'attendait depuis un moment, mais voici enfin le test (très) en retard de Giants, le jeu qui a fait tant de bruit lors de sa sortie.

 
 
On pourra dire que ce test de Giants se sera fait attendre... En effet, le jeu est sorti depuis quelques mois et le test arrive enfin ! Oui, c'est un peu à l'image du jeu en question, qui a déjà été maintes fois retardé. Mais passons au test de Giants, inutile de vous faire attendre.
 

Un scénario riche en rebondissements

Le scénario de Giants n'est pas d'une originalité époustouflante, mais il a le mérite d'être très bien construit et de maintenir le joueur en haleine jusqu'à la fin du jeu, sans aucun répis, même si la campagne avec les Meccaryns est la plus intéressante à mon goût. N'allez pas imaginer que le reste du jeu est nul, mais plutôt que l'effet de surprise s'est quelque peu dissipé, surtout avec Kabuto. Ouh là, mais j'y pense, vous ne devez rien comprendre à ce que je raconte puisque j'ai oublié de vous raconter l'histoire.
 

Et le scénario dans tout ça ?

Lorsque le jeu débute, vous incarnez un Meccaryn, un type ayant un visage digne des meilleurs dessins animés, égaré sur une planète inconnue répondant au nom de Island (les développeurs ne se sont pas fatigués pour trouver ce nom, d'autant plus que la planète est constituée d'une multitude d'îles) et essaiera de retrouver ses compagnons. Seulement, les choses se compliquent et vous allez être mêlé à un conflit opposant les trois races en présence sur cette planète. Il y a les Smarties, de petits êtres sans défense, qui vous serviront de ressource pour construire des bases, victimes de la méchanceté des Sea Reapers et de Kabuto. Ensuite, il y a les Sea Reapers, appelé Marines en français (rien à voir avec les soldats américains que l'on peut rencontrer notamment dans Half-Life), ce sont des sirènes qui ont créé un géant, Kabuto, qui aurait dû protéger ses créatrices mais qui s'est quelque peu révolté. D'ailleurs, vous incarnerez une de ces sirènes, Delphi, qui n'est pas en accord avec ses compatriotes. Enfin, il y a donc Kabuto, le géant, qui détruit tout sur son passage et qui a un appétit vingt fois supérieur au plus affamé des sumos.
La campagne de Giants est donc originale puisque vous incarnerez tour à tour les Meccaryns, Delphi et Kabuto. Chaque campagne relance un peu l'intérêt du jeu car Giants mêle habilement plusieurs genres. Il y a tout d'abord l'action, avec les Meccaryns et surtout Kabuto, mais aussi de la stratégie avec la construction de base, ce qui constitue quelques missions avec Delphi et une mission avec les Meccaryns. Enfin, il y a aussi la... course sur des Reaper-ski. Vous devrez même effectuer une espèce de championnat qu'il faudra gagner pour continuer le jeu. En plus, la partie course est très réussie et la maniabilité des bolides est remarquable et digne d'un jeu de course classique.
 

Giants Casino

Avec cet intertitre, je viens d'illustrer en deux mots l'humour de Giants. Au fil des très nombreuses cinématiques que comporte le jeu, vous aurez droit à de nombreux jeux de mots ("quand va l'autruche à l'eau", par exemple), vous rencontrerez des personnages bizarres (comme ce pseudo-samouraï qui imite plusieurs accents) et vous serez confrontés à des situations originales. Le vocabulaire de Giants n'est pas du tout littéraire, notamment quand la mère de Delphi dit hum... non finalement, je vous laisse découvrir tout ça... Imaginez un peu l'humour des deux MDK, c'est à peu près dans le même style, mais en pire encore ! Je terminerai ce paragraphe en vous disant que le jeu comporte 15 chat pitres (bon ok, j'arrête les blagues Carambar), ce qui représente 25 à 30 heures de jeu, donc de rigolade pour le joueur confirmé.
 

