Test : Red Orchestra : Ostfront 41-45

Red Orchestra : Ostfront 41-45 - PC

Genre : FPS (dispo via Steam)

Date de sortie : 23 juin 2006

Genre
FPS (dispo via Steam)
Date de sortie
23 juin 2006 - France
Développé par
Tripwire Interactive
Edité par
SdLL
Disponible sur
PC
Parfois appelé
unreal tournament
Site officiel
Site officiel

Un concours organisé pour avoir le droit d'éditer son propre stand-alone, et hop, voila Red Orchestra Osfront 41-45, ex mod pour Unreal Tournament, qui devient une des révélations en terme de jeu de guerre simulation. Un peu trop, d'ailleurs...

 
 
Résolument simulation et multijoueur, le soft de Tripwire Interactive est un jeu de guerre, mais pas d'arcade. On ressent un hommage à Battlefield, même si le réalisme et la simu sont plus présents, à la manière de Flashpoint. Beau, vaste et tactique, Red Orchestra baigne dans le réalisme de la deuxième guerre mondiale, avec des cartes et des décors crées spécialement pour le mod (qui n'en est plus un). Une petite surprise qui a déjà étonné les joueurs et les spécialistes, et vous allez comprendre pourquoi.
 

Encore un jeu de guerre ?

Thème favori de ses derniers temps, Red Orchestra vous plonge dans les campagnes du front entre 1941 et 1945. Comme vous l'imaginez, vous aurez le choix entre forces de l'Axe ou Alliés, avec différents types d'unités (qui changent en fonction des missions) : artilleurs, sniper, infanterie ou encore tueur de chars. Pour le moment, du classique. Le menu du jeu vous propose un mode entraînement en solo sur une dizaine de maps apparemment inspirées de la réalité, grâce à des photos d'archives de la guerre. Immersion rapide et totale dans le jeu de guerre, et entraînement de mise au vu de la difficulté du jeu. Une 10ne de niveau de difficultés vous permettront d'apprendre le rudiment des armes et la rigueur militaire. Il ne faut pas courir comme un taré en évitant les balles dans ce jeu. Non non, si tu fonces, t'es mort. En bonne simulation qu'est Red Orchestra, une balle dans la tête et c'est le cimetière américain (ou nazi, à vous de voir). D'ailleurs, vous avez un petit personnage dessiné en bas de votre écran pour la localisation des blessures. Sachez également qui si vous courez trop, votre personnage est auréolé de rouge, ce qui signifie qu'il est fatigué et donc... il tire comme un pied, oui bravo madame. Bref, on connaît ce genre de jeu, proche d'un Day of Defeat. Attention, avec le mode multi, vous êtes lâchés dans l'arène, et la communauté de joueurs ne vous fera pas de cadeaux, alors passez avec brio toutes les missions de l'entraînement, si vous ne voulez pas être renvoyés dans votre pays les pieds devant.
 

Le réalisme jusqu'au bout du canon

Maintenant, voyons ce qui change radicalement des jeux de simulation de guerre... Le réalisme est vraiment au rendez-vous, jusqu'à des petits détails insignifiants. Par exemple, vous pouvez également conduire quelques blindés comme des chars, des tanks et des jeeps blindées. Ici, pas question de rentrer dans n'importe quel véhicule et de tirer comme un cow-boy. Déjà, votre personnage doit être habilité à conduire le type de blindé dans lequel vous voulez l'amener. Sinon, il restera à pied comme un idiot (t'avez qu'à faire tes classes, petit !). Toujours concernant le pilotage, vous ne pouvez pas piloter et tirer en même temps. Il vous faudra impérativement un conducteur et un soldat placé dans le poste de tir. Tireur qui devra bouger son canon avec le clavier et non la souris évidemment (sinon ça serait trop fluide hein). Dans Red Orchestra, la coopération sera de mise. Avec votre troupe de bons gars, vous devez prendre et sécuriser des places sur la map, et ce, en traversant les tirs ennemis. Pas question de faire feu et de partir directement dans le sens voulu. Non, car la visée n'est pas précise ! Pas de crosshair pour voir ou on tire, et le recul des armes est bien présent. C'est du vrai, de la simu à l'état brut. On ne risque pas de faire un headshot à chaque balle tirée, à moins d'ajuster son tir, accroupi dans les fougères, et de prendre son temps. Ce jeu n'est donc pas un shooter, ou alors c'est le premier vrai shooter réaliste. Et là, on se dit que la guerre, ça devait vraiment être dur.
 

Dans le solo, au moins, y'a pas de grosbills

Du coup, le gameplay approximatif pourra sûrement fatiguer les fans de FPS bourrins ou de jeu de guerre arcade. Mais d'un autre côté, la communauté de fans grandissante est également attirée par ce réalisme, donc à vous de choisir votre camp (non, je ne parle pas de Axe/Alliés). Comme le jeu parfait n'existe pas plus que la femme au même adjectif, notons tout de même quelques points désagréables. On revient vite à la réalité, en mode solo, en voyant les blindés disparaître après avoir été détruit. Et oui, respawn oblige, les joueurs ne peuvent se cacher longtemps derrière des carcasses et préféreront donc se réfugier dans les maisons ou derrières les bâtiments, qui eux, ne sont jamais endommagés par les obus. Le jeu étant tellement bien orienté qu'on oublie rapidement qu'il est issu d'un mod. Enfin, les passages en blindés sont souvent délaissés des joueurs, que ce soit en solo ou multi, étant donné le manque de rapidité et de fun dans ce genre de mission. Heureusement que le reste rattrape tout. Enfin, au niveau du multi, tout le monde sera d'accord pour dire qu'il faut tomber sur de bons serveurs et de bons joueurs, car la plupart sont impitoyables dans un jeu où la difficulté place déjà la barre très haut. Dommage, le fun procuré baissera rapidement avec ce genre de joueurs. Et du coup, vous vous retrancherez sur les parties d'entraînement solo...
 

Article rédigé par Jivé , le

Entre les valeurs sûres du jeu de guerre se détache Red Orchestra, de la simulation jusqu'au bout du canon, qui ravira les fans en manque de sensations fortes. A ne pas louper si la guerre c'est votre dada.

Points positifs

  • Décors chatoyants
  • Bonnes missions
  • Réalisme à fond
  • Orienté simulation

Points négatifs

  • Un peu trop simulation ?
  • Difficulté...
  • Les serveurs pas toujours accueillants

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