Test : Independance War 2 : Edge of Chaos

Independance War 2 : Edge of Chaos - PC

Genre : Simu spatiale néo-gothique

Date de sortie : En 2001

Genre
Simu spatiale néo-gothique
Date de sortie
En 2001 - France
Disponible sur
PC
Parfois appelé
i-war 2

Alors que Freelancer, jeu que l'on attendait pour sa liberté d'action style Elite, a vu ses objectifs être revu à la baisse suite au rachat de Digital Anvil par Microsoft, I-War 2 : Edge of Chaos débarque sur nos écrans.

 
 
Attention, malgré un nom barbare, il s'agit d'une petite revolution que l'on attendait maintenant depuis qu'Elite avait pris le large.
Alors que X-Wing avait définitivement fait sombrer le genre dans un style de shoot inter-galactique, quelques petits irréductibles croyaient encore à un renaissance de ces jeux où le mitraillage d'escradrons ennemis ne deviendrait plus qu'un bouche-trou. Voici venu le messie qui réveille nos envies de liberté, de commerce, de vols de convoi, de sauveur ou de grand méchant pillant la veuve et l'orphelin. Tout un programme, et pourtant, il ne s'agit que d'une ébauche.
 

Une entrée remarquée

Vous commencer à douze ans, vous voyez, déjà c'est super original. Bon, d'accord, en fait le type qui a tué votre père (ça aussi c'est super original), arrive à vous mettre en taule, et vous ne pourrez donc pas faire grand chose durant votre adolescence. Avouez tout de même que c'est une bien belle manière de vous faire passer un léger tutorial. Au programme, course à travers des anneaux façon Elite (principe repris par la suite dans X-Wing Alliance et Tachyon the Fringe, sans compter Starlancer, etc.), et tir de droïdes habituels. On n'est pas encore trop paumé, c'est après que ça se gatte. Une quinzaine d'années plus tard, vous voilà de retour dans votre bonne vieille galaxie. Ah oui, en fait, vous vous êtes évadé, point à souligner étant donné que vos potes de cellule vous ont suivis dans votre petite escapade (c'est vous qui aviez le jeu de carte, leur seule raison de vivre). Vous voilà donc ressuscité d'entre les morts avec une envie bien particulière : pisser. Ah oui, vous aimeriez vous venger aussi, mais bon, la vie étant une question de priorité, préferez pisser en premier.
 

La campagne et la liberté d'action

Quatre actes vous seront présentés, accompagnés de très belles vidéos de qualité. Vos petits potes vous suivront jusqu'au bout, et vous n'aurez donc pas à recruter du personnel pour le balayage des chiottes. Les missions sont très scriptées, voire assez difficiles à partir d'un moment, et l'impossibilité de sauvegarder en dehors du QG ne facilite pas le boulot. Augmentation artificielle de la durée de vie ? Elle est bien bonne... Le jeu est dur, et les missions longues, mais le plus surprenants est certainement tout ce qui cohabite autour. Dejà, les décors ne sont pas vides avec juste le cargo à detruire au milieu entouré de chasseurs ennemis. Ici, vous enclenchez la vitesse lumière, visez une étoile en bump-mapping, et vous vous retrouvez avec tout l'écran emplit de lumière gazeuse, avec une coque fondue à 75%. Rien que pour ça, il faut essayer le jeu. Mais si le titre est vaste dans les extérieurs modelisés, autant utiliser au maximum ce potentiel, qu'ils se sont dit, les développeurs. Enfin, ce sont sûrement des relevés de sats qui leur ont donné ces idées parce que eux... enfin... reprenons. Utiliser l'espace, c'est vaste, alors ils y ont mis tout ce qui leur passait par la tête. Pelle-mêle, notez, les vaisseaux cargo que vous trouverez au beau milieu de nul part, les appels SOS venant de vaisseaux à la dérive, les patrouilles militaires que vous devrez à tout prix éviter (heureusement, votre ordi central vous indique les lieux sous surveillance), des planètes, météorites, bases spatailes à gogo, des clans pirates adverses, des grille-pain, des chaussettes, du Canard WC, des marchés de viasseaux, des transports de fonds. Je vous rappelle que vous jouez en gros le rôle du gentil pirate, par conséquent, vous vous ferez une joie de voler, piller tout ce que vous trouver bon à prendre, pour tout rendonner aux familles pauvres habitant Centauri 543. Enfin une partie. Allez, un peu plus quand même, radinez pas. Apparemment, vous êtes une cause perdue, vous. Le jeu est tellement vaste de trouvailles, que toute personne un peu savante, lâchera rapidement le scénario pour se lancer à la découverte de nouveaux horizons. Quel panard de pouvoir à nouveau déambuler à travers un monde vivant et réaliste. C'est déjà le pied, alors que j'ai à peine évoqué la moitié du jeu.
 

