Test : Company Of Heroes

Company Of Heroes - PC

Genre : Stratégie

Date de sortie : 29 septembre 2006

Relic Entertainment continue sur son terrain de prédilection avec la sortie de Company of Heroes, un RTS se déroulant sous une teinte de seconde guerre mondiale. Le scénario ne bouleversera personne et en désabusera même certains mais progressons tout de même ensemble voir si l'opus de Relic vaut son pesant de douilles.

 
 
Tout commence en été 1944 avec la célèbre bataille du débarquement sur les côtes normandes. La transition entre la cinématique d’intro et la phase de jeu est joliement bien réalisée. Nous voilà au contrôle des soldats alliés, fonçant sous des pluies de balles et d’obus, pour déloger ces maudits campeurs d’allemands bien au chaud. Les renforts arrivent de plus belles, les corps s’entassent, volent en éclats; il s’agit d’une véritable boucherie dont même le Führer lui-même en rougirait. On ne sait plus où donner de la tête, il faut réagir rapidement et autant vous le dire tout de suite, le gameplay est endiablé et le sera tout au long de la campagne.
 

Pas le temps de bailler, les Nazis veulent en découdre

Relic donne le ton dès la première bataille, le rythme de jeu se veut très nerveux. La quinzaine de missions alliées de la campagne accompagnée d’objectifs très classiques sera une guerre de position permanente contre les troupes allemandes. Les cartes décomposées en plusieurs points stratégiques, vous demanderont de les contrôler un par un afin d’assurer votre suprématie économique donc militaire. Une idée de gameplay efficace et qui a déjà fait ces preuves sur le dernier titre de Relic Warhammer : Dawn of War. A ce titre les différents points à contrôler, vous apporteront diverses ressources utiles à la construction d’unités ou de bâtiments. Dans le détail, certains vous accorderont des ressources en homme (manpower) utile pour recruter ou upgrader les fantassins et véhicules. D’autres comme les points de munitions vous permettront de faire appel à des tirs d’artillerie ou d’upgrader certaines armes. Comme par exemple, le fait d’équiper vos fantassins de base en lance-roquette afin d’améliorer leur potentiel de destruction contre les véhicules du Führer. La dernière ressource étant la carburant, il vous faudra obligatoirement les contrôler pour construire des véhicules et certaines évolutions. Là où l’histoire se complique, c’est que les points de contrôles/ressources seront harceler (harass) en permanence par l’ordinateur et même vos plus grosses défenses (bunker, canon antichar) seront facilement détruites. Votre armée effectuera des mouvements perpétuels, souvent prêtes à partir défendre un poste avancé pour la énième fois. Votre APM (taux de clics par seconde) va en prendre un sacré coup et je ne vous parle même pas des parties en multi. Certains reprocheront peut-être une IA un peu trop scriptée et prévisible mais cela contribue grandement à donner un rythme soutenu tout au long des missions.

Bien que la meilleure défense soit l’attaque pour vous étendre un maximum, Relic a mis au point une brillante idée; celle de voir si nos unités plus particulièrement nos fantassins sont bien protégés ou non par le décor. Ainsi chaque squad, puisque ici on dirige nos unîtes par groupe, se verra attribuer au-dessus de leurs têtes un bouclier de couleur : vert indiquera une couverture optimale de vos soldats alors que le rouge je vous laisse deviner. Si vos unités restent trop longtemps sous le feu, elles paniqueront rapidement et vous en perdrez le contrôle pendant un temps. On évite dès lors tous rushs suicidaires à l'instar d'un Command and Conquer, un petit plus stratégique qu’on apprécie grandement. Le déplacement de vos unîtes ainsi que la prise en main en général est très intuitive et laisse libre cours à l’action et à la micro gestion dans son ensemble.
 

Dieu que ça pétille à l’écran !

Graphiquement, on assiste à une très belle réalisation de la part de Relic. Sûrement l’une des meilleures sur le sujet de la seconde guerre mondiale. Le moteur du jeu assez gourmand soit dit-en passant nous offre tout un panel de sons et lumières à en faire pâlir une production hollywoodienne. A cet effet, comptez sur une machine au goût du jour pour profiter pleinement de la qualité graphique du soft sous peine de ralentissements désagréables lors de combats intenses. Bref, on a la réelle impression d’être sur un vrai champ de bataille à chaque instant. Les explosions sont vraiment crédibles, le pathfinding et les animations des fantassins sont saisissantes de réalisme. On se délectera de les voir projeter sur quelques mètres lors d’une explosion d’une grenade bien placée. Visuellement c’est très agréable et dans l’ensemble bien détaillé le tout accompagné par une ambiance sonore irréprochable. Je dois dire que ce fut sympathique d’utiliser le char lance-flamme sur des troupes allemandes avec le doux murmure du conducteur laissant échapper un « Burn, motherfucker ». Outre la beauté graphique, on soulignera le fait que tous les éléments du décor sont complètements destructibles. Les chars seront de véritables engins de démolition allant même parfois à faire écrouler des maisons entières à leurs contacts. Relic ne blague pas et nous offre simplement une des meilleurs productions STR de l’année coté réalisation.
 

Tu t’es déjà pris un 30 tonnes dans la face ?

Les chars M4A4 Sherman méritaient un aparté au vu de leurs places prépondérantes dans Company of Heroes. Il faut savoir que les chars motorisés au cours de la campagne seront vos unités les plus précieuses et sans nul doute les plus dévastatrices. Parés pour n’importe quels genres situations, ils seront aussi efficaces contre les fantassins avec leurs mitrailleurs et tout autant redoutables contre leurs rivaux directs « Tiger allemand » avec leurs smoke-grenade et leurs canons upgradés. Malgré leurs puissances phénoménales, on regrettera leurs suprématies à toutes épreuves dans la campagne nous obligeant rapidement à délaisser les fantassins dès les cinq premières minutes passées. Un petit élément qui incite le rush à la production de chars pour boucler rapidement une mission sans se préoccuper fondamentalement de la vision stratégique de cet opus. Pourquoi construire léger quant on peut produire à prix modique des engins quasi-invulnérables aux balles et aux rockets en collision frontal ? En parlant de frontal, la maniabilité des chars est un peu capricieuse de temps en temps. On se retrouvera souvent à conduire le moteur face à l’ennemi dans l’incapacité de faire tourner correctement notre char afin d’offrir la surface la plus blindée aux assaillants. Rassurez-vous cette domination dans la campagne solo est largement rééquilibrée en mode multi du fait que le joueur humain utilisera toutes les techniques possibles à l’inverse de l’ordinateur. Comme par exemple, l’utilisation de troupes « Rangers » équipées de lances roquettes ou l’option de « bombe collante » des fantassins, diablement efficaces pour se débarrasser de ces démons de fer.
 

Article rédigé par Dtox , le

Relic, malgré un thème de la seconde guerre mondiale surexploité, marque les esprits et signe sans nul doute l’un des meilleurs RTS de l’année 2006. Une valeur sûre à ne surtout pas rater à la fois pour ces petits ajouts attrayants mais aussi pour sa réalisation digne d’une production hollywoodienne. Un chef d’œuvre à acheter les yeux fermés !

Points positifs

  • Moteur graphique et physique
  • Immersion totale
  • Gameplay nerveux et oppressant
  • Ambiance sonore

Points négatifs

  • Un seul camp jouable (campagne)
  • IA parfois trop prévisible

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