Test : Titan Quest

Titan Quest - PC

Genre : Action-RPG

Date de sortie : 30 juin 2006

Genre
Action-RPG
Date de sortie
30 juin 2006 - France
Développé par
Iron Lore Entertainment
Edité par
THQ
Disponible sur
PC
Site officiel
Site officiel

Votre copine vient de vous lâcher par téléphone. Décontenancé, vous lâchez votre tasse de café à moitié pleine. En voulant ramasser les morceaux, vous vous coupez, classique. Ca commence à bien faire, vous foncez dans la salle de bain pour vous mettre un pansement, mais glissez sur le sol humide. Après avoir fait le vide dans votre tête, vous arrivez enfin à vous coller ce fichu sparadrap. Bien joué, la partie collante est sur la plaie…

 
 
Après autant de merdes débités en quelques instants, il serait surprenant que vous n’ayez pas une soudaine envie de meurtre. Pour éviter de passer en cours martiale, THQ vous propose Titan Quest, un hack’n’slash pur et dur où la subtilité n’existe pas. Vous pourrez ainsi relativiser les faits : une de perdue, 10 millions de trucidées.
 

Tiens prends ça, connasse !

Titan Quest ne fait pas dans la dentelle. D’entrée de jeu, on dirige un personnage arrivé dans un village, et on ne sait rien de lui, si ce n’est son sexe que vous aurez défini avant de commencer la partie. Et puis bon, c’est partit quoi, on déplace notre bonhomme à la souris et puis cash, des sangliers attaquent un cheval, alors on clique frénétiquement sur les sangliers pour leur donner de gros coups de massue jusqu’à ce que mort s’ensuive. Et elle s’ensuit rapidement, je vous le dis. C’est le principe du Hack’n’slash quoi, bête et méchant, simple et défoulant. Addictif et ennuyeux aussi, car s’il est extrêmement défoulant de cliquer sur des armées de monstres les premières demi-heures, ça devient aussi extrêmement répétitif au bout de quelques heures. Des pauses sont alors à mon sens incontournables. Après, tout dépend certainement si vous êtes accroc au genre (genre pourtant disparu depuis quelques années), ou pas. Quoiqu’il en soit, derrière ce concept basique se cache un autre plaisir de jeu bien mis en avant dans Titan Quest : la customisation de son personnage.
 

Au moins dans Titan Quest, j’ai la classe.

Le background de Titan Quest se construisant autour des trois mythologies les plus célèbres du monde (grecque, égyptienne, et scandinave), l’intrigue vous amènera voyager au travers de ces pays respectifs, l’occasion de revêtir des armures de plus en plus classes et performantes (de plus en plus chères aussi) afin de rendre votre trou du cul de héros de plus en plus charismatique. D’autre part, des bonus que vous trouverez sur les corps des multiples cadavres ou dans les divers coffres qui arpenteront votre chemin, vous permettront d’ensorceler vos nouveaux costumes, toujours dans le but de devenir plus efficace. Marque de fabrique de ce genre de jeu, tout l’intérêt repose sur la montée en puissance de votre héros, et Titan Quest s’en sort sur ce point là véritablement très haut la main tellement cette sensation de puissance est présente. C’est facile, à l’écran, les coups que vous donnez se font bien sentir, et les attaques spéciales que vous déclenchez sont l’occasion d’admirer des effets spéciaux suffisamment spectaculaires pour anéantir une armée de monstres tout en couleurs. Et franchement, c’est vraiment jouissif, on a du mal à s’en lasser, d’autant que la palette d’attaques spéciales est suffisamment bien fournit, et pour cause : le système de skills de Titan Quest est incroyablement bien foutu.
 

Héritage Guild Wars ?

En début de jeu, on vous donne le choix d’une spécialité, ce qui diffère de la coutume des classes propre à n’importe quel RPG et autres Diablo. Ici, si vous voulez faire un guerrier, le choix le plus judicieux est évidemment de se spécialiser dans les compétences de la Guerre. Plus tard dans le jeu, à la manière d’un Guild Wars, vous pourrez vous spécialiser ailleurs, toujours parmi le même choix de thèmes : Chasse, Défense, Terre, Nature, Esprit, bref, vous retrouverez de toute évidence le plus appropriée pour customiser votre héros et en faire un adepte de votre classe favorite (tablez sur Esprit pour faire un Nécromancien par exemple). Armé ainsi de deux classes, la variété et les combinaisons d’attaques que vous pourrez lancés sont multipliés, ce qui rajoute une dimension supplémentaire au genre. Les surprises ne s’arrêtent pas là : à chaque montée de niveau, vous aurez 3 points de compétences à répartir dans vos différentes skills qui se répartissent de la manière suivante : une graduation générale correspondant à votre maîtrise de la classe devra être privilégié en priorité pour débloquer des compétences plus précises. En effet, à mesure que la graduation atteindra un stade plus élevé, vous aurez accès à de nouveaux « pouvoirs » disponibles à chaque échelonnage. A nouveau, vous pourrez (et devrez) répartir vos points gagnés à la montée d’un niveau dans ces compétences pour les débloquer, puis les affiner pour qu’elles se révèlent plus efficaces. En pratique, c’est encore plus subtil que ça, mais vous avez déjà là les grandes lignes du principe de levelage de Titan Quest.

Un univers enchanteur

D’un point de vue strictement technique, Titan Quest bénéficie d’un moteur 3D affichant des décors globalement très jolies (beauté parfois irrégulière) et haut en couleurs. Les monstres, en particulier les boss, sont impressionnants. Sans doute grâce à leurs animations de déplacement et d’attaques, et sans doute aussi un petit peu par leur design plutôt classe, il arrive qu’on les trouve tellement imposants qu’on ose à peine venir vers eux pour les affronter. Mais ce serait oublié la clique de super combos que possède notre héros, qui ont déjà fait leurs preuves sur les monstres de bases qui ont su parfaitement volés dans les airs, mettant à dure épreuve le moteur physique du jeu. Tout ça a bien évidemment un prix, et il se trouve que la gourmandise du soft en fera reculer plus d’un. Même sur une grosse machine, telle que la mienne (4000+ 2giga de RAM et 7800 GTX), j’ai du subir quelques baisses de framerates assez désagréables. Rien de bien méchants et il suffit de baisser quelques détails pour arranger tout ça. Mais force est de constater que nos machines pourtant récentes arrivent déjà dans la phase descendante et qu’il va falloir, encore, mettre la main au portefeuille pour les futures sorties encore plus costauds.

Article rédigé par Tatane , le

Titan Quest se révèle être un excellent Hack’n’slash à l’ancienne, avec son lot de nouveautés vraiment agréable, telle que la gestion de customisation de son héros. Il est défoulant, joli, nous fait voyager et se montre suffisamment addictif pour son genre. Reste qu’il n’y pas de miracle, cliquer frénétiquement sur sa souris finit tôt ou tard par lasser après quelques heures de jeu.

Points positifs

  • Système de compétences
  • Addictif
  • Sentiment de puissance bien ressenti
  • Bonne durée de vie
  • Beau graphisme

Points négatifs

  • Fatalement répétitif
  • Gestion de l'inventaire
  • Gourmand en ressource

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