Preview : Call of Juarez

Call of Juarez - PC

Genre : FPS western

Date de sortie : 07 septembre 2006

Vous n’en croyez pas vos oreilles. Votre oncle vient de vous appeler tout excité, en vous disant fièrement qu’il vient d’inventer la machine à voyager dans le temps. Il vous donne rendez-vous chez lui, et vous expose l’engin. Cette belle machine ne peut passer inaperçue à notre époque. Ressemblant à une charrue d’il y au moins deux siècles, l’idée de voyage à une époque bien spécifique vient tout naturellement. Diantre, il est temps de faire un bond dans le Far-West américain.

 
 
Après cette petite introduction nullissime et sans grand intérêt, nous allons parler de Call of Juarez, le FPS orienté vers le western, genre qu’on a déjà eu l’occasion de goûter (ou plutôt de gerber) avec Gun, notamment. Mais cette fois, c’est différent. Le contexte est différent, le background aussi. Non ce nouveau FPS a quelque chose en lui qui donne envie de s’y intéresser. Ne serait-ce que par la possibilité de pouvoir incarner deux personnages différents à la manière d’un Max Payne 2, ou encore pouvoir utiliser un bullet-time judicieux. Bref, bienvenue dans Call of Juarez.
 

Deux personnages. Deux ennemis

Billy est une tête de mule. Quand il veut quelque chose, il l’obtient à tous les coups peu importe les moyens. Il n’aime pas son beau-père, ça ne fait aucun doute, tout le monde est au courant. Même le révérend Ray, le frère de celui-ci. Mais Billy commence à en avoir marre et décide de partir, faute de mieux. Deux années se sont écoulées (et de l’eau a coulé sous les ponts, sinon y’aurait pas d’pont, logique) et Billy décide après tout ce temps de rentrer chez lui. Après tout, sa mère lui manque. Mais lorsqu’il rentre chez lui, il découvre ses parents morts dans la ferme, avec « Omar m’a tuer » écrit sur le mur. Ah non pardon, c’était écrit « Call of Juarez ». Malheureusement pour Billy, le révérend Ray étant dans les parages, aperçut celui-ci dans la ferme, armé de son fouet dégoulinant de sang. Terrifié de peur, ce dernier quitta l’endroit aussi vite que possible pour éviter de tomber entre les sales mains du révérend, qui ne lui aurait pas pardonné ce pêché. Pour Ray, c’était évident : Billy a tué ses parents. Le révérend s’attribue alors une quête, laissant son statut de révérend de côté pour se consacrer à sa tâche principale : tuer Billy.
 

Bullet-time made in Techland

Et oui, tout le monde utilise le bullet-time – gadget vu pour la première fois sur Max Payne – mais personne n’arrive à l’exploiter judicieusement. Peut-être que Techland arrivera à ne pas nous rendre dépendant de l’outil comme c’est le cas de la plupart des jeux proposant cet effet-là. Cependant, les développeurs ont eu la magnifique idée de faire un bullet-time seulement lorsque le révérend dégaine ses colts. Deux viseurs apparaissent alors, représentant chacun une arme. Le but est de tirer avec les armes grâce au bouton gauche de la souris pour l’arme gauche et le bouton droit pour l’arme droite avant que les deux viseurs ne se rejoignent au milieu. Sur papier, l’idée est très bonne. Pendant le jeu, ce n’est tout de même pas super évident. On se retrouve à balancer la caméra d’un côté et de l’autre pour viser sur les ennemis plus rapidement.
Un autre point assez intéressant est l’interaction avec les objets physiques. La porte est fermée ? Ne cherchez pas la clé, elle se trouve déjà en dessous vos sabots. Balancez donc quelques coups de pieds ravageurs à la porte pour les dépoussiérer d’une part, puis peut-être pour la défoncer. La dame qui était en train de hurler de peur dans la maison vous remerciera de l’avoir sauvé mais et surtout, d’avoir fait un peu de ménage chez elle. Et oui parce qu’il faut savoir qu’à l’époque on n’allait pas chez les gens avec un bouquet de fleurs à la main mais à coup de pied dans la porte et les gens étaient très reconnaissants. Essayez chez vos amis pour voir l’effet de cet accueil. Mais il n’y a pas que les portes que vous pouvez arracher. Les barrières aussi. Le révérend ayant déjà entassé un certain poids à force de passer son temps derrière l’autel, se retrouve maintenant dans l’incapacité d’escalader une barrière. Alors ne le fatiguons pas, mais faisons lui travailler les jambes en défonçant les barrières. Par contre, cette fois vous n’aurez pas la même congratulation qu’avec le coup de la porte. Faut pas pousser non plus. Ah tiens, en parlant de pousser sachez que vous verrez plein de caisses dans le jeu. La plupart du temps elles ne serviront à rien, sauf peut-être à grimper dans des endroits qu’on pensait inaccessible pour un vieux révérend tel que Ray McCall.
 

C’mon lil Cow-boy

Parlons gameplay et parlons bien, comme dirait l’autre. Le gameplay de CoJ est prometteur, certes. Outre la possibilité de voir la ceinture et les pieds de Billy et du révérend, on a tout de même plein de possibilités offertes notamment pour tout ce qui s’apparente au combat. Le fouet de Billy, refoulant au début (parce qu’inhabituel), s’avère très pratique pour tout ce qui touche aux combats rapprochés. *Bam* par-ci, *bam* par-là, les loups s’en souviennent encore. Les pauvres. Par contre le cheval lui a apprécié puisqu’il a foncé à vive allure.
Au niveau des personnages, vous en avez deux à contrôler, chacun ayant sa propre personnalité et donc sa façon de faire les choses sur le terrain. Alors qu’avec le sale Billy vous apprendrez davantage à vous cacher derrière chaque recoin pour ne pas se faire repérer et devoir tout recommencer comme s’il ne s’est rien passé, avec le révérend Ray, vous foncerez dans le tas, un colt à chaque main prêt à leur faire cracher de la poudre dès que l’occasion de voir un chapeau sali par la poussière du désert pointer derrière une porte se présente (oui ma phrase était longue et compliquée, et alors !). Et là forcément, vous faites appel à la puissance de dieu, l’essence même de votre existence. N’hésitez pas à lire quelques passages de la Bible que vous tenez près de vous, afin de déstabiliser vos adversaires. Guidé par la main de dieu, le révérend Ray se rend vite compte de sa tâche : tuer Harry Po… pardon. Tuer Billy, l’autre personnage que vous pouvez contrôler. Le voleur, le malfrat, le fripon, le bandit, la fripouille, l’escroc, le filou. Mais que c’est bon de voler un cheval à un vioque qui fait les cent pas devant chez lui, comme s’il s’attendait à avoir de la visite. « Allez en selle Joly Jumper ». « Hey, mon cheval. Reviens ici sale apache, bachi-bouzouk, bandit, cataplasme, forban, hurluberlu… Rends-moi mon cheval ! ». Oui, c’était un ancêtre du capitaine Haddock.
 

Article rédigé par NKB , le

Call of Juarez, c’est pour septembre si les développeurs de Techland ne glandent pas ce mois-ci pour corriger les derniers bugs qu’on a pu apercevoir, surtout au niveau physique. Par contre en ce qui concerne le jeu, il suffit que vous aimiez ne serait-ce qu’un peu l’ambiance western pour prendre goût et se laisser charmer par l’atmosphère de Call of Juarez.

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