Test : S.W.A.T. 4

S.W.A.T. 4 - PC

Genre : Simulateur de poulet (ceux qui portent du kevlar)

Date de sortie : Avril 2005

Genre
Simulateur de poulet (ceux qui portent du kevlar)
Date de sortie
Avril 2005 - France
Développé par
Irrational Games
Edité par
Vivendi Games
Disponible sur
PC
Parfois appelé
Swat 4

Vous avez raté votre examen d’entrée au GIGN ? Qu’importe, SWAT4 est là pour assouvir votre soif d’adrénaline et de négociations à l’américaine. Enfilez votre plus beau gilet pare-balles, astiquez vos SMG 90, et partez terroriser les terroristes.

 
 
Vous, être pacifistes, vous en avez assez de régler les conflits sous CS à coups de kalache, vous voulez faire la part belle à la négociation dans les règles et à la stratégie furtive. SWAT 4 vous offre tout ça. Vous allez être à la tête d’un petit groupe d’intervention de 5 personnes et vos missions si vous les acceptez (vous n’avez pas trop le choix en même temps…) seront de délivrer les innocents sans bavures et en évitant au maximum de faire couler le sang.
 

« Lâche la gosse Bennett ! » (A. Schwarzenegger, gouverneur)

Le mode solo va vous proposer tout bêtement d’évoluer à travers les différents lieux et les différentes missions. Celles-ci comporteront des objectifs plus ou moins semblables, mais le principe de base sera toujours le même : vous avancez à pas de loup, vous sauvez les gentils, vous neutralisez les méchants, vous récupérez les armes et vous rapportez le moindre de vos actes à votre boss resté bien au chaud dans son camion. Mais attention, comme on est pas des bêtes, l’usage de vos armes létales ne sera toléré qu’en cas de dernier recours (genre un gros bonnet qui vous braque et commence à vous tirer dessus), sinon vous perdrez des points au débriefings. Or c’est justement le nombre de points accumulés pendant la mission, en plus d’atteindre ses différents objectifs, qui feront qu’elle est un succès ou un échec. Il vous faudra donc user de votre force de persuasion pour que les ennemis se rendent d’eux même sans dommages collatéraux.
Notez que ces missions solos sont au nombre de 12, ce qui est un peu juste, mais qu’un éditeur de mission vous permettra de les modifier un peu et de prolonger le plaisir.
 

Sans les mains

Le déroulement d’une mission solo peut en pratique se faire de deux façon. En tant que chef de section, vos 4 compagnons d’infortune vous obéissent aux doigts et à l’œil. L’interface pour donner des ordres, malgré leur nombre important, est des plus simple à utiliser : pointez une pièce, un lieu, une porte, etc… l’ordre le plus probable est présélectionné et il vous suffira d’appuyer sur la touche espace pour l’envoyer, ou de cliquer droit pour obtenir un menu contextuel avec toutes les ordres se rapportant à l’endroit visé. Vous pourrez opérer ainsi en deux groupes séparés ou en attaque de masse. Vous avez même la possibilité de prendre le contrôle des tireurs d’élites planqués sur un toit voisin.
Malheureusement, avec cette technique d’attaque le gameplay est un peu rébarbatif, et on a plus l’impression d’être un simple spectateur. La plupart du temps, on préférera donc avancer devant, en donnant simplement l’ordre à ses coéquipiers de nous suivre, pour pouvoir être au cœur de l’action, quitte à se prendre une balle à la prochaine porte franchie.
 

Fire in the Hole

Evidemment, avant toute mission, vous pourrez choisir pour chacun des membres de l’équipe des armes, des protections, et des gadgets utiles à votre progression.
L’IA, élément indispensable pour un jeu un minimum tactique, est de qualité. Les réactions des ennemis sont variées et globalement réalistes : de la fuite par derrière au kamikaze qui ne lâche pas prise. Une seule fois j’ai trouvé un peu bizarre qu’un homme armé continue de se la couler douce sans soucis après que j’ai ouvert une porte juste devant lui, il ne m’avais pas encore vu, mais une porte qui s’ouvre avec personne derrière, il aurait dû trouver ça louche, non ?
Pour l’IA de vos pairs, on sent qu’ils ont de la bouteille et qu’ils ont été formés par les meilleurs, mais justement parfois on se demande si ils ne sont pas un peu trop parfaits. En revanche il faudra être vigilant puisqu’il refuseront d’obtempérez si la procédure n’est pas respectée à la lettre : par exemple, si vous leur ordonnez de pénétrer dans une pièce par une porte et que vous vous placez sur un côté tout proche d’elle (place habituellement prise par un de vos sbire), et bien non ils attendront que vous dégagiez de là.
Enfin Il est très appréciable que les missions ne soient pas du tout scriptées. A chaque redémarrage les ennemis seront placés différemment sur la map. Contrairement à un certain Rainbow Six, la prudence sera donc encore de mise même après avoir refait la mission plusieurs fois.

Concernant les modes multijoueurs, vous avez la possibilité de refaire en mode coopératif toutes les missions solos, et 3 autres modes sont disponibles où vos instincts sanguinaires reprendront de nouveau le dessus.
Enfin précisions que le moteur graphique de Tribes : vengeance offre un rendu visuel irréprochable et sans être gourmand. Le moteur physique Havoc est présent, mais à part pour la balistique, il est globalement peu utile.
 

Article rédigé par DjiZ , le

SWAT 4 surpasse largement ses prédécesseurs et concurrents, c’est le meilleur FPS tactique du moment. Avec un solo immersif et un multi très fun, il faut vraiment être un gros bourrin pour ne pas apprécier.

Points positifs

  • Réaliste mais agréable
  • Modes multi amusants

Points négatifs

  • Pas assez de missions solo
  • Gestion des équipiers peu utile dans certaines missions

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