Test : Black And White

Black And White - PC

Genre : Stratégie

Date de sortie : Avril 2001

Genre
Stratégie
Date de sortie
Avril 2001 - France
Développé par
Lionhead Studios
Edité par
Electronic Arts
Disponible sur
DS, PC
Site officiel
Site officiel

Black and White, après trois ans d'attente, est enfin sorti en France. Peter Molyneux, l'auteur de Populous, Syndicate et autre Dungeon Keeper, signe ici un jeu vraiment hors du commun, où vous êtes libre de vos choix, sans aucune limitation. Mais est-ce un vrai jeu où le joueur se sent vraiment impliqué dans l'histoire ?

 
 
Le principe de Black and White est à la fois très simple et très compliqué. Vous incarnez un dieu dont la seule présence dans le monde se manifeste par une main géante et vous devrez faire en sorte que le plus de gens possible croit en vous. Vous êtes secondé dans votre tâche par une créature que vous élèverez et qui est dotée de pouvoirs magiques. Bien sûr, vous devrez lui apprendre de nombreux miracles et la créature pourra les utiliser quand bon lui semble. Au début, vous avez trois créatures au choix : la vache, le singe et le lion, mais ce choix augmente quand vous progressez dans le jeu. Vous pourrez tout faire dans le monde de Black and White : vous pourrez jeter des rochers, lancer des villageois, tabasser votre créature, foudroyer la population, jeter des boules de feu, nourrir votre créature, mais aussi créer une forêt, donner de la nourriture aux habitants de votre village, caresser votre créature, etc.
 

La liberté absolue

Le jeu est ponctué de mini-quêtes où des villageois vous demanderont de l'aide. Par exemple, au début du jeu, une femme vous demande de retrouver son frère perdu et elle vous donnera un totem si vous l'aider. Vous pouvez lui venir en aide ou tuer la femme et voler le totem, les tuer tous les deux, la torturer, etc. Vous voyez, il est aussi facile d'être bon que méchant. C'est cette liberté qui fait la force de Black and White. Vous êtes réellement libre, mais vous devez quand même suivre un peu l'histoire. Cette dernière est racontée sous forme de chapitres représentés par des parchemins dissimulés un peu partout sur l'île. Lorsque vous cliquez sur un parchemin, l'histoire continue, mais rien ne vous oblige à les activer tout de suite. Si vous préférez élever votre créature, finir toutes les mini-quêtes, semer la terreur, etc. rien ne vous empêchera de faire ce que bon vous semble.
 

C'est un god game

Voilà, Black and White est un god game, comme les autres jeux de Molyneux : vous êtes un dieu, vous voulez convertir les gens et vous voulez régner en maître absolu. Seulement voilà : d'autres dieux vont vous concurrencer, vous devrez donc vous débrouiller pour que le plus grand nombre de villages soit converti. Vous pourrez impressionner les villageois. Parfois, votre créature devra se battre contre d'autres créatures, ce qui donnera lieu à une séquence à la Tekken, sauf qu'ici, ce n'est pas très réussi. Vous devrez cliquer sur la partie du corps de la créature ennemie pour que votre animal frappe. Vous pourrez aussi vous défendre. En fait, Black and White rassemble un peu tous les genres : un peu de combat, un peu de stratégie et de gestion, avec une bonne dose de jeu à la Creatures ou à la Sims et aussi du Settlers. Comme vous pouvez le constater, il est pratiquement impossible de décrire Black and White, les mécanismes sont trop compliqués et le jeu est trop riche.
 

L'IA de la créature

La créature est dotée d'une intelligence, vous vous en doutiez, mais cette dernière est pour une fois réussie. Vous pouvez apprendre à votre animal à jeter des sorts, à arracher des arbres ou encore à soigner des disciples. Si vous lui demandez de traverser toute l'île, cette dernière va tout de suite trouver le bon chemin et atteindra sa destination sans problème. Si vous apprenez à votre créature à être méchante, son apparence va se transformer et elle aura une allure démonique. Au contraire, si vous lui apprenez à être gentille, elle aura un aspect convivial, mais sera faible pour les combats. A vous de voir ce qui est le mieux.
Vous pouvez aussi attacher votre bestiole à une laisse. Il en existe trois : une laisse d'apprentissage, qui permettra à la créature d'apprendre plus rapidement, une laisse d'agressivité qui rendra la créature très méchante et une laisse de compassion qui rend la créature gentille. Ces laisses vous seront utiles pour impressionner un village qui ne croit pas en vous, par exemple.
 

