Preview : The Longest Journey : Dreamfall

The Longest Journey : Dreamfall - PC

Genre : Aventure/Point & Clic

Date de sortie : Mai 2006

Genre
Aventure/Point & Clic
Date de sortie
Mai 2006 - France
Développé par
Funcom
Edité par
Micro Application
Disponible sur
PC, Xbox
Site officiel
Site officiel

Une petite invitation à découvrir Dreamfall en compagnie de Jorgen Tharaldsen ne peut pas se refuser. Surtout lorsque l’on sait qu’en plus de pouvoir jouer pendant une petite heure avec le jeu on pourra se jeter quelques verres de vodka dans une ambiance glacée à moins dix degrés. Mais au-delà de cette sympathique invitation que reste-t-il du jeu une fois l’euphorie de quelques grammes d’alcool dans le sang passée, le jeu est-il aussi prometteur que le premier opus, The Longest Journey, le fût en 1999 ?

 
 
Tout commence donc par un petit show par son créateur, Jorgen Tharaldsen. Il nous présente rapidement les différents environnements ce qui donnera lieu d’ailleurs à une longue explication sur les différents décors que l’on pourra rencontrer. D’ailleurs, c’est aussi pour nous le moment de s’apercevoir que le jeu n’est pas encore terminé et qu’il y a encore quelques bugs d’affichage que les développeurs sont entrain de corriger. Dreamfall contrairement à son prédécesseur est entièrement en 3D avec une vue à la troisième personne. Les décors sont splendides et une très grande variété est proposée malgré une histoire qui ne se déroule que sur trois mondes. Le Vactrax par exemple, cette sorte de métro souterrain perché sur des aéroglisseurs est totalement bluffant. Les environnements en forêt laisse transparaître la moiteur d’une atmosphère surchargée en humidité. Bien sûr les habitués de la série retrouveront avec bonheur quelques lieux déjà bien connus comme le quartier de Venice à NewPort où travaillait la belle April, avec quelques rides supplémentaires mais qui lui donne un cachet que n’avait pas la première version. Un petit tour rapide sur différents tableaux pour nous montrer les trois héros du jeu Zoë, April et Kian ainsi que quelques PNJ. D’ailleurs au passage, le développeur nous annonce que plus de cent cinquante personnages interviendront dans l’aventure. Néanmoins, pour ce qui est d’en s’avoir plus sur le lien entre les trois protagonistes, il faudra attendre la sortie du jeu.
 

Un scénario toujours aussi mystérieux

Lors de cette présentation, il s’est surtout efforcé d’éviter un maximum de questions sur le scénario afin de préserver un maximum de surprises. En revanche, il s’est longuement attardé sur les possibilités du gameplay et sur les fameuses questions que tout le monde se pose depuis le dernier E3. Qu’est-ce donc que ce système de combat, quel est l’intérêt des phases d’infiltration ? Eh oui, le jeu étant à l’origine un véritable jeu d’aventure, le style ne nous avait jusqu’à présent jamais réservé ce type de gameplay. Jorgen a insité sur le fait que Dreamfall est et reste un jeu d’aventure, d’ailleurs pour ceux qui en doutaient les décors et l’atmosphère sont bien présents pour nous le rappeler. Les éléments tel que le combat ne sont là que pour apporter un peu de rupture dans le déroulement de l’action. Tout cela est très sympathique mais une fois le clavier en main, cela donne quoi !
 

Une heure pour un premier avis

Difficile de se prononcer définitivement sur les qualités ludiques d’un jeu après avoir jouer une petite heure sur les premiers lieux de l’aventure. Néanmoins, c’est déjà suffisant pour ce faire une première opinion. Bien sûr comme je vous le précisais au début le titre est encore en cours de développement et l’on ne s’attardera pas sur les quelques problèmes de caméras (très peu au demeurant) et les bugs graphiques pour s’attarder plus sur la prise en main. Alors ces combats, cela donne quoi ?

