Test : Shadowgrounds

Shadowgrounds - PC

Genre : Hack'n Slash futuriste

Date de sortie : Janvier 2006

Genre
Hack'n Slash futuriste
Date de sortie
Janvier 2006 - France
Développé par
Frozenbyte
Edité par
Nobilis
Disponible sur
PC
Site officiel
Site officiel

Vous en connaissez beaucoup des hack’n slash qui valent le coup ? Vous en connaissez au moins ? C’est sûr que le genre est peu exploité, mais Frozenbyte pige le truc et nous propose Shadowgrounds, un vrai jeu d’action futuriste dans un univers sombre et inquiétant.

 
 
Nous sommes en 2096, notre chère planète Terre est totalement polluée et surpeuplée, et des organisations gouvernementales et privées ont décidé d’aller voir dans l’espace s’il y a de belles et jolies planètes toutes propres et habitables afin de pouvoir les polluer comme il se doit. L’une retient l’attention : Ganymede. Après avoir passé un beau paquet d’années à concevoir une atmosphère artificielle et à réchauffer le climat local, l’ISEU (Union Internationale d’Exploration de l’Espace) décide de s’y implanter. Mais pour y parvenir, l’ISEU est obligé d’accepter sans joie l’aide financière et technique de l’IGTO, une coalition militaire. Cette dernière profite de la situation pour installer en secret une base militaire et un centre de recherche, mais la situation dégénère et les chercheurs se retrouvent rapidement dépassés, et là, c’est à vous de jouer.
 

Hop, on m’voit ! on m’voit plus ! On m’voit, on m’voit plus…

Deriière ce scénario pour le moins original et bien pensé, on a droit à un bon vieux jeu d’action à la troisième personne, un jeu old-school comme qui dirait. La vue de trois quarts fait fortement penser à Fallout ou même Diablo. L’aspect principal du jeu et mis en avant est l’exploration, bien plus que les combats. On évolue à tâtons dans des couloirs sombres avec une lampe de poche dans une ambiance oppressante. On se croirait dans un survival horror ou même (la comparaison est inévitable) dans un Doom 3 en vue du dessus. Les graphismes sont superbes, les animations également, on frissonne tout en évoluant dans ces couloirs privés de lumière tout en restant sur ses gardes car un monstre peut débarquer à tout moment pour vous croquer un bras ou vos bijoux de familles. Pour créer cette ambiance très stressante, il y a la bande-son et cette absence de lumière fréquente, alors forcément on est inquiet et on se méfie, mais c’est un peu tout le temps pareil. L’univers voulu est là, mais la mise en scène un peu poussive empêche une immersion parfaite, si j’ose dire.
 

Des combats jouissifs

Ces décors sont bien jolis, mais il faut aussi bouger dedans, et tuer de l’alien. Les déplacements sont un peu durs à prendre en main, on bouge avec les flèches mais selon l’angle, cela change, ce qui s’avère être plutôt déstabilisant, mais faut bien s’y faire. Heureusement on tire avec la souris, ce qui se révèle nécessaire et indispensable pour viser. Une fois les commandes acquises, Shadowgrounds fait dans le bourrin. On tire avec frénésie sur les ennemis qui arrivent par vague. La dizaine d’armes proposée (lance-flammes, bazookas, pistolet laser, etc.) suffit à faire taire les grognements d’en face et à faire mordre la poussière aux méchants monstres. Les armes que l’on acquiert au fur et à mesure de l’avancée sont vraiment très puissantes, d’autant plus que chacune des armes dispose de trois améliorations déblocables en ramassant des pièces que les monstres laissent tomber en mourant. Ces améliorations sont quasi indispensables puisqu’elles augmentent le nombre de munitions, la puissance, etc.
 

On en redemande

Le gameplay offert par Shadowgrounds est vraiment bon, la difficulté est progressive, avec des lieux toujours plus complexes, des monstres encore plus puissants, mais fort heureusement ils ont leurs points faibles. C’est ainsi que certains adversaires craindront bien plus le lance-flammes que d’autres, certains seront attirés par la lumière alors que leurs copains fuiront le moindre faisceau. Cela dit, l’IA carrément moyenne déçoit, les monstres sont sourds, mettent du temps à réagir, et quand ils le font, ça manque clairement de finesse. Résultat, on se retrouve à camper et à bourriner lorsque le premier neuneu se présente. On apprécie en revanche les sauvegardes absentes in-game. On a quatre vies par niveau, ce qui contribue au stress mais les médikits disséminés aident à s’en sortir si besoin. Le radar à balayage avec les points qui apparaissent et disparaissent (comme dans les sous-marins) provoque aussi une bonne montée d’adrénaline quand on voit un bon paquet de points lumineux en approche. On en redemande donc, et dans les deux sens, puisque l’aventure est prenante, agréable, mais c’est court, un peu facile, et ça manque de finition. Il faut aimer le genre pour ne pas se lasser. Gros point noir au coopératif, finalement jouable mais sur un seul PC, en vrai LAN quoi.
 

Article rédigé par Robinsoldier , le

Avec un scénario original, un concept bien pensé, et une intensité de jeu très bonne, Shadowgrounds offre une expérience de jeu unique en son genre, sans pour autant exceller. On regrette l’IA perfectible des ennemis, la faible variété de monstres et la répétitivité des décors et actions. Pour 30€, ça vaut le coup.

Points positifs

  • Les superbes graphismes et effets de lumière
  • Le scénario intrigant
  • L'ambiance et la bande-son
  • Le prix attractif
  • Les séquences de tirs ennivrantes

Points négatifs

  • L'IA des monstres
  • La répétitivité des tâches et décors
  • La faible variété d'ennemis
  • Le coopératif raté

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