Test : Tropico

Tropico - PC

Genre : Gestion

Date de sortie : Avril 2001

Genre
Gestion
Date de sortie
Avril 2001 - France
Développé par
PopTop Software
Edité par
Take Two Interactive
Disponible sur
PC
Site officiel
Site officiel

Quand c'est trop, c'est Tropico ! Tropico est un jeu de stratégie qui vous fait incarner un dictateur. Vous êtes à la tête du gouvernement d'une île, qui est censée être une république. El Presidente, voici des détails sur Tropico...

 
 
Grâce à Tropico, vous pouvez changer de peau et vous glisser dans celle d'un dictateur plus ou moins sympathique avec son peuple, plutôt capitaliste ou communiste, etc. Vous devrez rendre votre population heureuse en construisant des fermes, des usines, des bars, des églises, des chaînes de TV, des lycées, pour subvenir à leurs besoins. Vous devrez aussi vous attirer la sympathie des Américains et des Russes, ce qui est assez difficile : si vous lancez des décrets en faveur des Américains, les Russes ne seront pas contents et vice-versa.
 

Un jeu trop... pico

Je sais, le pico ça n'existe pas, mais c'était pour faire un jeu de mots pourri (un de plus !). Hum ! hum ! Soyons sérieux et procédons par ordre chronologique : pour commencer, il est conseillé de faire le didacticiel. Effectivement, Tropico est un peu dur au niveau de la prise en main si on ne le fait pas. Vous avez un conseiller qui vous guide et vous apprend à jouer. Il parle avec un accent latino... Ah oui ! Au fait ! J'ai oublié ! Cela se passe en Amérique latine, enfin, plutôt sur une île des Caraïbes, et cela commence en 1950. Vous avez donc un conseiller qui vous suit tout au long du jeu et que vous retrouverez plus tard, dans les cartes aléatoires et les scénarios. Il vous explique comment gérer les fermes pour les exploiter au maximum et gagner le plus d'argent possible par la même occasion, comment évaluer le bonheur de vos citoyens, comment construire les bâtiments, comment lancer des décrets, etc.
Une fois que vous avez fini ce didacticiel, vous pouvez soit continuer à gouverner cette île pour vous familiariser vous-même avec les autres fonctions de Tropico, soit quitter pour lancer un scénario ou une carte aléatoire (je vous recommande de continuer un peu à gouverner, puis de lancer une carte aléatoire en faisant en sorte pour que la difficulté soit d'environ 20-25 %). Au premier abord, les graphismes surprennent : ils ne sont pas trop mal. Surtout quand on zoome, en zoom à fond, on a l'impression que c'est de la 3D : les habitants sont bien faits, les bâtiments regorgent de petits détails, bref, c'est beau, c'est fin, c'est net... Mais au fait, quand on va dans les options, on s'aperçoit que l'option "3D" est sélectionnée ! Etrange... C'est donc vraiment de la 3D ? Je reste tout de même sceptique sur ce point-là. On peut, évidemment, pivoter pour voir derrière les bâtiments, par exemple.
 

Tropico lonel Zourzil

Ha ! ha ! ha ! Encore un jeu de mots pourri. Bon, c'est pas grave. Vous incarnez non pas un colonel, mais un dictateur qui se fait appeler "El Presidente". Ca fait moins dictateur, comme ça. Vous devrez chosir votre caractère, vos qualités, vos défauts... Vous choisirez, entre autres, si vous êtes communiste ou capitaliste, vous pourrez choisir aussi si vous êtes un intellectuel, si vous êtes alcoolique (pour améliorer vos relations avec la Russie), etc. Selon ces critères, vous pourrez vous montrer plus ou moins aimable avec la Russie ou plutôt avec les Etats-Unis. Vous serez aussi plus ou moins bien placé avec les différentes factions existantes dans votre île : les intellectuels, les communistes, les capitalistes, les religieux et les militaires (entre autres). Il faudra faire en sorte que tout le monde soit content. Vous devez ensuite configurer la carte (si vous avez voulu jouer sur une carte aléatoire) ou choisir un scénario pré-existant. En configurant une carte aléatoire, on se rend compte que la carte n'est pas bien plus aléatoire qu'un scénario : vous pouvez la configurer de A à Z, taille de l'île, proportion d'eau, altitude maximale, situation politique, végétation, etc. Vous aurez un indicateur de difficulté assez appréciable qui vous donnera un pourcentage de difficulté selon les critères que vous avez choisi. Vous pourrez donc configurer la carte pour qu'elle soit de votre niveau. Quel pouvoir immense vous avez, Presidente ! Vous pouvez même contrôler le temps qui passe : en fait, c'est assez classique, puisque vous choisissez parmi plusieurs vitesses de jeu.
 

Une dictature bien menée est menée par un dictateur

Tout de même, on peut au moins influencer son peuple ! Franchement, comment pourrait-on faire pour qu'un peuple aime son gouvernement sans l'obliger à écouter des stations de radio qui préconisent de voter pour lui ? En effet, vous pourrez construire des stations de radios, des chaînes de TV et des journaux, et vous pouvez choisir le sujet qu'ils traiteront : vanter El Presidente, par exemple. Vous êtes un dictateur, vous pouvez donc imposer des choses à votre peuple. Pour l'oppresser encore un peu plus, vous pourrez lancer des décrets contre des personnes, ou bien les obliger à ne plus boire d'alcool, etc. Vous pouvez aussi choisir le salaire des ouvriers, et même la quantité de travail qu'ils doivent fournir (dans certaines entreprises uniquement). Mais attention ! Les élections arriveront tôt ou tard ! Un jour vous entendrez votre cher conseiller vous demander si vous voulez organiser des élections ou pas (il vaut mieux en organiser pour éviter un soulèvement).Vous pourrez, un mois avant que le dépouillemnt aie lieu, demander à ce que l'on "réinterprète" des bulletins en votre faveur, pour gagner un bon pourcentage de voix. Vous pouvez également lancer des décrets pour remplir votre compte en suisse, si vous voyez ce que je veux dire...

Article rédigé par Colonel Zourzil , le

Tropico est un jeu assez réussi qu'il faut essayer. Il plaîra aux amateurs de stratégie, mais il ne convertira sûrement pas les autres. C'est d'un style un peu inhabituel assez agréable.

Points positifs

  • Durée de vie
  • Ambiance
  • Graphismes
  • Scénarios variés

Points négatifs

  • Pas assez d'humour

Commentaires