Preview : Caesar IV

Caesar IV - PC

Genre : Gestion romaine

Date de sortie : 13 octobre 2006

Changement d’éditeur, changement de développeur. En 8 ans, la série des Caesar a eu le temps de se retrouver plusieurs fois au placard. C’est finalement Vivendi qui, en voyant les Civ-like revenir à la mode, se décide à relancer la licence. Nouvelles règles, nouveau moteur, mais ambiance intacte, voila ce que l’on pourrait retenir de Caesar IV, digne successeur de la série à succès, qui par à la reconquête d’un terrain perdu depuis bien longtemps.

 
 
Ce mois-ci, Glory of The Roman Empire et CivCity mettait au goût du jour le Sim City à la sauce romaine. Dans deux mois, Anno 1701 viendra mettre son grain de sel dans les jeux de gestion d’époque. A coté, Civilisation IV a rallié tous les suffrages par un gameplay plus libre et des règles moins difficiles à appréhender pour le grand public. Il se permet de sortir un add-on ce mois-ci (Warlords), qui risque de bouffer le budget des amateurs de Sim-like. Reste-t-il de la place pour un nouveau challenger ? Avec une licence comme Caesar, ce serait la fin du Monde qu’il y aurait quand même des fans en train de trépigner d’impatience devant les magasins. Mais le titre en vaudra-t-il la chandelle ?
 

Pas qu’une licence

Tilted Mill, les développeurs, connaissent bien le milieu. Ils ont développé « Les Enfants du Nil » voila quelques années, qui avait su rallié les suffrages de la presse malgré un budget limité. Suite à cette belle histoire, Vivendi leur a donc demandé de réaliser une suite à Caesar III, sobrement intitulée Caesar IV, histoire de revenir dans la course. On y retrouve un gameplay touffu, avec gestion de l’irrigation en eau, de la délinquance, et des ressources. Il faudra accroître l’hygiène urbaine à grand renfort de bains publics et de barbiers, calmer les démagogues en leur proposant différents loisirs, de l’Odéon au Colisée. Il faudra apprendre à commercer avec les régions extérieurs, faire copain copain avec Rome et répondre à leurs requêtes en temps et en heure. Pour le coté statistique, on retrouvera un menu dédié à votre gouvernement, avec un conseiller pour les taxes, un autre pour l’expansion, pour la gestion de vos armées, pour vos revenus, pour la plèbe, pour le commerce, etc. Ils fileront toujours des conseils à prendre au pied de la lettre et à régler le plus vite possible. Bref, si vous sortez de Caesar III, vous n’aurez aucun mal à vous mettre au IV. C’est tout pareil, mais en plus joli.
 

Et pour les autres ?

La série des Caesar a toujours eu une sorte de mutisme informatif. Pourquoi ce bâtiment ne marche pas ? Pourquoi les gens s’en vont ? Pourquoi il n’y a plus d’ouvriers ? Pourquoi je ne peux pas produire tel produit ? Je me souviens de mes longues heures d’incompréhension sur la troisième version de Caesar. Il fallait savoir déchiffrer les animations qui égayaient vos bâtiments : dans celui là, il y a trois pots d’argile. Il fonctionne donc à 50%. Cette fontaine est de niveau 3, donc le quartier se porte bien. Le niveau d’eau de ce réservoir est bien bas, il faudra penser à le relier à plus d’aqueducs. Etc. Ca avait son charme. Mais aujourd’hui, face à Glory of The Roman Empire, qui propose par exemple une gestion simplifié mais terriblement agréable, Caesar IV va être obligé de proposer une interface plus simple. Qu’en est-il ? Deux mois avant sa sortie, ça reste très directif. Si un bâtiment n’est pas relié à la route, vous pouvez dire adieu à votre production de blé. Si vous n’avez pas pensé à construire une usine de bijoux, votre mine d’or sera rapidement pleine, mais vous n’en saurez rien. C’est dommage de condamner de cette façon les joueurs peu pointilleux. Bien sûr, les développeurs ont intégré un système d’aides qui s’affichent en haut de l’écran. Mais pendant 20 minutes, ces aides ont alterné entre « l’hygiène de votre ville est incroyablement basse » et « votre chômage est élevé ». Bref, des aides d’ordre général, quand ce sont souvent des petits détails qui pénalisent toute l’économie.
 

C’est vous qui décidez

Une ville minière ou une cité d’or ? Il est amusant de voir comment Tilt Mills a décidé de supprimer un système que la série avait quasiment créé, et qui a été reprit dans tous les Civ-like à la sauce romaine. Ce fameux système d’évolution des maisons selon le niveau de vie du quartier. Encore ce mois ci, Glory of The Roman Empire, Anno 1701, et CivCity l’utilisent. Et bien dans Caesar IV, oubliez-le. Ou plutôt non, il faudra penser différemment. Désormais, vous pourrez directement construire des maisons basiques, des domus, ou des Villas. Les maisons abriteront des ouvriers et la plèbe locale, prête à travailler manuellement des jours durant dans vos fermes et usines de production. Inversement, les Villas seront habitées par la population dorée de votre cité : elle cherchera plus des emplois dans vos bâtiments administratifs par exemple. Ces bâtiments n’évolueront pas, il faudra juste faire en sorte qu’ils aient accès aux ressources que demande leurs habitants : pain et eau pour la plèbe, loisirs et joaillerie pour les plus riches. De quoi surprendre les plus habitués au genre, même si l’innovation reste somme toute très limitée.
 

Article rédigé par Rick28 , le

Caesar IV propose une superbe représentation de votre cité romaine idéale. Quelques concepts ont été simplifiés pour proposer un gameplay plus ouvert aux personnes découvrant une série disparue depuis 8 ans. En revanche, le jeu reste toujours difficile : il faut faire attention à tout, et même avec huit bâtiments destines à la protection contre le feu, des villas s’enflamment. Si en plus, on doit faire avec les demandes lourdingues de Rome, et des Dieux qui se piquent la vedette à celui qui détruira le plus de vos productions, Caesar IV laisse peu de chances aux joueurs les moins bagarreurs. Dur, dur d’être grand public.

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