Test : Grand Theft Auto : San Andreas

Grand Theft Auto : San Andreas - PC

Genre : Action avec de la coke et des filles

Date de sortie : 10 juin 2005

Genre
Action avec de la coke et des filles
Date de sortie
10 juin 2005 - France
Développé par
Rockstar North
Edité par
Rockstar Games
Disponible sur
PC, PS2, PS3, Xbox 360, Xbox
Parfois appelé
GTA San Andreas
Site officiel
Site officiel

Sorti il y a 8 mois sur PS2, GTA San Andreas se décide enfin à se pointer sur PC. Et croyez-moi, ça valait le coup d’attendre ! Un véritable raz-de-marée va envahir votre PC alors enfilez un baggy et votre marcel préféré, on arrive à Los Santos.

 
 
Dernier volet de la série des GTA3 (c’est Rockstar qui l’a dit), GTA San Andreas est enfin là. Les possesseurs de PS2 doivent bien se marrer mais les PCistes ont de quoi être fiers de cette version PC. A chaque nouvel opus, on se demande comment Rockstar arrive à faire mieux. Et pour San Andreas, c’est pareil. Ils ont pensé à tout…ou presque. Sans plus attendre, entrons dans le vif du sujet.
 

De retour à Los Santos

Après s’être exilé 5 ans à Liberty City à cause de problèmes trop importants, Carl Johnson (que vous incarnez) est de retour à Los Santos, sa ville natale. Mais les choses ont bien changé. A peine arrivé à l’aéroport, le flic (corrompu) Tenpenny vous met au parfum et va se servir de vous pour faire des missions douteuses et buter ses ennemis sous menace de vous expédier en prison. Vous rentrez ensuite chez vous et retrouvez Big Smoke, un ami d’enfance. Il vous apprend que votre mère et votre frère Brian sont morts. Mais il vous reste encore votre frère Sweet et votre sœur Kendl, vos aînés. L’ambiance a également changé. Vous avez désormais plus d’ennemis que d’amis et l’enterrement de vos proches vous le fera comprendre. Vos pires ennemis, les Ballas s’invitent et vous attaquent, vous devez fuir…en vélo. Ca y est, vous voilà lancé dans une grande aventure qui vous fera voyager dans tout San Andreas, de Los Santos à Las Venturas en passant par San Fierro. Rockstar a encore su nous dépayser et l’immersion est immédiate et totale.
 

Rien ne sert de courir…emprunte un véhicule !

Si GTA a su se démarquer de tous, c’est grâce à un détail fondamental : la liberté totale. En effet, vous sortez de chez vous, vous pouvez voler une bagnole, taper le premier passant qui passe, sauter comme un abruti. Et que vous ne puissiez pas vous ennuyez, vous pouvez aller acheter des armes, tagger par-dessus des tags de gangs ennemis, faire de la muscu dans une salle d’entraînement, vous promener. Au niveau des mouvements et possibilité, ça reste proche de Vice City, sauf que désormais vous pouvez nager et vous n’êtes pas un super héros. Si vous tombez de très haut, vous mourrez. Si vous restez trop longtemps sous l’eau, pareil. Au niveau des véhicules, c’est encore plus varié. Vous pourrez piloter des voitures bien sûr, des motos, des camions en tout genre, des hélicos, des vélos, des avions et même le train. Y a du choix. Si vous préférez vous balader à pied, c’est comme vous voulez. Au moins, votre personnage gagnera davantage en endurance. A la manière de NFS mais en plus simpliste, vous pouvez customiser votre véhicule, dans un garage spécialisé. Il y a le garage pour les Lowriders, ces voitures qui, équipées d’hydraulique, font des sauts sur les côtés, en avant, en arrière. Vous pouvez aussi ramener tout type de voitures que vous personnalisez en ajoutant tout un tas de trucs. Vous modifiez la couleur, changez les jantes, ajoutez un aileron, de la nitro et même des jupes latérales et j’en passe. C’est très stylé de sortir avec sa superbe caisse et de frimer, jusqu’à ce qu’un c** en bagnole vous rentre dedans. Mais c’est autre chose. Il y a également les garages spécialisés dans les voitures de sport, ceux-là sont très intéressants, vous ne serez pas déçus.
 