Votre vaisseau

Ici, vous lâcherez rapidement le petit chasseur. Les combats à la mitrailleuse c'est bien gentil, mais on en a assez bouffé. Passons maintenant aux choses sérieuses, et si vous possédez des hommes d'équipage, ces derniers commencent à en avoir marre d'être remunérés le SMIC pour passer la serpillère pendant que vous vous éclatez à tirer du canard. Achetez rapidement un autre vaisseau, et, à la manière d'un B-17, placez vos hommes selon leurs aptitudes aux postes clé. Plus de vingt vaisseaux apparaîtront au fil du jeu, avec d'un à 400 hommes d'équipage. Enfin, les plus gros ne sont pas véritablement dans vos moyens, mais ça fait toujours réver. Si aucun vaisseau ne vous convient, allez dans les galeries marchandes, demandez à faire du troc, rapportez ce que l'on vous demande, et vous pourrez ainsi avoir un plan d'appareil si vous le désirez, vous pourrez ausi demander des crédits, voire des prothèses dentaire si vous avez glissé dans votre salle de bain virtuelle (je vous comprends). De quoi faire des heureux. Bon, le vaisseau acheté, et votre photo placardée sur les 2/3 de la coque (modestie ?), vous voilà prêt à pourfendre les flôts. Suivez si vous le souhaitez les missions assignées, sinon, vols de cargaisons, pillage en règle, tout ce dont vous avez toujours rêvé sera maintenant à votre disposition, il suffit d'y mettre le prix. Venons en maintenant à l'interface du vaisseau, et à votre rôle de commandant. Les dogfights qui faisaient fureur dans les livres d'école ne seront bientôt plus de votre âge, et des tourelles mitrailleuses iront bien vite se loger dans les emplacements adéquats. Pilotées par Az et Lori, elles vous permettront de vous décharger de pas mal de boulot pour vous concentrer plus profondément sur votre rôle de gestionnaire. Les commandes ont été créées de façon à être parfaitement adaptable au joystick, et même si certains aspects sont limités par le faible nombre de boutons, vous pourrez donner des ordres aux tourelles, séléctionner des cibles prioritaires, réparer les moteurs et gérer bouclier, vitesse, munitions (lasers, missiles, leures), etc. A noter tout de même que le HUD qui affiche toutes ces infos à la bonne idée de venir se caser en surrimpression sur l'écran de combat, et on continue à livrer bataille tout en choisissant la pizzeria ou l'équipe s'arrêtera le soir, c'est un peu bordélique. En revanche, les tirs feront pêter le canal de vision, et les info grésilleront, le HUD ira jusqu'à zigzaguer lors des chocs importants. Du meilleur effet, à tester obligatoirement devant sa petite soeur pour voir si oui ou non, ça fait vraiment gerber (d'après de récentes rumeurs).
 

Le moteur graphique

C'est lui le plus beau ! Enfin, depuis Freespace 2, les ameliorations se comptent au compte goutte, mais là le nombre de détails est hallucinant. Allez en vue à la "troisième personne" et admirez les pots d'échappement. D'accord, les gaz violet et orange, ça, on nous a déjà fait le coup quinze fois, mais en zoomant, vous verrez la petite tuyauterie d'à peine deux centimètres de diamètre qui va des réserves aux sorties de gaz. Je n'y connais rien en matière de vaisseaux et la petite tuyauterie, comme j'aime à l'appeler, n'est peut-être que le tout à l'égout de l'embarcation, mais avouez que ça rigole moins après, et on s'empresse de racheter un autre I-War 2 pour voir si c'était pas un bug de fabrication. La profondeur de champ, j'en avais déjà parlé lorsque j'expliquais que les soleils étaient bien réels, sachez seulement que rien n'est faux, et que même les voies lactées que vous verrez au loin seront lieu de tas de nouvelles rencontres. La galaxie en format CD de 3 grammes, bon rendement, on a ici le meilleur compresseur loin devant Winzip & Power Archiver. A noter encore le détail des textures (sur les cargos de 4 km, ou les stations orbitales que l'on s'amuse à éviter en rase-motte style Star Wars, la bataille finale), et le rendu final qui, à l'aide d'une palette criarde, nette et réaliste à la fois, permet d'errer des heures sans voir le temps intergalactique se dérouler. Quand on dit que le temps se déroule moins vite dans l'espace, on comprend mieux, pour une fois, ce que veulent expliquer les scientifiques.
 

Au final

I-War 2 est un excellent titre. Ce que j'ai vu dans les magazines, les "c'est trop dur" et autre "c'est balèze" vont drolement faire baisser les ventes (la difficulté, c'est une contrainte qui éloigne souvent le joueur de l'achat). En fait, à coeur vaillant, rien d'impossible, et la campagne étant totalement extériorisée, dès que le stress monte trop fort, prenez le large, et partez à la recherche de l'amour de votre vie à travers les galaxies. On attendait tous Freelancer pour cet aspect de liberté, I-War 2 prend la place de ce titre, et ce, sans prévenir (aucune pub ne parle de cette richesse de l'univers). Ce titre n'est pas le top du combat spatial car il n'exerce pas dans la même genre. Il est l'unique titre à être passé dans la catégorie supérieure, et mérite vraiment son appellation de jeu mythique.
 

Article rédigé par Rick28 , le

Independance War 2 est un simulateur de combats spatiaux aux graphismes magnifiques et qui vous accordera une très grande liberté. Vraiment un très bon jeu.

Points positifs

  • Moteur pharaonique
  • Enfin la possibilité de partir vers l'inconnu, à l'instar d'Elite
  • Les hommes d'équipage
  • Les scripts
  • La large présence de vie dans l'espace

Points négatifs

  • Parfois un petit peu dur... mais si peu !
  • Le scénario pincipal... niais

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