Test : El Matador

El Matador - PC

Genre : Action 3ème personne

Date de sortie : 27 septembre 2006

Genre
Action 3ème personne
Date de sortie
27 septembre 2006 - France
Développé par
Plastic Reality
Edité par
Cenega
Disponible sur
PC
Site officiel
Site officiel

Dans le triste monde des TPS (Third Person Shooter) stylés, les vrais bons jeux qui nous ont marqués ne sont pas nombreux. Alors quand il y en a un, plutôt joli, attrayant et un minimum prometteur qui se pointe, on ne le boude pas.

 
 
L’histoire d’El Matador, elle est simple. Vous incarnez à la troisième personne Mr Corbet, un agent de la DEA envoyé en Colombie pour lutter contre les cartels de la drogue, aidé (bien que ce soit plutôt l’inverse) par les autorités locales, et juste après votre première mission vous serez surnommé El Matador, un peu prétentieux mais bon, on est dans le virtuel alors on n’ironise pas. Le héros lui, est un gros dur, avec une grosse voix virile et une gueule de pompier volontaire, il fume la clope, il est à mi-chemin entre Jack Carver (pour le physique) et Duke Nukem (pour la voix). Et comme tout héros, il ne parle pas, ou peu, il agit. Et pas n’importe comment, à la troisième pers… ok, vous avez compris.
 

Un Max Payne sauce curry

Tout commence par un tutorial si vous le souhaitez. Classique, vous apprendrez les mouvements puis le maniement des armes dans votre base secrète. Tutorial pas indispensable mais recommandé histoire de bien débuter l’aventure, en toute possession de vos moyens. Dès le début, de la première mission, dans un night-club, vous voyez vite à quel jeu vous avez affaire. C’est intense, ça tire de partout, c’est nerveux, bref : défoulant. Et comme il y a beaucoup d’ennemis, c’est parfois difficile de s’en sortir indemne. C’est pour ça que notre héros a un super pouvoir, super original dit en passant, il devient très rapide. En gros, il a le Bullet-Time-mais-faut-pas-le-dire-car-le-nom-est-breveté, la Max Payne attitude quoi. Il saute sur les côtés, en avant, au ralenti. Il peut tout faire au ralenti et tirer en même temps. C’est bien marrant, c’est stylé, mais il y a un truc auquel les développeurs n’ont pas pensé. La plupart du temps, on évolue dans de moyens ou grands espaces, des grandes pièces, etc. Hors le Bullet Time est pratique et efficace dans les endroits clos, restreints. Dans Max Payne, c’est bien utilisé, les grands espaces sont rares, et le Bullet Time est inutile dans ce cas, à savoir rarement. C’est dommage, on se retrouve la plupart du temps à s’accroupir, utiliser le clic droit pour viser et empiler les headshots, pour jouer au final plus stratégie qu’action.
 

Mais c’est qui Elma ?

Après ce jeu de mot douteux, passons à la suite du test.Comme il n’y a pas que le Bullet Time dans la vie, parlons donc du reste. Graphiquement c’est très agréable, attrayant, mais le framerate est carrément mauvais. Vous ferez face à de grosses séances de ramage intensif et de saccades régulières quand ce n’est pas le retour Windows bien frustrant. Prévoyez une config bien solide. Les missions sont moyennement longues, avec pour chacune d’entre elle un boss de fin. Marrant, certains ennemis et les boss ont une barre de vie qui descend au fur et à mesure que vous les touchez. Risible. D’ailleurs, ces combats face aux boss sont d’un sommaire flagrant. Ils sont résistants, ils visent juste, alors inutile de la jouer tactique. Armez vous de votre arme automatique la plus puissante, mettez-vous au ralenti et foncez-lui dessus, il fera pas long feu. L’ensemble du jeu est facile, il se termine rapidement, et la rejouabilité est incertaine. Cela dit, en général, après l’avoir fini, on préfèrera se faire un bon Max Payne avec un scénario bien noir et en béton qu’une imitation presque réussie.
Il y a des trucs sympas, ça occupe bien, les balles ricochent, c’est rigolo, c’est défoulant après une journée difficile, mais l’IA est à chier, surtout celle de vos coéquipiers, qui meurent très facilement, enfin, ils meurent normalement quoi, après quelques balles, contrairement aux ennemis très (trop ?) résistants. Les musiques sont énervantes, si vous les supportez, vous avez bien du courage, mais je m’en suis passé aisément.
 

Article rédigé par Robinsoldier , le

El Matador souffre d’une seule chose : son manque de finition. Il imite le grand, mais ne l’égale pas. Cela dit, il est agréable à jouer, se prend facilement en main, et vous défoulera le temps de le finir. Après, bah, on retourne à ses classiques. Une bonne alternative au final. Pour 40€ environ, on ne boude pas son plaisir.

Points positifs

  • Défoulant
  • Une bonne alternative
  • Ca change des FPS

Points négatifs

  • IA à chier
  • Mal optimisé
  • Bullet Time optionnel
  • Mal fini

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