Test : Le Seigneur des Anneaux : La Bataille pour la Terre du Milieu II

Le Seigneur des Anneaux : La Bataille pour la Terre du Milieu II - PC

Genre : STR

Date de sortie : 02 mars 2006

Genre
STR
Date de sortie
02 mars 2006 - France
Développé par
Electronic Arts
Edité par
Electronic Arts
Disponible sur
PC, Xbox 360
Parfois appelé
BFME, BpTM 2, BpTdM 2, bataille pour la terre du milieu 2, middle earth, middle earth 2

C’est drôle, en ce moment précis, j’aimerais beaucoup vous parler à quel point il fait bon vivre, à quel point la vie est belle, que les femmes sont jolies, que les tulipes sont rouges, que les mimosas ne fanent plus et que Bush n’aura pas de troisième mandat. Mais non, je ne peux pas : c’est la guerre !

 
 
Et puis pas n’importe quelle guerre, mince ! Figurez-vous tout de même que c’est la Guerre de l’Anneau. Tout le monde se bat pour ce trésor si précieux, les moches comme les beaux, les petits comme les géants, les cons comme les sages. Car cet anneau est celui qui les gouvernera tous, qui les liera dans les ténèbres et…ouais bon sang, c’est un sacré anneau. Et il suffit de voir les immenses armées menées par les deux camps se foutrent sur la gueule pour piger que cette guerre n’a rien à voir avec notre troisième guerre mondiale. On est des minables à côté, parfaitement !
 

Histoire revisité

Bataille pour la Terre du Milieu 2 (BpTM 2) n’est pas comme son nom l’indique une suite à BpTM 1. En tout cas, pas scénaristiquement parlant. Si le premier volet s’en tenait point pour point à l’histoire du film, le 2 a eu besoin d’aller saisir d’autres éléments scénaristiques pour pouvoir s'étoffer un peu plus. Et c’est bien dans le bouquin du père Tolkien qu’on est allé chercher tous ça. C’est donc comme ça que le jeu s’est diablement enrichit depuis notre dernière rencontre. Déjà, sachez que ce n’est plus deux mais six camps que l’on pourra choisir, répartis dans les deux factions standards : le Bien et le Mal. Incarnez donc les nains, les elfes ou les hommes d’un côté, et les gobelins, les orcs ou les urukais de l’autre. Un choix plus varié pour des plaisirs qui ne le sont pas moins. Après tout, une volée de flèches elfiques est tout aussi distrayante qu’un lancé de haches naines. C’est foncièrement le même effet, mais ça ne se savoure pas pareil.
D’un point de vue strictement scénaristique, les campagnes solos sont bien contées et nous font vivre diverses batailles un peu partout sur les Terres du Milieu à la tête de différentes armées. On est content de savoir enfin que les armées de l’alliance du Bien ne se la coulaient pas douce lorsque la communauté devenait asthmatique dans la Moria. Le rythme est d’ailleurs excellent On enchaîne les missions sans trop comprendre le rapport entres elles, passant de héros nains tel que Gloin à des héros elfes tel que Glorfindel pour finalement se retrouver tous réunis lors de la bataille finale, ayant cette réelle impression que toutes nos armées ont marché longtemps et ont vécu plusieurs batailles avant de se retrouver là, épuisées mais prêtes à donner main forte à l’ultime armée capable de terrasser le Mal…Woaw, comme dans le film ! Mettons nous bien d’accord, l’histoire n’est pas celle que vous connaissez, vous, pauvres fans de la trilogie P.Jackson. Vivez là comme une alternative, comme si elle aurait pu être comme ça. Savourez les nouveaux décors que vous ne connaissiez pas telles les Montagnes Bleues, abris des nains mineurs, et sachez appréciez tous ces prétextes à se battre qui n’ont qu’un seul but : nous faire revivre l’intensité des bataille du film constamment !
 

