Test : Agatha Christie : Dix Petits Nègres

Agatha Christie : Dix Petits Nègres - PC

Genre : Point & Click

Date de sortie : Décembre 2005

Genre
Point & Click
Date de sortie
Décembre 2005 - France
Développé par
AWE Games
Edité par
The Adventure Company (Dreamcatcher)
Disponible sur
PC, Wii
Site officiel
Site officiel

Si je vous dis enquête et Point & Click, vous faites quoi ? Non, ne partez pas, ce genre de jeu est-il si rébarbatif ? Je n’ose y croire. Et si c’est l’avis d’une fille, vous serez plus attentif ? Bref, une adaptation d’un grand roman, pas de besoin de PC d’enfer et juste l’utilisation de la souris, c’est intéressant non ?

 
 
En voilà un titre de jeu qu’il est sympa et long : Agatha Christie : Dix Petits Nègres. Franchement, entre nous, ils n’auraient pas pu faire plus court, genre « Dix Petits Nègres » ou « Devinez Qui ». C’est comme si j’appelais mon chat « Moumoune, le chat de moi-même, Ptichou ». Bref, revenons au sujet du test (je tente l’abrégé) : Devinez Qui. The Adventure Company a donc décidé d’adapter le fameux roman d’Agatha Christie Dix Petits Nègres en jeu vidéo, qui était sorti au siècle dernier. L’histoire est simple, dix personnes (dont deux servants) sont invités par un mystérieux A.N O’Nyme sur l’île du Nègre (appelée ici l’Ile de l’Epave), et ces dix personnes seront tués dans la nuit selon une célèbre comptine : "Dix petits Nègres s’en furent dîner, l’un d’eux but à s’en étrangler, il n’en resta plus qu’un. Neuf petits Nègres se couchèrent à minuit, l’un d’eux à jamais s’endormit", etc. Une belle comptine, un peu macabre ma foi mais ultra connue dans le célèbre roman. Pour le jeu, les Nègres sont remplacés par des matelots (aaah, le politiquement correct) et un onzième personnage a été ajouté : vous !
 

J’ai les chocottes

Quand même, ça fait un peu peur tout ça. Etre le onzième, savoir que tous vont mourir, un par un, c’est inquiétant. Vous êtes Patrick Narracott, un batelier british qui se retrouve coincé sur cette île suite au sabotage de sa barque. Dès lors l’aventure commence. Tous les clichés des Point & Click vous attendent bras ouverts : les décors en 3D précalculée, les personnages en 3D temps réel, un inventaire sans fond, des dialogues ponctués de QCM et un bloc-notes régulièrement à jour. Comme qui dirait l’autre au bar, ça donne envie. Mais alors, si le jeu est en lui-même un cliché, vaut-il le coup ? Eh bien, il mérite de l’attention, car derrière son aspect classique se cache un véritable scénario et une ambiance accrocheuse. Le pur style anglais mélangé à la trame inquiétante, qui nous rend suspicieux du moindre fait, c’est génial. Chaque PNJ a quelque chose à cacher, à se reprocher. A vrai dire, tout est fait pour que l’on se méfie dès le début puisque le couple Owen, celui censé nous accueillir, n’est pas sur les lieux. Après avoir pénétré la maison, les accusations arrivent. C’est un enregistrement audio, chaque invité est accusé d’avoir commis un meurtre, et dès lors tout le monde s’attend à un week-end pas forcément très facile. Evidemment, il pleut dehors, mais qu’importe, il faut vite retrouver l’auteur de ces meurtres, d’autant plus que le nombre d’invités diminue très vite.
 

Plus Point & Click, tu meurs !

Concernant le gameplay, c’est simple. On évolue en cliquant un peu partout, on parle aux convives, on leur pose des questions (souvent les mêmes), on apprend des choses, on fouille tout, des endroits les plus improbables jusqu’au reste, on peut mélanger et démonter des objets. On peut aussi stocker tout un tas d’objets, comme un seau d’eau ou une pelle (costaud le Patrick !) pour s’en servir plus tard. La demeure est très grande, difficile de progresser rapidement, même si ce n’est pas le but. Petit point faible, vous pouvez fouiller partout, vous n’éveillerez pas le moindre soupçon, ne vous en faites pas. Comme tout bon Point & Click, le héros parle tout seul, en disant ce qu’il pense de tel ou tel objet, en parlant à voix haute de ces meurtres, pas très futé le pauvre. Place désormais aux choses qui fâchent : les petits défauts.
Commençons par l’aspect graphique, bien pauvre. Les décors sont évidemment très jolis, mais les personnages rencontrés n’ont pas de style, ni d’expression vivante. A part esquisser des grimaces, ils ne font pas grand-chose. C’est tout juste s’ils réagissent quand ils sont accusés de meurtres. On pourra également reprocher des dialogues banals, les mêmes questions reviennent dans l’ensemble, et les personnages se retrouvent parfois à se parler dos à dos (c‘est un style, mais bon). Ajoutez à cela les caméras pas toujours bien placées, le bloc-notes en bordel et une traduction moyenne et vous comprendrez vite que ce qui fait la force du jeu, ce n’est pas son esthétique mais son scénario en béton.
 

Article rédigé par Ptichou , le

Devinez Qui s’avère donc au final être un bon jeu sans grande prétention, sans grande réalisation mais avec un scénario solide, une ambiance prenante dès lors qu’on se lance dans l’aventure comme il se doit et une durée de vie forcément très bonne. A noter que de nouvelles énigmes ont été ajoutées en plus de celles du roman.

Points positifs

  • Une bonne durée de vie
  • Un scénario solide
  • Une ambiance british

Points négatifs

  • La technique
  • Les graphismes
  • Le manque de finition

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