Test : B17 Flying Fortress II : The Mighty 8th

B17 Flying Fortress II : The Mighty 8th - PC

Genre : Simulateur de combats aériens

Date de sortie : Décembre 2000

Genre
Simulateur de combats aériens
Date de sortie
Décembre 2000 - France
Développé par
Wayward Design
Edité par
MicroProse Software
Disponible sur
PC
Site officiel
Site officiel

B17 Flying Fortress, sorti en décembre 2000, est un simulateur de vol essayant de retranscrire le plus fidèlement possible le comportement d'un B17 pendant la seconde guerre mondiale...

 
 
Comme sur chaque site de jeux vidéo, y'a toujours un testeur qui est obligé de se taper les simulateurs de vol et autre add-on pour Flight Sim. Comble du bonheur, j'assume ce rôle avec coeur car je sers la science et c'est ma joie. D'habitude, quand le jeu est pas mal, voire bon, je m'esclaffe, je pousse de cris de joie, je feinte l'orgasme, tout ça pour que le type qui a acheté malencontreusement le jeu à 369 F puisse se dire "bon j'y capte rien, ce jeu me fait chier, mais apparrement il est bon, donc je me suis pas fait plumer". Voilà, mon rôle est de consoler les gens en fait, de leur dire que leur vie est terrible, et qu'is sont trop sympas. D'ailleurs, si vous avez lu jusqu'à cet endroit, vous devez être vachement intelligent, dîtes donc ! Vous voyez, ça se joue à rien. En fait, moi, je pose mes doigts sur les touches du clavier, mais j'ouvre même pas la bouche. Dès que le test fini, je reprends ma vie normale sans me préoccuper de vous. Si vous m'interpellez dans la rue, je vous rejète au loin croyant avoir affaire à un malade mental. Mais bon, c'est moi qui ait pioché la paille avec le bout rouge, donc c'est moi qui m'y colle. Ouaoww, j'avais pas vu, t'es beau comme un Dieu, mon salaud !!!
 

La date d'expiration du calvaire vient d'expirer

B-17 Flying Fortress est un jeu fabuleux. A l'inverse des Combat Flight Sim 2 et autres, vous ne vous contentez pas de gérer votre petit chasseur. Ici, on entre dans la cour des grands. Vous avez maintenant affaire au Flight Simulator 2000 Pro des simulateurs de combat. Dans un genre en pleine décrépitude depuis l'hibernation de DiD, dans un genre ou n'apparaissaient que des titres voulant montrer leur superiorité au niveau graphique, B-17 est sûrement la grande surprise de ce mois de décembre 2000 (NDRC : même si ce test a été écrit en août 2001). Voire du trimestre, quoique Black & White sort en mars (NDRC : 'fais pas semblant de ne pas savoir que Black and White est déjà sorti à l'heure où tu écris ces lignes :-)). A la tête d'un B-17, forteresse volante chargée de larguer bombes et paquets de Marshmallows grillés au feu de camp, vous serez seul maître à bord. Tellement balèze (parce que vous êtes balèze, si si, ne le niez pas, ça se voit dans vos coudes) que vous pourrez vous balader dans votre empire (25 mètres carré encombrés de boite de mécano, d'ogives nucléaires faisant trébucher, etc.) et prendre possession de chaque membre d'équipage. Huit en tout, avec pour chacun des rôles clés dans le contrôle de l'appareil. Mais commençons avec un petit paragraphe sur les campagnes pour bien présenter le jeu si tu le veux bien, toi le grand fort intelligent, oui toi, le modeste (oui, je suis encore dans mon rôle de consolateur, mais je sens que je vais me casser en avance du boulot, même si j'y perds ma paie).
 

Un paragraphe que je qualifierai "Les campagnes" à ton honneur!

Deux campagnes ultra dynamiques, des missions historiques à gogo, et dans le pire des cas, la possibilité de piloter les avions ennemis ou encore les chasseurs et autres engins volants que vous rencontrez, voilà de quoi garder ce jeu longtemps sur votre disque dur. Parlons pour l'instant des missions. Elles se résument le plus souvent à se déplacer jusqu'à un point précis du globe, et larguer les obus sur la bonne vieille ville de civils. Voici l'objectif de base, avec des dérivés du style "larguer sur une autre ville", "larguer à 18h et non pas à 18h30", "larguer encore sur une autre ville". Bon, ça va loin, mais l'intérêt n'est pas encore mentionné, il se situe autre part. En fait, tout comme Flight Sim, dont les missions consistent aussi à aller d'un départ à une arrivée, vous devrez ici effectuer l'integralité du vol pour arriver à votre objectif et, simulation exige, les bases ennemis ne se trouvent pas dans un périmètre voisin. Partant de France, vous devrez le plus souvent traverser la Manche bombarder des terres anglaises (vitesse de croisière : Mach 2), voire traverser l'Atlantique et saluer nos potes les americains (ou encore plus loin, d'ailleurs). Si vous êtes un type trop fort, vous pouvez toujours passer une dizaine d'heures à regarder défiler l'integralité de votre vol (enfin, ça c'est surtout pour les déficients mentaux, mais mon rôle de consolateur m'empêche de prononcer ce mot devant toi, qui en fait peut-être parti sans t'en rendre compte). Si vous êtes un type normalement constitué, enclenchez-la vitesse lumière, et l'ordinateur ne laissera que les éléments importants : décollage/aterissage, pannes débiles, attaques, problème de balle dans la tête chez un de vos pilote, etc. Une vraie simulation, on vous avez prévenu. Pour réduire le vide immense qui vous entoure, les développeurs ont eu la bonne idée d'inclure d'autres B-17 avec lesquels vous volerez en escadron (faîtes gaffe à pas les perdres de vue, sinon vous passerez un temps fou à les rejoindre), et des petits chasseurs comme couverture, comme défense, des boucliers humains en sorte (amusez-vous à tirer sur leur réserves d'essence pour tester leur réflexes).
 