Du grand spectacle

Allez cette fois-ci, c’est vraiment la guerre. Faisons vous part des mécanismes de jeu ultra simples. Si BpTM 2 s’est enrichi par rapport à BpTM 1 à ce niveau là, ça reste quand même largement à la portée du grand public et toujours bien plus enfantin que le dernier Age of, pourtant lui aussi pas mal simplifié. Cette fois ci donc, comme dans n’importe quel STR, la construction de structure est la base de tout. On construit sa forteresse, ses casernes, ses tours et ses mines/arbres/tunnels (suivant la faction). Ces dernières structures seront votre unique source de revenus. Disposez en plein et stratégiquement et vous serez alors bientôt aussi riche que Dieu. Il ne restera plus qu’à faire tourner les casernes pour sortir vos armées qui seront rapidement conséquentes, et j’en veux pour preuve qu’à chaque unité demandée, c’est bien une vingtaine qui en sort. Comme vous êtes comme moi et que vous avez le click de la souris facile, vous voyez où je veux en venir. Plus qu’à balancer tous ça sur l’autre enflure d’en face. Et là, c’est visuellement le pied. Vos chevaux défoncent les archers comme des insectes, les Ents bombardent de grosses roches sur les piquiers immobiles, vos soldats font la mêlée avec les adversaires dans un fourmillement hallucinant, les bâtiments s’écroulent, les trolls se ramassent sur nos armées…bref, c’est la guerre hein. Et comme si ça ne suffisait pas à rendre le spectacle assez distrayant, des super pouvoirs viennent pimenter le tout. Pluie de météorites, inondations avec les chevaux façon Arwen, poussée de forêt en plein champ de bataille. On sent l’influence à la Age Of Mythology, mais on ne s’en plaindra guerre tellement c’est bon. C’est tout simplement la claque visuelle. Rajoutez à ça les cris de guerre de tout le monde, les ordres que donnent les héros surpuissants quand ils partent à l’attaque, et bien sûr les musiques des films qui sont d’une efficacité redoutable quand il s’agit de rendre mythique une bataille déjà épique ! Jamais un STR n’a procuré de telles sensations, on est vraiment à fond dedans. Ces batailles, on les vit ! On pourrait alors se demander si du coup c’est vraiment de la stratégie temps réel ou carrément de l’arcade où l’armée la plus grosse l’emporte. Mais non, BpTM 2 utilise pourtant le fameux concept du pierre/ciseau/papier. Les cavaliers pulvérisent les archers qui pulvérisent les piquiers qui pulvérisent les cavaliers. Mais je vous l’accorde, connaître ses principes de bases vous aideront dans les partie multijoueurs, certes, mais sont très dispensables pour les campagnes solos, bien trop simples, bien trop courtes, et bien trop prétextes à vous en jeter plein la vue facilement. Il serait néanmoins dommage d’y passer à côté, car les sensations sont là.
 

Ou alors un jeu de plateau

BpTM 2 propose un mode de jeu assez curieux puisque il enlève justement tout le côté dont je viens de faire l’éloge, c'est-à-dire le côté grandiose des bataille. Ce mode, c’est « Guerre de l’anneau ». Ca s’assimile à un jeu de plateau, façon Risk, se joue au tour par tour, et donc est plus axé sur des stratégies d’occupation de territoire que sur les batailles en elles même qui se joueront aux dés, suivant les forces en présence. C’est donc assez amusant de voir que l’on peut varier nos plaisirs. D’un côté un STR défoulant qui n’a sans prétention aucune de nous plonger au cœurs des batailles, soit ce jeu de gestion, avec encore moins de prétention, de nous mettre au commande d’un dirigeant d’armées à la conquête des Terre du milieu. Cela dit, on peut choisir nous-même dans ce mode de jeu la possibilité de régler nos batailles en temps réels, ce qui donne tout l’intérêt à ce mode de jeu d’être joué, puisqu’il donne une approche assez différente de ce qu’est une guerre, avec tous ses front à gérer.
 

Et graphiquement, le jeu est beau ?

Revenons au STR classique. Les batailles en jettent, les unités sont animées divinement, les effets de flammes et d’eau sont criants de réalismes, les éboulements font trembler vos caissons de basses ou donne cette impression même si vous coupez le son, et les décors sont incroyablement travaillés. Artistiquement, oh oui c’est beau. Maintenant, j’avoue ne pas avoir été bluffé outre mesure par le moteur 3D en lui-même. D’accord, il faut bien afficher tout ce beau monde à l’écran mais je crache sur le dé-zoom impuissant, qui même en haute résolution ne donne pas satisfaction. On reste trop proche des batailles alors que le zoom, lui, est plus efficace mais aussi plus inutile. Et il permet de rendre compte que le moteur 3D a des faiblesses. Les unités sont bien animés, certes, mais elles manquent cruellement de détails et sont comme qui diraient taillées à la hache. Pour comparaison, Age of Empires 3, toujours lui, est bien plus beau, plus circulaire et plus détaillé que BpTM 2. Reste que le soft d’Electronic Arts est une tout autre paire de manche. C’est un STR efficace, qui procure des sensations sans égales et qui, quoiqu’en disent les fans, nous font revisiter l’histoire du Seigneur des Anneaux sous un angle pas désagréable !
 

Article rédigé par Tatane , le

Bataille pour la Terre du Milieu 2 est le jeu du Seigneur des Anneaux. Si vous ne deviez jouer qu’à un jeu tiré de cette licence, c’est celui là. Le plus fidèle assurément, il saura vous faire revivre les sensations éprouvées durant les plus grandes batailles de la trilogie. Fun, beau, épique, c’est aussi un des meilleurs STR du moment.

Points positifs

  • Epique
  • Fun
  • Pas moins stratégique
  • Une campagne solo interessante
  • Le mode Guerre de l'Anneau

Points négatifs

  • La campagne solo trop courte et trop bourrine
  • Le dé-zoom un peu merdique

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