Jorgen a bien eu raison de nous préciser qu’il ne s’agissait pas de la transposition d’un Virtua Fighter. Il n’y a que deux possibilités de frappe : la première rapide et faible alors que la seconde est puissante mais plus lente. Une petite touche pour la parade et le tour est joué. Comme tout comme moi, vous ne faites certainement pas parti de la famille des poulpes, la souris ne vous sera d’aucune utilité lors des affrontements et tout se déroule au clavier. La première bonne surprise est que la caméra se place idéalement. La distance de frappe est assez tolérante pour ne pas devenir un casse tête car le clavier est tout de même une interface peu pratique pour ce type d’exercice. Par contre, il y a un vrai manque de vivacité. L’action est un peu lente et surtout plutôt répétitive. On peut toujours se satisfaire de la présence des combats surtout qu’il sera possible d’en éviter une très grande partie.
 

On se la joue Sam Fisher

Pour les phases d’infiltration, il sera beaucoup plus difficile de vous les présenter car dans mon avidité d’en voir le plus possible, j’ai préféré dépouiller une secrétaire un peu trop maquillée, un peu trop vindicative et certainement complètement bourré de DHEA. Un bon retourné dans les gencives et hop je saute sur l’ordinateur posé sur le bureau pour déverrouiller la porte suivante. Et là, je vois mon voisin avec un léger rictus affiché jetant sur moi le regard condescendant d’un esthète sur un barbare devant une statuette. Je venais de bouriner alors que la meilleure solution était d’entrer tranquillement dans une pièce et d’en ressortir sans qu’elle puisse avoir le temps de le faire avant nous. D’après ce jeune prétentieux enorgueilli de sa si belle démonstration de connaissance vidéoludique, je pris quelques informations sur le sentiment qu’il avait sur cette phase de jeu. Et là, l’esthète se fit moins percutant et ne put me dire uniquement un : « ouais c’est bof ». A vrai dire, je ne puis plus me prononcer, il faudra attendre le test définitif pour le faire.

Au rayon des très bonnes nouvelles, c’est le côté aventure qui est bien rendu avec un système très pratique pour repérer les éléments avec lesquels vous pourrez interagir. Un cône de vision accessible d’un simple clic droit apparaît et permet de balayer très vite l’environnement dans lequel vous évoluez. Fini le temps où l’on passait cinq minutes par tableau en balayant tous les recoins de la pièce minutieusement pour découvrir un rubis à côté d’une table de nuit dans une pièce sombre, tout est plus intuitif. Le système de dialogue est aussi très simplifié avec des réponses multiples mais assez courtes afin de ne pas passer des heures devant des dialogues qui n’en finissent plus. Les plus fans du point and click reprocheront certainement le parti pris de simplifier et d’accélérer ces phases qui sont souvent rebutantes pour les nouveaux venus. Néanmoins, la simplification ne veut pas dire que le scénario ne sera pas riche ou que la durée de vie ne sera pas au rendez-vous. Un testeur particulièrement en forme ayant réussi à finir le premier chapitre en moins d’une heure laisse présager tout de même d’une longévité pas forcément parmi les plus importantes de sa catégorie.
 

Article rédigé par kago , le

Dreamfall : The Longest Journey semble bien marcher sur les pas de son aîné et devrait nous présenter une réalisation d’excellente qualité une fois les problèmes graphiques résolus. Le traitement de la bande-son est d’ailleurs très bon pour ce que l’on a pu entendre que ce soit pour la partie musicale ou les dialogues. D’ailleurs, le jeu sera entièrement traduit en français et tous les dialogues sont interprétés par des acteurs francophones. Les développeurs ont même implanté un lipsynch du meilleur effet surtout que Zoë (héroïne principale) a même quelques regards qui trahissent ces sentiments en même temps que ces lèvres bougent.

Côté gameplay, l’aventure semble prenante et la prise en main est assez souple pour permettre au meilleur comme au débutant de s’amuser avec le jeu. Reste à voir sur la durée si cette très bonne première impression se confirme. Rendez-vous dans quelques semaines pour le verdict final.

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