Test : BloodRayne 2

BloodRayne 2 - PC

Genre : Action/Horreur

Date de sortie : Février 2006

Genre
Action/Horreur
Date de sortie
Février 2006 - France
Développé par
Terminal Reality
Edité par
Majesco Sales
Disponible sur
PC, PS2, Xbox
Site officiel
Site officiel

Les vampires, c’est génial. Ca dégage un putain de charisme à chaque fois que ça nous passe devant les yeux ! Remarquez, mieux vaut que ça vous passe devant les yeux plutôt que derrière les oreilles. Mais de toute manière le vampire ici…c’est vous.

 
 
« La » vampire en l’occurrence, puisque c’est la dénommée Rayne que vous allez incarner. Une sacrée nana celle-ci. Elle est rousse mais belle, a les dents blanches mais pointues, et c’est une tueuse malgré qu’elle soit l'héroïne. Oh je sais, Hitman aussi c’est un héros. Mais lui au moins butait avec une certaine classe.
 

Elle sait faire la cuisine.

Non parce que elle, lorsqu’elle tue, elle fait ça de manière un peu plus…brutale dirons-nous. En effet, armée de deux grosses lames de 40 cm chacune qu’elle équipe à la manière de deux tonfas, elle peut en un clin d’œil découper ses ennemis, souvent en surnombre, avec une facilité déconcertante. On taillade la viande en trois clics de souris, ou plus si affinité. Le gibier ainsi chassé meurt dans d’atroces souffrances comme nous le font remarquer leurs hurlements de douleurs préliminaires. Bien sûr, tout cela est accompagné par des gerbes de sang qui coulent à souhait et qui nous renseignent bien sur le fait que nos profs de bio étaient des menteurs : le corps humain possède bien plus de cinq litres de sang.
Rayne possède à son actif plusieurs méthodes pour mettre en pièces ses victimes. On l’a vu, ses deux grosses lames sont déjà diablement efficaces, mais s’il ne fallait compter que sur elles, je ne vous raconte pas la répétitivité de l’action que ça aurait été. Pour remédier à cela, les développeurs ont eu la bonne idée de rajouter trois autres astuces que l’on pourra plus ou moins combiner. La première, toute simple, est le coup de pied. Il serait sans doute complètement délaissé s’il n’avait pas une utilité majeure. Dans BloodRayne 2, non seulement il a un côté assez violent et donc bien dans le ton du jeu, mais il a surtout le devoir bien à lui de désarmer vos adversaires de leur bâton/épée/pied de biche/gouttière/d’autre trucs qui se tient à deux mains. Evidemment, ce discret petit combo, à tort de ne pas pousser le système plus loin, rend tout de même les affrontements un peu plus intéressants. Une autre touche du clavier permet de se servir de son grappin pour faire un peu ce que vous voulez de votre adversaire. Effectivement, une fois que vous avez accrochez votre ennemi, libre à vous de le projeter à votre droite, gauche, vers vous ou en arrière. Quelques scripts se rajoutent à cela afin que vous puissiez aisément les projeter vers une fenêtre, une cheminée allumée, une lance d’une statue ou encore un gros ventilo d’aération. Toujours très violent, mais sacrément défoulant. Enfin viennent les guns, dont les munitions sont purement et simplement des pieux, mais que les programmeurs ont eu le culot de les rendre quasi inefficaces contre vos ennemis. Quant à assumer la surpuissance de vos lames, autant pousser le principe jusqu’au bout sur toutes les armes ! C’est dommage, car du coup, c’est l’arme dont on se sert le moins, bien que ça reste stylé de combiner grappin et gun, à défaut d’être vraiment efficace.
 

Et en plus, elle suce.

Mais en réalité, le côté vraiment attrayant de BloodRayne 2, c’est ce côté vampirique qu’incarne l’héroïne. Ici, l’idée n’est évidemment pas de chasser sa proie discrètement à la manière d’un Blood Omen 2, mais d’utiliser ses capacités surhumaines. Ainsi, sauter au cou de l’adversaire pour le lui sucer si sensuellement afin de se régénérer (diablement efficace) constitue un seul échantillon des autres possibilités. Rayne est en effet capable de ralentir le temps (comment ça du déjà vu ?), d’activer une vue dans le genre « prédateur » pour mieux repérer les ennemis et devinez instinctivement le chemin à suivre, et puis aussi se foutre dans une transe vampirique pour buter « encore plus » efficacement les déjà trop faibles PNJ (d’ailleurs, gardez cette compétence pour les boss). A rajouter la certaine classe que possède notre belle rousse pour empaler ses adversaires ou les décapiter, pour marcher sur les rampes d’escalier ou slidez dessus vos épées à l’horizontale, ou encore à exercer quelques acrobaties à la manière du Prince de Perse à qui elle n’a presque rien à envier (bon si, mais c’est déjà pas mal ce qu’elle fait, vraiment). Et je tiens à souligner le caractère assez fun du ralenti, puisqu’il est poussé à son paroxysme : les ennemis sont désormais tellement lents qu’on a le temps de les jeter en l’air, de sucer un de ses camarades (oh la cochonne !), de le rejoindre en hauteur pour le trancher (premier coup), de retomber, anticiper l’endroit de sa chute, et le retrancher (deuxième coup) avant que celle-ci ait lieu. J’ai trouvé ça génial.
 

Comme plein de filles quoi !

Mais malgré tout le plaisir auquel j’ai pu goûter pendant mes premières heures de jeu, il faut quand même avouer que, déjà, on ne peut éviter un côté forcément répétitif bien qu’on sente les efforts des développeurs à varier les possibilités. Ensuite, BloodRayne 2 n’a que son côté vampire pour se démarquer des autres beat'em-all et se procurer sa propre identité. Oh certes il y arrive, on ne retrouve nulle part cette possibilité d’incarner une vampire rousse aussi violente, mais force est d’avouer que le gameplay n’a rien d’extraordinaire par rapport à la concurrence et qu’il n’est pas exempt de lacunes (combats parfois confus). Mais il lui manque, il faut le constater, un level design plus varié, plus travaillé, et une gestion du perso encore plus intuitive pour mieux jouir de l’action et être sûr de bien comprendre pourquoi telles manœuvres concluent bien sur tels résultats.
 

Article rédigé par Tatane , le

Au final, ce BloodRayne 2, on s’en lasse relativement vite. Tout plein de super bonnes idées sont récompensées par un début de partie fichtrement jouissif. Mais les niveaux s’enchaînent assez fadement, dû à un level design rarement inspiré et à l’absence des combos qui n’évoluent pas (ou peu), pour relancer l’intérêt des bastons. Dommage.

Points positifs

  • Violent
  • Sanglant
  • Fun au début

Points négatifs

  • Répétitif
  • Level design peu inspiré
  • On fait vite le tour des combos

Commentaires