Test : Star Wars : Empire at War

Star Wars : Empire at War - PC

Genre : Stratégie temps réel/Gestion

Date de sortie : Février 2006

Genre
Stratégie temps réel/Gestion
Date de sortie
Février 2006 - France
Développé par
Petroglyph
Edité par
LucasArts Entertainment
Disponible sur
PC
Site officiel
Site officiel

Entre les « Luke, je suis ton Père » et les « Que la Force soit avec toi », on commence à bien connaître l’univers Star Wars. Alors chez LucasArt ils ont décidé de nous prendre par derrière en nous concoctant un bon petit STR comme on les aime. Enfin, bon, je n’en suis pas si sûr…

 
 
La trame d’Empire At War n’est pas bien extraordinaire : la galaxie est sous la domination de l’Empire Galactique. Il ne reste que des rebelles pour tenter de renverser la situation. L’Etoile Noire est menaçante et les Rebelles craignent que l’Empire ne s’en serve histoire d’en finir avec ces histoires de rebellions infantiles. Cependant une taupe se cache au sein de l’Empire et il menace de tout révéler, ce qui pourrait inverser le combat. Dark Vador, lèche-botte préféré de l’Empereur est chargé de lui mettre le grappin dessus afin d’éviter tout risque de défaite devant la rébellion. Vous devinez aisément la présentation de l’histoire. Et oui, comme dans les films, avec la musique, le texte qui défile en jaune et sans oublier l’effet de transition avec le début (vous savez, la caméra qui descend) du jeu. C’est très immersif, on sait à quel jeu on joue.
 

Il y a du bon en lui, il y a du bon

Voilà ce qui se passe quand vous vous lancez dans la campagne de l’Empire. C’est pas mal, non ? Vous pouvez aussi faire la campagne avec les forces rebelles si l’envie vous prend. A un joueur, il vous sera également proposé de l’escarmouche, et un mode conquête sympa comme tout, avec une galaxie à conquérir dans divers scénarios tout à fait sympathiques bien qu’un peu courts. Après, si vous êtres un sociable qui préférez vous foutre sur la tronche en multijoueur, eh ben c’est possible, que ce soit en LAN ou sur Internet. Et l’intérêt se trouve totalement renouvelé, puisqu’à la place de l’IA déroutante tant elle est basique, c’est un cerveau humain qui contrôle l’autre camp, un vrai challenge. Les développeurs de Petroglyph ont eu la bonne idée d’implémenter un Didacticiel fort utile pour bien assimiler les subtilités de la gestion de ressources, les combats spatiaux ou terrestres. Car oui, dans Empire at War, il y a de quoi faire.
 

Gérer tes ressources tu devras

Le gameplay d’Empire at War se compose de deux aspects : la stratégie temps réel et la gestion des ressources. Attardons-nous un moment sur ce dernier point. Tout se passe sur l’écran de la galaxie. On y voit un bon paquet de planètes (Tatooine, Kashyyyk, Bothawui, etc.) et qui les contrôlent. En effet, les planètes sont occupés par l’Empire, les Rebelles ou sont inoccupées. Pour conquérir une planète, envoyez un vaisseau bondé de vos troupes, si vous tombez sur des ennemis du camp adverse, vous basculez en combat terrestre et s’il n’y a aucune opposition, ou du moins pas trop, la planète est à vous. Il faut savoir que chaque camp procède d’une manière différente. Les Rebelles ne s’installeront sur une planète seulement en accord avec la populace locale tandis que l’Empire s’y installera en exterminant tout le monde. Concernant les technologies, c’est pareil, l’Empire invente et crée tout un tas de bâtiments, unités, et les Rebelles envoient des contrebandiers pour voler les technologies et le fric, tant qu’à faire. Mais en opposition, les forces de l’Empire disposent de chasseurs de prime plutôt efficaces. Sachant que le but est de contrôler toute la galaxie, vous pouvez établir des routes commerciales, vous installez un campement sur chaque planète (casernes, base spatiale, bombardiers, école d’officiers, etc.) et envoyez des Droïdes Sondes qui vont espionner sur une planète pour voir ce qu’il s’y trouve. Chaque planète est différente, avec une population locale, un climat différent, des ressources spécifiques. Une bonne partie du jeu se déroule sur ce plan, à l’instar de Shogun, car chaque planète rapporte de l’argent mais peut-être attaqué à tout moment. Surveillez donc vos finances et vos planètes.
 