Giants vert

Dès le lancement de Giants, on s'aperçoit qu'on a affaire à un jeu très ambitieux. Le menu est sobre, la musique est douce, les graphismes sont magnifiques, l'île qui s'affiche à l'écran est de tout beauté. Oui, Giants est beau. D'ailleurs, tout le jeu bénéficie vraiment d'un graphisme spectaculaire, c'est un peu du Sacrifice, mais c'est un style original, un style cartoon très coloré avec une palette de couleurs vives. Le jeu se déroule exclusivement en extérieur, ce qui donne lieu à des paysages vraiment exceptionnels et on a du mal à trouver des angles droits et des raccords de texture. Les monstres et les personnages sont également magnifiques. Delphi bouge les lèvres quand elle parle, la modélisation est presque digne d'une image de synthèse. Kabuto possède des textures avec du bump-mapping partout et sa taille gigantesque est impressionnante. On peut qualifier le graphisme de Giants d'un seul mot : impressionnant. Par contre, le jeu est moins détaillé que Sacrifice, mais le jeu de Planet Moon comporte davantage d'animations, comme les arbres qui bougent avec le vent et l'eau est très réussie. Bien sûr, tout cela a un prix puisque la fluidité n'est pas au top sur des machines moyennes (comme sur des 400) et même sur un 800, le jeu aura quelques petites saccades quand il y a beaucoup de monde à l'écran, mais c'est tellement beau...
En ce qui concerne le son, les voix sont pour une fois très bien réalisées dans la version française et le jeu n'est pas du tout dénué de jeux de mots comme je vous l'ai déjà dit tout à l'heure. La musique, quant à elle, est également du même cru : elle est réussie et on se croirait dans un film !
 

Un jeu Giants !

Vous l'aurez compris : Giants est un jeu très réussi, mais n'allez pas imaginer qu'il est parfait, car vous auriez tout faux. Même s'il n'y a pas de gros problèmes dans Giants, il y a quand même quelques petits soucis. Tout d'abord, on ne peut pas sauvegarder pendant une mission. Les missions sont généralement courtes et avec les Meccaryns ou Kabuto ça ne pose pas de problème. Quand on doit construire une base, si vous mourrez, vous réapparaissez dans votre base (vos bâtiments sont conservés), mais vous perdez toute la nourriture et les Smarties, donc vous devrez rechercher toutes vos ressources. En plus, on peut mourrir très facilement : une seconde d'inattentation et vous pouvez vous faire bombarder par des Marines et c'est fini, vos heures de jeu sont réduites à néant.
Le second défaut concerne les constructions de bases : ces dernières sont très longues à terminer car il faut chercher des Smarties dissimulés un peu partout sur la carte et faire des aller-retours incessants pour chercher la nourriture afin de bâtir votre base. Idem en ce qui concerne les bâtiments dont vous pouvez choisir l'emplacement (comme les boutiques ou les tourelles, le reste de la base ne peut pas être construit n'importe où). A part ces deux défauts, on peut regretter que les possesseurs de petites machines ne puissent pas profiter de Giants. Allez, un dernier défaut pour la route : la fin de Giants est un peu décevante par rapport à ce qu'on a pu vivre comme émotions tout au long du jeu. Je sais, je chipote à mort, alors je vais vous laisser... acheter Giants bien sûr.
 

Article rédigé par Monsieur Tomate , le

Giants est un jeu impressionnant qui vous étonnera en de nombreux points : graphisme, intérêt, humour : tout est réuni pour vous faire passer d'agréables moments. C'est un peu dommage qu'on n'ait pas eu quelques niveaux supplémentaires et qu'on ne puisse pas sauvegarder pendant les missions.

Points positifs

  • Graphisme
  • Intérêt des campagnes
  • Humour

Points négatifs

  • Pas de sauvegarde
  • Nécessite une bonne machine
  • Lenteur des niveaux stratégiques

A propos de l'auteur

Monsieur Tomate

Monsieur Tomate

31 ans | Grand gourou

Depuis la fondation de GameHope en septembre 1999 sous le nom de HardGamers, le taulier du coin n'a cessé d'abuser de son fouet pour faire régner la terreur parmi son équipe. Ingénieur en informatique le jour, tyran impitoyable sur GameHope la nuit, on ne l'arrête jamais et gare à vos fesses si vous vous trouvez au travers de sa route lorsqu'il a en tête un énième plan diabolique, vous risqueriez de boîter le lendemain...

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