Test : Alexandre

Alexandre - PC

Genre : STR

Date de sortie : Novembre 2004

Genre
STR
Date de sortie
Novembre 2004 - France
Développé par
GSC Game World
Edité par
Ubisoft
Disponible sur
PC

En attendant le prochain film d'Oliver Stone, c'est à dire Monsieur Platoon, voilà que débarque chez nous le fameux Alexandre. Fameux? Le film peut être, le jeu peut être pas. Toujours est-il que si vous aimez la Macédoine, les petits pois et la crême vous allez être servis.

 
 
Rions tout d'abord un bon coup pour le génie commercial Ubi soft qui nous sort le jeu avant le film, ceci dû à un écart de sortie Américaine et Européene. A moins d'être patient jusqu'à la sortie du film, vous connaitrez les tenants et aboutissants du futur bébé de Mister Stone mais beaucoup des aspects du jeu seront différents de celui du film. En effet, ici c'est un RTS classique et sans originalité que nous offre Ubi soft, reservé aux cinéphiles et/ou à ceux qui n'ont pas encore de stratègie dans leur bibliothèque vidéo-ludique (si cette race de joueur existe, appellez le 555-NEWBZ à l'aide de votre téléphone).
 

Ca sent le français

Après avoir contemplé la petite cinématique d'introduction avec la bonne tête de Colin Farell, on se lance directement dans la campagne solo et là point de nouvelles images, rien. C'est la jolie vue 2D de Cossacks (comme nous l'inspire l'imprimé sur la boîte de jeu) qui envahira vos mirettes avec ses milliers d'unités microscopiques. Maintenant, la limite d'affichage des unités est fixée à 64 000 en simultané, point positif car maintenant c'est réellement la guerre, la vraie, avec des cris et des morts par milliers. Le revers de tous ces petits bonhommes sur votre écran est qu'ils sont tout simplement moches, rappelant des graphismes antiques du genre Age of Kings. Ce détail quoique excusable par la visée de l'effet "de masse" rend toutefois le gameplay fastidieux et certaines missions en nombre d'unités limité très désagréables. L'esthétique pure mise à part, les effets d'explosions, de catapultes ou de flèches sont assez bien rendus et assez réalistes mais relativement banals en considérant les différents opus de Cossacks.
 

D'Athènes jusqu'à Bombay

Le jeu vous proposera quatres campagnes différentes, la première vous faisant incarner Alexandre le Grec, la seconde Porus l'Egytien, la troisième Darius le Perse et enfin Nectanebo l'Indien. C'est donc de la Macédoine que vous partirez en savatant joyeusement des renégats pour ensuite évoluer jusqu'en Inde en ayant au préalable conquis la Grêce entière, la Perse et l'Egypte. Fort d'un nombre de missions solo assez impressionnant, la campagne vous tiendra en haleine pendant de longues heures, voire des centaines d'heures vu le temps necessaire pour boucler un scénario (approximativement 2 heures, mais tout est relatif). Chaque civilisation possède quelques unités spécifiques à elle, mais en général le jeu est singulièrement le même d'un camp à l'autre. Ce manque de variété se ressent très nettement en multijoueurs, où peu de joueurs s'aventurent vu le manque d'interêt et d'originalité du soft.

La musique adoucit les meurtres

La bande-son, tirée du film et donc de l'oeuvre de Vangelis, ponctue la monotonie d'Alexandre par une petite touche plaisante. Malheureusement, on connaît rapidement tous les airs utilisés et c'est à espérer qu'on ne les remarque pas dans les salles obscures, de peur de partir sur une mauvaise impression pour un film peut-être de meilleure qualité que son jeu (bien que ce ne soit pas comparable). Au coeur de la bataille, l'ambiance sonore assez soignée au détail fait un peu fouillie et répétitive, mais ce n'est pas un aspect très dérangeant. La possibilité de créer de belles petites formations remplira sûrement votre ego de petit commandant des armées en observant vos fers-de-lances, vos carrés et vos bataillons. Le meilleur moment du jeu est indéniablement pendant une charge générale, et bien que chaque soldat soit minuscule, c'est vos tripes qui se prendront au jeu en voyant un flanc ennemi faiblir pendant que votre infanterie se fait piétinier sauvageusement par la cavalerie adverse.

L'attaque des clones, le retour

Alexandre se profile donc comme une copie conforme de Cossacks, sans innovation réelle et qui laissera les fans de RTS et de nouveauté sur leur faim. Malgré un jeu dans l'ensemble soigné, le jeu en général vous lassera assez vite, et qui sait vous redonnera peut être le goût de Cossacks. Un bon point pour Ubi Soft qui sait réhabiliter ses vieux titres d'antans (2001 c'était au dernier millénaire du jeu vidéo ;)) en prenant les joueurs pour des porte-feuilles.

Article rédigé par Razhiel , le

Rien de nouveau dans ce RTS classique mais plutôt pas mal. La note d'interêt se justifie simplement par le fait que dépenser 60 euros sera inutile si vous désirez jouer à Alexandre : Cossacks existe en gamme budget à un prix défiant toute concurrence.

Points positifs

  • La musique
  • Les bastons générales

Points négatifs

  • Sans vraie innovation

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