The world is mine

Dans GTA San Andreas, vous passez désormais beaucoup plus de temps à vous occuper de vous-même, de ce que vous pouvez faire et de votre business. Pour vous-même, sachez que vos stats sont évolutives. Il y a plusieurs critères : la graisse, l’endurance, la musculature, le sex-appeal et le respect. A vous d’entretenir tout ça. La graisse, facile, ne bouffez pas comme un porc et musclez-vous, ce qui vous rendra déjà plus imposant et qui augmentera votre force de frappe. Le respect se gagne au fur et à mesure de votre avancée dans le jeu, et le sex-appeal dépend de votre physique et de votre tenue vestimentaire. Car si dans Vice City, niveau fringues, le choix était limité, dans San Andreas, il y a plusieurs boutiques de fringues ou vous pourrez dépensez vos précieux dollars en pompes, chaînes, montres, chapeaux en tout genre, en pantalons et en tee-shirts ou vestes. Ensuite, dans chacune de vos planques, vous pourrez choisir votre style qui tue dans votre penderie. Et ce n’est pas tout. Un petit tour chez le coiffeur et chez le tatoueur et vous êtes prêts. Les cultes du corps et de la beauté ainsi que la mode n’échappent pas à la règle mais ne restent qu’optionnels et purs bonus. Autre nouveauté, les petites copines. Le scénario vous fera rencontrer certaines mais d’autres sont plus cachées, il faudra les trouver. Et elles ont des goûts bien précis. Une vous trouvera trop musclé, une autre pas assez. Il faudra les satisfaire dès lors que vous vous commencerez la relation. Vous pouvez en avoir plusieurs en même temps, mais sachez que si elles sont pleinement satisfaites et comblées, vous gagnerez quelque chose. Pour les occuper, il y a divers endroits. Certaines aiment l’action, d’autre le petit restaurant français du coin et d’autres les grandes balades. Il faudra gérer tout ça. Revenons donc à C.J. On a parlé de lui, de son corps et de ses copines. Parlons d’une chose fondamentale, d’un pilier de tout bon GTA : l’argent. Vous en aurez toujours besoin.
 

L’espoir fait vivre, l’argent aussi

L’argent est le nerf de la guerre. Vous en aurez toujours besoin. Et étant donné que pendant une bonne partie de l’histoire vous ne gagnerez que du respect à chaque mission réussie, il va falloir trouver un moyen de faire rentrer les biftons. Et pour ça, il y a de quoi faire. Les sous missions ne manquent pas. Exemple, vous pourrez cambrioler les belles baraques de Vinewood, quartier parodique d’Hollywood, donc plutôt chic. Cambrioler rapporte pas mal d’argent surtout si vous choisissez les bonnes maisons. Il n’y a pas que ça. Selon les villes, ça change. Vous pouvez envahir des quartiers pour qu’ils deviennent votre à Los Santos, ce qui vous rapportera de l’argent directement devant votre maison. A San Fierro, c’est dans l’exportation de voitures que vous gagnerez votre vie. En butant des passants, vous pourrez récupérer leur argent, surtout sur les dealers. En terme de sous missions, vous pouvez, à la manière de Vice City, tenter de retrouver les 100 tags à faire, 100 huîtres, 100 fers et 100 photos. Cela vous permettra de finir le jeu à 100%. Pour en revenir au fric, il y a également des courses de voitures, qui rapportent. Une fois à San Fierro, votre ami et associé Cesar vous dira quand et ou il a vu des transporteurs de drogue. A vous de les choper pour le fric. Vous pourrez également faire les missions des flics, des ambulances, des taxis, en rentrant dans une de leurs voitures. Pour finir, les planques sont beaucoup plus nombreuses et certaines vous rapporteront de l’argent, comme l’aéroport abandonné de Las Venturas. Les planques coûtent assez chers, mais sont plutôt bien réparties pour que vous puissiez sauvegarder quand vous voulez tellement la carte de San Andreas est immense.
 

Excellent mais pas parfait

Malgré tout ça, on se sent que l’ombre de la PS2 est au dessus de cette version PC. Les graphismes sont plus fins mais restent très moyens et un peu sommaires. Il suffit de regarder par exemple les mains de C.J. pour s’en rendre compte. Cela manque de détails, et ce, pour tout. C’est un peu dommage mais c’est le prix d’un portage de la PS2 au PC, qui aura pourtant duré 8 mois, ce qui est sûrement dû à l’exclusivité de la PS2. Autre défaut, une conduite parfois un peu hasardeuse et une IA qui défaille, surtout chez les ennemis. Les civils, quant à eux, sont bien moins civilisés, une bonne chose. Ils se tapent sur la tronche après un accrochage, vous insultent et se font poursuivre par la police. Créez un petit accident sur l’autoroute et voyez comment ça dégénèrera. Pour finir, les musiques manquent de variétés. Les chansons sont réelles et d’époques (le jeu se passe en 1992) mais il y a beaucoup de rap et tous les genres ne sont pas représentés, à la différence de Vice City. Heureusement que la version PC permet d’écouter ses propres sons en plaçant des raccourcis dans un dossier spécifié. Un plus, sans aucun doute. A noter, en contraste de ce paragraphe, un packaging superbe pour cette version PC, bien mieux que le boîtier DVD et le guide de la région en guise de notice.
 

Article rédigé par Robinsoldier , le

Sans aucun doute, GTA San Andreas est un must unique et qui place la barre des GTA-like encore plus haute qu’elle ne l’était déjà. Les nouveautés sont au rendez-vous. Tout est plus grand, l’ambiance est différente mais excellente, le scénario tient bien la route et il y a de quoi faire dans cet univers gigantesque. Pour s’ennuyer dans GTA San Andreas, il faut le faire exprès ou ne pas aimer le genre (j’en connais). Trêve de blabla, j’y retourne.

Points positifs

  • Une carte immense
  • Un univers prenant et vivant
  • Un scénario excellent
  • Ecouter ses propres sons
  • Toutes les nouveautés

Points négatifs

  • Graphismes moyens.
  • Bande son pas assez variée.

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