Une technique parfaite

Dès le début du jeu, on se rend compte que Black and White bénéficie d'une technique exemplaire. Quand vous lancez le jeu la première fois, vous voyez un écran de chargement, puis vous découvrez directement l'introduction du jeu en 3D temps réel, sans même avoir le temps de passer dans le menu des options pour régler le niveau de détail. Tout est automatique. Après l'introduction, vous passez directement au tutorial, puis vous arrivez doucement au jeu lui-même. Eh oui, tout est fait pour s'immerger dès la première seconde dans un monde nouveau où vous êtes le maître.
En plus, il n'y a pas d'icônes à l'écran. Il y a juste quelques petits symboles en bas de l'écran pour vous indiquer quelques informations. Tout se fait exclusivement à la souris : que ce soit les déplacements, les ordres que vous donnez, la gestion des ressources, la construction des bâtiments, etc. Pour jeter des sorts, vous devrez tracer des signes avec la souris. Rassurez-vous, cela a l'air compliqué comme ça, mais après quelques heures, tout devient plus simple.
 

Un moteur 3D de bonne facture

Le graphisme de Black and White est impressionnant. Les textures ne sont pas très fines, mais elles sont très bien réalisées. En plus, le jeu est très détaillé : les villageois sont bien modélisés et sont très nombreux, il y a beaucoup d'arbres, de pierres, les montagnes sont magnifiques. En ce qui concerne les zooms, c'est carrément fabuleux : vous pouvez avoir une vue d'ensemble et vous pouvez zoomer jusqu'à voir un villageois prenant toute la taille de l'écran ! Le moteur 3D créé pour l'occasion ajuste en permanence le niveau de détail pour avoir une fluidité décente. Ainsi, vous pourrez apercevoir quelques déformations au niveau des montagnes, mais ce n'est pas bien grave. Du côté des effets spéciaux, c'est magnifique : les flammes se répandent d'une manière réaliste, la pluie et l'alternance jour et nuit sont gérées. Comment ne pas résister devant tout ce réalisme ?
 

En vrac

Avant de passer au dernier paragraphe, j'ai quelques trucs à vous dire. Je vous préviens, c'est en vrac. Il existe deux boîtiers différents de Black and White, mais peu importe votre choix, puisque la jaquette du boîtier est réversible et le jeu est, bien entendu, le même dans chaque boîtier (c'est ce qu'il y a écrit sur la boîte, je n'irais pas inventer un truc aussi stupide). La musique et les sons sont réussis et vous plongent dans l'ambiance. Enfin, on ne peut pas perdre dans Black and White : votre créature ne peut pas mourir et vous pouvez toujours rétablir la situation, même si elle est désastreuse. Donc cela fait de Black and White un jeu très facile, mais il est quand même bien long et il vous faudra des semaines avant de le terminer si vous n'y jouez pas pendant quinze heures tous les jours.
 

Le mot de la fin

Mais seulement voilà, est-ce que Black and White est un jeu intéressant ou non ? Il est très difficile de répondre à cette question, car cela dépend du goût de chacun. Si vous vous intéressez uniquement aux jeux de courses automobiles ou aux doom-like, Black and White ne présentera aucun intérêt pour vous, pourquoi lisez-vous ce test alors ? Si vous aimez les jeux originaux, avec une ambiance particulière et un principe novateur, c'est sûr que ce titre va vous plaire. Pour le joueur lambda, s'intéressant un peu à tous les genres, vous allez être à moitié déçu. D'un côté, cette liberté absolue et la possibilité d'être méchant ou gentil va vous plaire, mais vous allez aussi regretter le manque d'intérêt de la campagne solo et la répétitivité du jeu. En clair, vous n'allez pas passer beaucoup de nuits blanches sur Black and White sans être rapidement lassé. Bref, Black and White est une expérience unique, mais destinée à une catégorie de joueurs très précise : ceux qui aiment les choses originales, où vous êtes libres, en gros, aux jeux où vous pouvez être un dieu pouvant faire tout ce qu'il veut.
 

Article rédigé par Monsieur Tomate , le

Black and White est un jeu vraiment original. C'est la première fois qu'autant de liberté a été accordée dans un jeu vidéo. Seulement cela ne suffit pas à rendre ce jeu vraiment mythique pour le premier joueur venu. Black and White est donc à destiner à ceux qui veulent absolument être un dieu.

Points positifs

  • Originalité
  • Technique
  • Graphisme
  • Intelligence Artificielle

Points négatifs

  • Campagne solo moyenne
  • Lenteur de la sauvegarde
  • A résever aux fans du genre

A propos de l'auteur

Monsieur Tomate

Monsieur Tomate

31 ans | Grand gourou

Depuis la fondation de GameHope en septembre 1999 sous le nom de HardGamers, le taulier du coin n'a cessé d'abuser de son fouet pour faire régner la terreur parmi son équipe. Ingénieur en informatique le jour, tyran impitoyable sur GameHope la nuit, on ne l'arrête jamais et gare à vos fesses si vous vous trouvez au travers de sa route lorsqu'il a en tête un énième plan diabolique, vous risqueriez de boîter le lendemain...

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