Le modèle physique

Un très bon point, même si B-17 en possède vraiment beaucoup. Le moteur physique est vraiment bien foutu. Durant les combats, toute partie touchée volera en éclats, ira parfois jusqu'à enflammer l'arrière-train d'un avion, ou pire. Les chasseurs jarteront dans tous les sens, et chaque pièce étant parfaitement modélisée, vous aurez de petits plaisirs visuels du style "ma rafalle de mitrailleuse détruit l'aile d'un chasseur ennemi qui plonge vers le sol, tandis que son aile percute l'avant d'un chef d'escadrille ennemi". Des belles parties de bowling en perspective, mais ne comptez tout de même pas vous tirer de tout cela rien qu'à la chance. De la même façon, votre vaisseau n'est pas un jouet. "Putain mais t'as le sort des dernières nations gentilles entre tes mains ! Mais nan, tu comprends pas, c'est toi notre unique espoir euennhh!". Les tonneaux à répétition seront à éviter, car risquant de toucher d'autres appareils, ou de faire dégueuler Jean-Pierre, mon opérateur radio fétiche. A noter aussi, avant que j'oublie, que cette conformité au réalisme vous permettra d'assurer des atterissages spéctaculaires sur le ventre, avec poussières, explosions, etc. Là c'est sûr, il faudra évacuer Jean-Pierre en parachute avant de tenter ce genre de manoeuvre.
 

Vos p'tits gars

10 rôles à endosser, des tonnes de responsabilités. Tu vois que t'es utile à cette planète. Tu sais quoi ? C'est même la planète qui est indigne d'avoir ta confiance ! Bon d'accord, là, c'est qu'un jeu, mais c'est quand même vachement bien fait, non ? Les dix persos sont toujours en activité, et gérés en motion capture, vont jusqu'à se déplacer à travers le navire, enjambant les ogives précedemment nommées (et se cassant aussi la gueule, mais là, c'et moi qui ait mis un fil de pêche pour mettre un peu de gaité dans la naselle, mais Jean-Pierre n'a pas apprécié, et on a dû casser un des hublots pour qu'il puisse sortir sa tête). A noter que l'IA qui gère les autres perso se révèle vraiment bien foutue, et que vous aurez rarement des problèmes du style "hé, vous avez vu, on nous tire dessus ? 'Faudrait penser à lâcher la machine à café !".Pour chacun des postes, un jeu différent. C'est parti pour une description succinte, parce que je sais que tu n'auras aucun mal à comprendre :
Pilote/copilote : Deux persos identiques, mais permettant de contourner les problèmes du genre balle dans la tête. Si vous les séléctionnez, vous vous mettrez à contrôler le vaisseau, ou plutot la nacelle qui montrera au grand jour les extraordinaires infinis d'intelligence et de lucidité en période de guerre (snif).
Navigateur : Element essentiel pour ne pas se retrouver à larguer des obus sur son village natal. Il vous donne votre position, vous indique le cap à suivre pour être bien en ligne avec les autre vaisseaux, et va jusqu'à se réperer grâce aux villages vus sur le chemin si vous vous êtes un peu pommé. Une sorte de radar, ce qui n'existait pas à l'époque.
Operateur radio : Transmet tous les infos de vol aux autres avions. Il vous indique de la même manière les changements de position ou encore les waypoints de vos coéquipiers.
Bombardier/ Mitrailleuse avant : Une seule personne, qui dirige principalement la mitrailleuse avant, mais prendra le contrôle du bombardier dans la phase de pillonage.
Tourelle ventrale et mitrailleuses latérales : Des tireurs d'élite, qui reconnaissent les plus petits chasseurs à des distances considérables. Le bloc principal de tir.
Tourelle superieure/Ingénieur : Un seul type, là aussi. En tant qu'ingénieur, il notera le niveau d'essence et tous ces paramètres ayant rapport avec le vol dans n'importe quelle simulation. Dès le combat débuté, il s'empressera de sortir une tourelle supplémentaire pour jouer au tir au pigeon. Une très bonne position quant à la vue.
Tourelle arrière : La défense la plus faible et la plus importante. Sans tireur à l'arrière, vous risquez de terminer le combat bien vite, votre derrière prenant soudainement feu dans le meilleur des cas. Ce personnage a tendance à mourir prématurement, les chasseurs ne se gênant pas pour vider leur reserve de munitions sur cette partie sensible qu'est le derrière (de l'avion, bien entendu).
 