La puissance des héros

Quand vous vous retrouverez en combat terrestre (en attaquant une planète par exemple), vous aurez la joie parfois de dirigez de grands héros, ceux qui ont la classe, qui défouraillent tout, les vrais warriors comme on dit. Autant vous dire que mon premier combat terrestre de la campagne de l’Empire fut jouissif, avec Dark Vador en personne. Et en fait, bah quand même quoi, il est pas nul…Evidemment chaque camp a ses unités propres, les soldats Rebelles ont leurs vieux casques (on dirait des chapeaux chinois) et l’armée de l’Empire possède ses légendaires clones tout blanc et tout neuneus (bah oui, le modèle de base était déjà con…). Il y a tout de même quelques trucs importants à savoir dans les combats terrestres : différents effets météos comme les tempêtes de sable (qui réduit la visibilité des véhicules) viendront vous gêner comme ils le peuvent. Il est possible de zoomer, avoir une vue très large et surtout de passer en mode cinématique. Marrant, on lance ses huit armées contre la base adverse, on prend les chips, on met la main dans le slip et on regarde le massacre, en appuyant si l’on veut sur la touche espace pour changer la caméra. C’est bien sympa, mais ça montre surtout la stratégie bien trop basique du jeu. Pas besoin de vous creuser les méninges, vous ne jouez pas à Empire Earth ici, ni à Sudden Strike, c’est la quantité qui compte. En étant suffisamment malin, en allant se régénérer au différents points fait pour, on gagne « fingers in the noise ». Quelques points de renforts sont disséminés, une fois contrôlés, vous pourrez faire venir des troupes si vous en avez de côté. Les héros ont bien sûr leurs coups spéciaux, ainsi Dark Vador maîtrise parfaitement l’écrasement de Force ou la Projection.
 

Spatial ou terrestre, même combat

Outre le combat terrestre, Empire at War propose également du combat spatial. Inutile de sortir votre joysitck, ce n’est pas un jeu de shoot, ça reste de la stratégie, ce n’est que le décor et les unités qui changent. Au lieu des collines et bases, vous aurez des astéroïdes, nébuleuses sur fond noir avec les planètes autour de vous. C’est plutôt bien fait, mais la qualité graphique moyenne m’empêche d’être réellement à fond dedans. C’est plutôt dommage car les combats sont assez prenants et différents des terrestres. Outre les Nébuleuses qui vous privent de puissance et brouille le radar, les champs Ioniques sont aussi à éviter car ils désactiveront vos boucliers. Il y a quand même un petit truc par rapport aux combats terrestres que l’on connaît tous, c’est qu’ici les grandes batailles prennent une autre dimension. La pléthore de vaisseaux présents à l’écran donne un style très « hollywoodien » à l’ensemble, ce qui n’est pas pour déplaire. Les vaisseaux ont cette capacité à tout miser sur la puissance au détriment des déplacements, puisque augmenter votre puissance fera vite descendre votre jauge d’énergie, qui remonte par la suite, mais lentement. En revanche, aucun point de renfort mais des complexes Astrominiers qu’il vous faudra exploiter. Les combats spatiaux sont également un peu plus tactiques que les terrestres, à cause des contraintes et au gameplay légèrement différent. Empire at War n’est pas un STR pour rien.
 

Article rédigé par Robinsoldier , le

En résumé, on retiendra de Star Wars : Empire at War son scénario bien ficelé, les deux types de combats et la partie gestion bien poussée et pas trop compliquée à gérer. En revanche, la stratégie trop basique, les graphismes moyens et l’optimisation pas top, on ne peut que constater que le jeu est destiné au grand public, l’amateur du genre le finira très rapidement tandis que le novice passera un bon moment, tout comme le fan de l’univers Star Wars. La déception est tout de même présente tant on s’attendait à un STR qui mette une claque monumentale de part son talent.

Points positifs

  • Le scénario en béton
  • L'univers Star Wars
  • Les deux types de combats
  • L'aspect Gestion bien foutu

Points négatifs

  • Les graphismes un peu moyens
  • Beaucoup trop basique
  • Pas très bien optimisé

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