Test : Sim City 4

Sim City 4 - PC

Genre : Gestion urbaine

Date de sortie : En 2003

Genre
Gestion urbaine
Date de sortie
En 2003 - France
Développé par
Maxis
Edité par
Electronic Arts
Disponible sur
PC
Site officiel
Site officiel

Sim City, c'est un peu le jeu qui nous a rappelé à tous que finalement, on n'était pas des Dieux. Après des années passées à dorloter ses petits habitants, toute notre ville s'écroulait misérablement sur eux, pouf, comme ça. Alors forcément, lorsque le quatrième épisode de cette série mythique arrive dans les bacs, on n'attend qu'une chose : encore se faire humilier.

 
 
Pour ceux qui reviennent tout juste d'un voyage de 10 ans sur Mars et qui posent à peine leurs bagages sur le sol, rappelons donc le principe de Sim City. A l'instar des Civilization et autre Black & White, il s'agit ici d'un jeu sans véritable fin, sans but, sans campagne. Le joueur enchaîne la construction de zones résidentielles, commerciales et industrielles, en tentant de résoudre les problèmes de ses habitants et de suivre les conseils de ses assistants. Point à la ligne. Et finalement, on arrête sa vie sociale.
 

Un principe presque simple

Au début, tout semble se dérouler parfaitement. On crée quelques rues principales, des zones d'habitation, hop une petite centrale au charbon dans un coin, et quelques commerces de pauvres. On attend quelques mois histoire de voir ses premiers habitants arriver. On pleure un peu, on prend des photos de groupe, on rit beaucoup et on boit des pots avec ses futurs gagne-pain. Puis la ville s'agrandit, on remplace la centrale par une autre plus performante, on s'engueule avec le voisinage qui trouve les moyens de transport trop lents pour aller jusqu’au taf, les gosses n'ont pas d'école maternelle (petit oubli), et les rues servent de dépotoir général. On repart en mettant le jeu en pause, on fait une bibliothèque de fortune, un commissariat, une caserne de pompiers, on crée un réseau rudimentaire de bus. Les habitants vivent mieux. Pour montrer leur joie, ils vous demandent un stade ou deux. Les gosses bien éduqués par vos soins ne veulent pas travailler à l'usine et demandent des boulots plus gratifiants. Et voila, votre compte en banque est dans le rouge mais vous le vivez bien. Vous avez perdu.
 

Bon allez, encore 5 minutes et hop, dodo... Bon 6h du mat' quand même...

Sim City est un concept simple et pourtant terriblement complexe à la fois. Ce Sim City 4 ne déroge pas à la règle, reprenant encore plus de facteurs en compte, et fondant les réactions des habitants sur des algorithmes complexes. Vous rigolerez un bon coup lorsque la moitié de la population active sera au chômage à cause de rues trop encombrées pour leur permettre de se rendre au taf. Enfin, vous rigolerez et puis vous les tuerez un par un, par dépit, avant de recharger une ancienne partie.
Entre emploi, éducation, niveau de vie, loisirs, environnement et autres échanges industriels, vous aurez du mal à choisir les axes principaux de votre stratégie économique. Chaque bâtiment semblera peser énormément sur les dépenses. Vous vous serrerez constamment la ceinture, et votre unique solution sera soit d'augmenter les impôts (au risque de voir vos citoyens fuir la ville) ou de créer de nouvelles zones d'habitations. Chaque solution vous obligera à remodeler entièrement votre ville, ses réseaux d'énergie, et de transports, ses zones de commerce, leur qualité, etc.
 

Les régions

Le plus gros atout que peut posséder Sim City 4 par rapport aux anciens opus (en dehors du moteur graphique) est l'implantation de régions. Une soixantaine sur toute la zone de jeu. Chaque région est une carte permettant de créer une véritable ville. Les régions peuvent être reliées entre elles, et les habitants peuvent se déplacer de l'une à l'autre sans difficulté. Les régions permettent de créer des bourgades plus axées sur l'industrie électrique, ou réservée à une population aisée. Ainsi une ville toute propre toute belle sans zone industrielle pour la polluer peut être reliée à une région bourrée d'usines à charbon polluante, dans lesquelles vont venir travailler les habitants de la première. Cela permet de contraster les décors, ce qui était difficile dans les épisodes précédents.
 

Le moteur graphique

S'il n'est pas en 3D, le nouveau moteur graphique de la série semble tout à fait remplir son objectif. Le jeu ne rame pas, malgré les 300 écrans de jeu par région (qui peuvent aller jusqu'à se remplir entièrement). Il faudra tout de même compter sur un petit temps de chargement lors de zooms et dezoom. En fait, les développeurs ont eu raison de garder cette vue en 2D. En effet, on se rend compte que l'insertion de la 3D n'aurait pas permis un jeu aussi fluide et détaillé. Là, la ville est en évolution constante, les rues son pleines de citoyens, et de voitures, de déchets en tout genre. Les 700 bâtiments différents présents dans le jeu montrent bien l'envie des développeurs de permettre la création de villes uniques. Plusieurs semaines après l'achat du jeu, on s'amuse à découvrir encore et toujours de nouvelles installations.
 

Au final

Le principe de Sim City semblait difficile à rénover. Ce nouvel opus montre bien que difficile n'est pas impossible. Sim City 4 conserve le plaisir de jeu de la série tout en l'approfondissant dans sa richesse : habitants toujours plus réalistes, bâtiments en quantité, etc. De plus, l'apparition des régions modifie grandement le style de jeu à employer. Enfin, la 2D s'avère excellent sous bien des angles, et le détail des villes laisse toujours en admiration, même plusieurs semaines après.
 

Article rédigé par Rick28 , le

Un quatrième opus qui arrive à renouveler un genre. C'est déjà un exploit.

Points positifs

  • Des villes très détaillées
  • Un monde encore plus réaliste
  • Les régions
  • Le constructeur de terrains
  • Les nombreux rajouts sur Internet

Points négatifs

  • Nombreux ralentissements
  • Pas de vrai mode solo
  • Pas de snipe

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