Test : Myst V : End Of Ages

Myst V : End Of Ages - PC

Genre : Aventure

Date de sortie : 22 septembre 2005

Genre
Aventure
Date de sortie
22 septembre 2005 - France
Développé par
Ubisoft Canada
Edité par
Ubisoft
Disponible sur
PC
Site officiel
Site officiel

Les jeux point & click pleins d’énigmes ont la particularité soit de passionner soit de susciter l’indifférence la plus totale de la part des gamers. Pourtant une fois qu’on s’y plonge, c’est très intéressant et on a du mal à en décoller. En tout cas, ça l’était pour les précédents Myst. Qu’en est-il du dernier opus Myst V : End of Ages ? Lisez donc ce qui suit pour en savoir plus.

 
 
La saga Myst, en plus d’être mystique, est tout simplement mythique. Le premier opus sorti en 1993 a connu un succès planétaire. Six ans plus tard vint sa suite Myst II : Riven qui fut vraiment très plaisante. En 2001 débarque Myst III : Exile sur PC, PS2 et Xbox. Le jeu est bon, mais le système de point & click fatigue avec les avancées case par case et les 360° incessants. Le jeu est bien, mais sans plus. L’an passé sort Myst IV : Revelation et c’est le cas de le dire, c’est une révélation ! Le jeu décroche les meilleures notes un peu partout et devient le must de la série. Voici donc débarquer le dernier opus qui clôt la série pour de bon. Vraiment pour de bon ? Bah oui, c’est la fin des Ages. Mais rassurez-vous, ce dernier volet en a dans le ventre et certaines énigmes vous accrocheront de bonnes heures. L’aventure commence maintenant !
 

Le début de la fin

L’ère de l’Ecriture s’achève. L’Ecriture est un art, qui fut appris par une ancienne civilisation appelée D’ni, et qui permet de concrétiser son imagination en monde réel : les Ages. Deux mecs, Achenar et Sirrus, pètent un câble car ils sont jaloux que leur géniteur les délaisse pour l’écriture. Du coup, ils se retrouvent enfermés sur des « Ages prisons ». Souvenez-vous, dans Riven vous deviez sauver Catherine, femme d’Atrus et enlevée par le père de ce dernier. Il a fallu ensuite sauver le monde d’un gros méchant dans Exile. Dans Revelation, c’est Yeesha, fille d’Atrus que vous deviez sauver de ses frères l’ayant kidnappée alors qu’elle n’était âgée que de dix ans à peine. C’est encore elle que vous devez aider dans End of Ages, sauf qu’elle a pris un léger de coup de vieux. Les Ages sont en ruines et sans population. Il va falloir faire quelque chose. Et surtout, que décider ?
 

Une histoire de tablettes

Dans chaque Age est enfermée une tablette. Il vous faudra les réunir sur un socle retenant une pierre mystérieuse remplie de pouvoir. La détenir permet de posséder le secret de l’Ecriture. Et le choix cornélien se présentera au moment où vous l’aurez libérée, cette super pierre. Mais d’ici-là, il y a de la route. Yeesha vous prévient dès le début, il ne faudra en aucun cas lui donner cette tablette. Et Esher, le chauve à lunettes (ou pas) vous indique également que lui donner serait une erreur fatale. Fatale ? Wow, c’est impressionnant. Mais je préfère me méfier de lui également, même s’il m’aide. Il a un sourire étrange et il est le dernier des D’ni. Les Ages ne sont pas totalement vides de population non plus. Il y a les Humbles et les Bahros, des bestioles aux yeux bleus qui disparaissent lorsque vous les approchez. Elles sont inoffensives, et vous aurez vite saisi quelle est leur place dans la civilisation D’ni. Les tablettes vous permettront de les contrôler, en dessinant divers dessins dessus, ils agiront en votre faveur et vous aideront à travers les Ages. Je vous parlais de dessin. Pour accéder à un Age, vous entrez dans une sorte de bulle dans laquelle un piédestal est posé avec une tablette dessus. Une fois le voyage dans l’Age effectué (il suffit de cliquer sur un symbole sur le piédestal) vous embarquez la tablette avec vous. En explorant un Age, vous apercevrez différents dessins plus ou moins cachés et plus ou moins simplistes. A vous de les reproduire sur votre tablette, de la poser par terre et d’observer la Bahro qui apparaît pour faire ce qu’il faut faire avec ce dessin. Il admire votre œuvre, et agit en conséquence. Il provoque alors un effet magique, dépose la pierre sur un nouveau piédestal, ou dépose votre tablette sur le piédestal de départ, si c’est vraiment trop râté. Inutile de vous bouffer les doigts, pas besoin de dessiner du Van Gogh ou un smiley à la perfection pour que cela fonctionne. Si votre cercle est un peu raté, que votre ligne n’est pas droite, ce n’est pas grave, si ça ressemble de loin au dessin voulu, ça fonctionnera. Reconnaissez que niveau interaction, ce système est plutôt pas mal. Si je vous dis que cet épisode est un peu plus facile que les autres, vous ne le croirez pas, mais c’est le cas, il l’est. Pas beaucoup, mais un peu quand même. Résoudre une énigme vous demandera un grand sens de l’observation. Ceux qui cherchent de l’action, passez votre chemin.
 

Myst, un FPS pas comme les autres

Le mode de déplacement de ce dernier Myst se démarque de ses prédécesseurs. Il y a mêmes trois modes déplacement. Le premier est le classique, le second vous fera évoluer case par case et le troisième vous permet de marcher librement comme dans n’importe quel FPS. Et je vous recommande hautement ce mode de déplacement, car on se sent plus libre, on est habitué à ce mode-ci. N’espérez cependant pas sauter comme un dingue, vous accroupir et vous accrocher à des treuils ou quoi que ce soit. Votre seule fantaisie sera la possibilité de courir. En même temps, on n’a pas besoin d’autres mouvements. Ce qui en fait un FPS pas comme les autres, c’est sa qualité graphique. Les décors sont splendides, l’effet de l’eau n’a rien à envier à Far Cry. Par contre, c’est horriblement vide. Vide de tout, d’animations, d’animaux et d’habitants. Vous ne croiserez que le mystérieux Esher et les Bahros. Dans l’Age aux plages paradisiaques, j’ai tout de même croisé une petite bête aux grandes dents (cf. galerie du jeu) mais c’est tout. Les animations des personnages en 3D sont tout bonnement splendides et criantes de réalisme, ce qui rattrape un peu le tout. Après les personnages en vidéo, la 3D prend la relève avec classe et brio. Myst V souffre tout de même de quelques défauts agaçants et dommageables, comme le manque d’émotion du scénario, on se sent moins impliqué dans l’histoire et la tragique fin des Ages. Le final est nostalgique, mais pas renversant d’émotions.
 

Article rédigé par Robinsoldier , le

Myst V : End of Ages est incontestablement un excellent Myst-like mais souffre de quelques défauts comme son scénario qui manque d’émotion et les Ages bien vides. La fin est belle, pas assez épique selon moi et ceux qui auront joué et fini Exile et Revelation apprécieront d’autant plus ce dernier opus.

Points positifs

  • Les dessins
  • Les personnages en 3D
  • La fin
  • Le mode de déplacement FPS

Points négatifs

  • Ca manque d'émotions
  • On ne se sent pas assez impliqué
  • Les Ages manquent de vie

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