Test : Blazing Angels : Squadrons of WWII

Blazing Angels : Squadrons of WWII - PC

Genre : Action

Date de sortie : Mars 2006

Genre
Action
Date de sortie
Mars 2006 - France
Développé par
Ubisoft Roumanie
Edité par
Ubisoft
Disponible sur
PC, PS3, Wii, Xbox 360, Xbox

Allô Papa Tango Charlie, Mr Cook aux commandes de son Corsair et en route pour bouffer du Zero, voudrait la base. Allô la base, qu’est-ce que vous faites, la sieste ! Rien ne vaut un petit tour dans les ciels d’Europe et d’Asie, rien de tel que de bouffer un peu d’huile et balancer quelques pruneaux. En avant et libérons les peuples opprimés par les forces de l’Axe.

 
 
Une envie de Dog Fight ? Ubisoft nous offre sur PC, Xbox et xbox 360 l’occasion d’assouvir nos envies. Les premières images et vidéos du jeu étant très encourageantes, c’est du grand spectacle qui vous est offert mais cela sera-t-il suffisant pour notre bonheur ?
 

La guerre magnifiée

Les premiers visuels que nous avions reçus ne nous trompaient pas. Effectivement le jeu est d’une beauté rare. En particulier pour les versions Pc et Xbox 360. Les avions sont très bien modélisés et les amoureux des vieilles machines de cette guerre vont être comblés de joie car ils n’auront aucun mal à discerner un Seafire ou un Mustang. Surtout que, parfois le ciel est bien encombré, pour vous aider encore les programmeurs ont implanté un ciblage rougeoyant pour éviter de canarder sur un de vos alliés. Le sol n’est pas en reste avec une jolie modélisation des bâtiments, églises, ponts et monuments historiques. On atteint même le merveilleux lors des missions sur la bonne ville de Londres.

Mais le meilleur reste à venir, les effets volumétriques des nuages et du brouillard créent une sensation de réalité. Vous aurez l’impression de progresser dans une purée de poix qui vous surprendra plus d’une fois lorsque vous en sortirez. Vous serez même un peu ébloui par le soleil et la luminosité retrouvée. D’ailleurs, les rayons de l’astre céleste sont magnifiques lorsqu’ils tranchent et strient le ciel de mille faisceaux.

Toutefois dans ce concert de louanges, il y a un bémol à cette réalisation hollywoodienne. Une fois de plus le traitement de la partie sonore a été moins bien préparé. Si les bruitages sont dans l’ensemble assez convaincants, le doublage est d’une rare nullité avec des voix peu crédibles. Surtout des dialogues trop peu nombreux
et surtout trop redondants qui vont rapidement vous agacer. De plus, il est préférable de les conserver car quelques informations ne passent que par eux. Les envolées lyriques de la musique venant adoucir et surtout diminuer le reproche et l’agacement.
 

Je sors pour pousser

Avec un si beau début, Ubisoft nous prépare donc un hit et bien non car le jeu souffre d’un détail pour le moins désagréable : le jeu est trop lent et trop facile. Les combats manquent cruellement d’intensité. D’une part vos alliés vous rendent beaucoup trop service et ce quels que soient les ordres que vous leurs donnez. Il est trop simple de se mettre à l’écart afin de réparer. Si l’idée est bonne, les enchaînements de boutons pour remettre votre avion à niveau sont trop simples et trop tolérants avec vos erreurs comme en plus il est simple de vous débarrasser de vos ennemis, les frayeurs et les piqués afin de vous préserver des tirs ennemis ne sont pas nombreux.

De plus, même si les missions sont assez variées avec des attaques au sol, de navires tel qu’un porte-avion ou encore les dogs fight dans le ciel normand, elles finissent par lasser. Plus que le manque de variété, c’est l’enchaînement des missions sans grand intérêt. On s’ennuie ferme, voir on finit par éteindre la console malgré une beauté évidente.

Trouvant certainement que le jeu offrait un challenge trop difficile (sic), les programmeurs ont eu la riche idée d’implanter une caméra de poursuite. Si elle semble évidente pour rendre le gameplay plus nerveux et surtout ajouter une souplesse dans l’action, elle est aussi fort décevante. En effet, les pilotes de cette époque étaient tous les grands-pères de la petite fille de l’Exorciste. Ils tournent tous la tête à 380 degrés ! On ne perd jamais de vue un avion même si celui-ci fait son maximum pour vous échapper. Cela en devient presque comique sauf que cela ajoute aussi une aide dont on n’avait pas vraiment besoin.
 

Article rédigé par kago , le

Blazing Angels malgré une réalisation grand spectacle qui en met plein la vue, s’avère au final bien décevant. Le gameplay trop simpliste voir sans réel challenge finit par ennuyer. Un comble pour un jeu qui veut nous plonger dans un gameplay très arcade. Le multijoeurs sauvera tout de même la durée de vie avec le mode Kamikaze qui offre un peu plus de challenge. Mais tout cela semble vraiment trop peu pour que l’on s’y attarde plus longtemps !

Points positifs

  • Graphismes somptueux
  • Le mode Kamikaze en multijoueurs

Points négatifs

  • Un gameplay solo poussif
  • Des doublages qui méritent des giffles
  • Challenge trop facile

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