Test : Mage Knight Apocalypse

Mage Knight Apocalypse - PC

Genre : Action/RPG

Date de sortie : 01 juin 2007

Genre
Action/RPG
Date de sortie
01 juin 2007 - France
Développé par
InterServ
Edité par
Namco
Disponible sur
PC
Site officiel
Site officiel

Une fois n’est pas coutume commençons par une petite traduction littérale du titre de ce jeu, le magicien chevalier de l’apocalypse. L’apocalypse étant selon la bible le dernier état avant l’instauration du royaume de dieu. Les développeurs de Namco qui se sont mis en tête de délaisser le monde merveilleux des consoles pour celui beaucoup plus obscure du PC et de sa litanie de bugs et de matériels tous plus différents les uns que les autres. Ont-ils réussi à atteindre le royaume de dieu où sommes-nous devant un énième apocalypse ?

 
 
Il ne s’agit pas d’une totale inconnue ce Mage Knight puisque c’est avant tout une série de figurines de Wizkids. Namco s’est donc chargé d’adapter à notre média des personnages emblématiques comme les apprécient tant nos cousins japonais. Tout débute alors que vous devez choisir parmi une petite sélection de personnages. Vous avez comme d’habitude la possibilité de prendre un héros plus ou moins fort dans les différents attributs communs à ce type de hack’n slash comme la force, la santé, l’agilité, la magie et ainsi de suite. Les points sont directement attribués et puis vous vous lancez dans l’aventure et là, retour sous Windows …
 

La révélation de Saint Jean

L’apocalypse lui apparut grâce à la révélation d’un ange envoyé par Jésus, Namco sera celui de ce titre. Le monde dans lequel vous allez évoluer entre deux retours sous Windows est très largement inégal. Cela tombe bien, le royaume de dieu ce n’est pas pour tout de suite. Les développeurs passent du meilleur au plus médiocre. Le souci est que le meilleur se situe essentiellement dans des menus et autres fenêtres de jeu plutôt réussis et permettant une excellente visibilité des nombreux items que vous pourrez découvrir. Les personnages que vous rencontrerez sont dans la plus pure tradition de ce type de jeu depuis l’excellentissime Diablo. Le seul souci, c’est que graphiquement le titre semble ne pas avoir évolué depuis l’année 2000.

Les décors sont monotones et évoluent que très rarement lors d’un chapitre. Pire encore, la monotonie s’installe et vous aurez l’impression de toujours rencontrer les mêmes ennemis aux même endroits dans des décors toujours aussi tristes. Oubliez vos cartes graphiques, le jeu peut s’adapter à tous les PC tournant actuellement si toutefois vous avez bien Windows car c’est le décor que vous visiterez le plus. Le jeu est tellement instable qu’il est difficile de jouer plus de trente minutes sans un plantage. Ceci étant il faut toujours voir le positif de cette situation particulièrement crispante, vous allez pouvoir découvrir le booklet livré dans la boîte. Plutôt bien fait et avec une grande multitude de détails. La traduction est aussi assez bien faite. Pour une fois qu’un jeu nous permet de parler de cette partie, on peut au moins le souligner, merci messieurs qui se sont chargés de débuguer le jeu. Ils devaient un peu trop passer du temps dans les bars karaoké. Campaï !
 

Moi, Jean, votre frère et associé dans la détresse

Si vous faites preuve de beaucoup de patience avec tous ces retours sous Windows ou bien que vous soyez testeurs de jeu ce qui comme vous pouvez l’imaginer dans ces conditions relève plus du sacerdoce que du plaisir, vous pourrez découvrir le gameplay. Et la sinécure continue …

Donc graphiquement le jeu est laid mais un bon hack’n slash ne joue pas sa partie sur cette dernière et c’est surtout un gameplay addictif qui doit être le principal atout. De ce côté, quelques bons ingrédients sont là pour vous faire plaisir. Une panoplie de sorts suffisamment importante, des items nombreux à découvrir, la possibilité de forger des armes avec des runes et pour finir la concoction de potions grâce à des plantes qui parsèment votre chemin et qui sont aussi le seul élément qui viennent apporter un peu de couleur à la monotonie ambiante. Le souci pour les potions c’est que vous devez respecter exactement les éléments pour leurs réalisations et qu’il y a peu de chance que vous puissiez en préparer une si vous n’avez pas les proportions exactes. De plus, si les items sont très nombreux et vraiment bien pensés, leur description graphique est tout aussi laide que pour l’ensemble de ce soft qui de l’apocalypse tient plus du calvaire.

Ce n’est pas pour autant qu’il s’agisse de l’essentiel à savoir le plaisir que procure les combats. Avec des sorts assez pratiques, on peut penser que la frénésie et les clics pleuvent pendant des heures, enfin en comptant les retours sous Windows. Mais pour cela il aurait fallu que vos adversaires et les coéquipiers qui vous accompagnent durant l’aventure avaient pensé à prendre un peu de vitamine. Ils sont bêtes à bouffer du foin. Rarement, de mémoire de testeur, j’ai pu voir des mongoles pareilles. Le moindre élément du décor et ils sont bloqués. Un vrai calvaire, surtout lorsqu’il s’agit de votre partenaire et qu’il faut passer son temps à revenir en arrière pour le récupérer. Résultat, lors des combats vous serez souvent seul. Il y a pourtant un système d’ordre que vous pouvez donner mais il semblerait que cela n’influe vraiment que très peu sur le comportement de vos lascars.
 

Tiens ferme ton bien pour que nul ne ravisse ta couronne

Il est dit que ce jeu nous fera boire le calice jusqu’à la lie. Le scénario est aussi un modèle du genre avec des rebondissements prévisibles, des amis qui deviennent des ennemis, des dialogues aussi insipides qu’ils peuvent être inintéressants. Comme si le jeu n’était pas suffisamment bugué, les dialogues ont une retranscription qui tire à l’ésotérisme avec des carrés, des ronds qui entrecoupent les mots. Il y a tout de même un manque de sérieux dans la finition de ce jeu qui n’est pourtant pas coutumier de cet éditeur. Ils devaient être en train de chanter le dernier succès de la J Pop à grands coups de Campaï certainement !

La durée de vie quant à elle est assez bonne voire même un peu trop tant c’est une torture de venir à bout du titre. Pour le multi, il faut déjà réussir à se connecter et surtout à trouver des parties. Là encore, après plusieurs tentatives infructueuses et plusieurs retours sous Windows, vous passerez votre chemin de croix.
 

Article rédigé par kago , le

Il est évident que vous devez absolument ne pas acheter ce jeu qui est une honte pour Namco surtout que la sortie européenne est en retard de huit mois celle des américains. Rien n’a été fait pour améliorer le produit. Ce n’est pas les deux patchs disponibles qui résoudront vraiment les problèmes que vous rencontrerez. Le jeu est laid, le scénario inintéressant, l’intelligence artificielle médiocre. Allez oops le royaume de Dieu n’est pas pour tout de suite à moins que ce soit lorsque vous éteignez votre PC.

Points positifs

  • Un joli booklet

Points négatifs

  • Des bugs à répétition
  • Des graphismes d'un autre temps
  • IA inexistante

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