Le moteur 3D du graphisme

Encore une excellente surprise, comme je vous l'avai annoncé. Un moteur ne nécéssitant qu'un PIII600 pour jouer à plein régime. Dans ce cas-là, vous verrez des paysages magnifiques à perte de vue (à l'instar des décollages d'Orly ou de CDG, ou l'on voit des champs de couleur multiples encastrés dans tous les sens). C'est vraiment épatant, surtout lorsque l'on voit que les paysages sont photoréalistes, bénéficent du bump mapping (ce qui leur permet d'apparaître en relief) et ont un degré de précision avoisinant la vingtaine de centimètres. Les installations ennemies, tout comme les infrastructures civiles, bénéficient d'une réalisation de haute volée, et les combats en altitudes sont criant de réalisme (même si je n'ai pas encore eu l'occasion d'en voir de réels pour me fixer une idée). Les projections (voir paragraphe sur le moteur physique) font merveilles et permettent d'augmenter d'un ton l'ambiance générale. Sur le vaisseau, le rêve de tout fondu de simulateur de B-17 (et ils sont nombreux, vous moquez pas, non non, arrêtez, mais stop, faîtes pas les chiens, non, vraiment, c'est des questions politiques tout ça alors lâchez l'affaire). Traces de condensation suivant l'altitude, mouvements d'hélices réspéctés, fumées s'échapant à l'arrière et vpariant suivant la pression, etc. Enfin, à l'interieur, dans notre petit chez soi, les animations de vos potes Gégé et Jean-Pierre sont réalisés par Motion Capture, et même assis, ils continuent à constamment bouger. En gros, ça explose la gueule. He ho, pas de cochonneries, ramassez votre mâchoire là, sur la moquette !

Le moteur 3D du son

Là aussi, on n'y croit pas ses oreilles. Un tel degré de précision, on en avait pas vu depuis certains simulateurs de rallyes, ou de F1. Rien qu'à l'oreille, vous détecterez les avaries du moteur. Les appels de votre opérateur radio, et autres cris de détresse de la tourelle arrière vous feront passer pour un héros lorsque vous raconterez vos exploits à vos petits enfants. Jusqu'à ce que vous leur parliez du jeu vidéo dont sont tirées vos aventures (faut il vraiment le citer ?). Dernier point, vous pourrez même définir la direction d'un chasseur ennemi perdu de vue grâce au son 3D. Epatant lorsque l'on se retrouve dans des combats avec une quinzaine d'adversaires, à poursuivre à l'oreille le chef d'escadrille.

Les défauts, s'ils en sont

Un petit pépin technique à noter, le jeu trime quelques secondes chaque fois que vous changez de poste. Enfin, le temps que vous vous asseyez à votre nouvel emplacement, que vous attachiez votre ceinture, éteigniez votre cigarette et tous les appareils électriques que vous avez sur vous, et le jeu aurait déjà pu se charger 3 fois. Un autre oubli de plus ample importance, le mode multijoueur s'est fait la malle. Vraiment dommage lorsque l'on sait que tous les engins volants du jeu sont modélisés et jouables, à l'instar du B-17. En espérant un patch très prochainement.

Au final

Un titre qui étonne. On se prend au jeu sur un principe qui paraissait bateau : diriger un bombardier. Un jeu que j'admire, d'autant plus que les développeurs ont choisi un genre pas facile à faire aimer de la masse populaire. Les dix rôles dirigeables sont tous aussi passionnants, les missions sans pour autant être très originales, jouent à fond la carte historique, et les avions coéquipiers ainsi que les escortes donnent une impression de supériorité que j'adore. Oui, mais toi, je n'en doute pas, t'as déjà toutes les filles à tes pieds, donc t'as pas à véritablement parler besoin de t'affirmer. Tant mieux pour toi, moi je rêvais du coin de mon PC. Pour euhh essayer un nouvel utilitaire... Voilà... humm... Bon, d'accord, je retourne faire une partie, je confesse.

Article rédigé par Rick28 , le

B17 Flying Fortress est un excellent simulateur de combats aérien, qui est une réussite en de nombreux points. Cependant, le jeu n'est destiné qu'aux accros du genre...

Points positifs

  • Les moteur 3D, sonore et physique sont excellents
  • Une IA qui fait parfaitement son boulot
  • Une ambiance exceptionnelle
  • Les avaries, les modifications de mission en cours de route, etc.

Points négatifs

  • Pas de missions de nuit
  • Pas de mode multijoueur

Commentaires