Test : Command & Conquer 3 : Les Guerres du Tiberium

Command & Conquer 3 : Les Guerres du Tiberium - PC

Genre : Stratégie

Date de sortie : 19 mars 2007

Genre
Stratégie
Date de sortie
19 mars 2007 - France
Développé par
Electronic Arts
Edité par
Electronic Arts
Disponible sur
PC, Xbox 360
Parfois appelé
Command & Conquer 3 : Tiberium Wars, C&C 3, C&C, Command and conquer

Dans le monde du STR, il y a deux choses qu’il faut savoir : de un, Warcraft est le meilleur. De deux, Command & Conquer aussi.

 
 
Age of Empires, c’est pour les vieux, Supreme Commander, c’est pour les fous. Voilà comment on pourrait résumer la raison du plus gros succès des deux autres. Donc si vous êtes jeune et sensé, pour commencer, vous n’existez pas. En revanche, si vous êtes jeune et fou, vous avez déjà acheté Command & Conquer 3, et depuis le temps que devait sortir le test, l’avez fini trois fois et demi, voire plus si vous avez sauté vos pauses pipi. Pourtant, vous mourez quand même d’envie de savoir ce que Gamehope en pense aussi. Normal…
 

Je ne suis pas vieux

Ah, l’Histoire, celle avec un grand H. Qu’est ce que ça peut inspirer des tas de jeux. Medal of Honor, Call of duty, Brother in Arms, Blitzkrieg, Commandos…On se rend compte qu’il s’en est passé des moments historiques, n’est ce pas ? Bon, ok, les exemples sont mal choisis, mais pour la série des Age of Empires par exemple, quel bonheur c’était pour vos parents joueurs de retracer l’histoire des grands conquérants tels Alexandre ou Saladin. Nous autres rejetons, on s’en branlait de qui ça pouvait bien être ces gens là, l’intérêt que nous y trouvions, c’était dans le fait qu’ils avaient à leur disposition des grosses armées prêtes à se foutre sur la gueule pour nous offrir du spectacle. Quoique, je suis un peu excessif, on aimait aussi les décors, l’ambiance, et on était passionnés par ces univers ancestraux. Sauf que ce n’était pas parce qu’ils étaient ancestraux qu’on les aimait, mais juste parce que nous étions capable de les magnifier, les considérant comme étant des époques magiques, chevaleresques ! Mais ce qu’il faut en fait reconnaître, c’est que c’est notre imagination qui comblait finalement le manque de fantaisie d’une licence telle que Age Of Empires qui, pour le coup, ressemblait plus à un jeu d’échec décoré qu’à une véritable fresque épique et entraînante.
 
 
C’est pourquoi Command & Conquer va privilégier d’un univers plus palpitant, préférant s’inventer notre futur plutôt que d’essayer de nous faire revivre notre passé. Partant de là, il a su réussir à créer un univers passionnant. Non pas qu’il soit très riche et digne de celui de Tolkien —loin de là— mais seulement crédible et surtout prétexte à mettre en scène des unités reflétant une puissance de destruction que nous, joueurs, convoitons de maîtriser au plus profond de nous même. Si.
Vider des bâtiments en lançant des grenades pour éjecter les locataires, construire des tanks capables de raser des structures monumentales en deux secondes et demi, protéger son campement avec des missiles sol-air pour faire tomber les hélicos ennemis telles des mouches, et, oh mon dieu, lancer des attaques ioniques pour annihiler toute une base ennemie, tout ça, c’est ce qui manque vraiment aux autres STR. Ce sentiment d’avoir le pouvoir militaire suffisant pour créer des unités, d’avoir les moyens enclins à engendrer la destruction de son adversaire au travers d’explosions et autres effets spectaculaires, on ne le retrouve à cette échelle que dans Command & Conquer 3. Et oui, sans doute que le fait que le moteur 3D dépote arrange bien les choses. Mais ce n’est pas un obstacle aux petites configurations pour autant, puisque l’optimisation est telle qu’il devrait tourner facilement sur la plupart des machines, même vieille de deux ans.
 

Je ne suis pas fou

Les joueurs de Supreme Commander sont fous. Ils font la guerre au monde entier en une seule fois, gérant toutes les batailles en même temps. Mais j’ai menti : bien sûr que Supreme Commander est mieux placé pour parler de surpuissance militaire, de moteur 3D qui dépote et de scènes spectaculaires. Cela dit en passant, la configuration pour y jouer est aussi un peu plus sucrée. Mais peu importe, Supreme Commander ne séduira pas tout le monde. Il est trop compliqué pour certains joueurs, trop gourmand en ressource pour d’autres, et pas assez fin pour…euh, moi par exemple.

La campagne de C&C 3 brille par sa diversité de situations et son scénario catastrophe. Aussi, dans une autre mesure, par ses cinématiques en chair et en os qui mettent en scène de vrais acteurs, et surtout de vrais actrices qui pourraient presque faire passer Lara pour une stupide poupée numérisée (hey, mais c’est ce qu’elle est !). Comme avant, on choisira sa mission sur la carte du monde bien qu’en pratique, l’ordre dans lequel vous voudrez enchaîner les missions n’aura pas vraiment d’influence sur le déroulement de la campagne. D’ailleurs, on n’aura pas tout le temps de choix, et quand on l’aura, il arrivera souvent qu’il tombe sous le sens. Cela dit, il n’est pas nécessaire de tenter de vous séduire sur la campagne. Comme vous avez déjà fini le jeu avec les trois factions, vous savez ce qu’elle vaut n’est ce pas ?
 
 
Comme dans tout RTS, au final, ce qui fera son succès, c’est son mode escarmouche et ses parties multijoueurs. Et c’est là qu’on va apprécier le doux parti pris de Tiberium Wars. Les parties seront intenses, spectaculaires, et surtout incroyablement addictives. J’entends par là qu’il n’est jamais contraignant de faire ce qu’il y a à faire, sans doute déjà parce que l’interface est vraiment nickelle et permet en un tour de clics de produire, contrôler et surveiller tout ce qui nous appartient, mais également parce que tout cela n’est justement pas si colossal et ne nécessite pas plus de concentration que ça, contrairement justement à un AOE ou un Supreme Commander. Et pour ça, Command & Conquer 3 a sans doute un bel avenir devant lui.
 

Commander and Empires : RTS Wars.

De toute évidence, Age of Empires et Supreme Commander sont tous les deux des jeux merveilleux, de ceux qui représentent vraiment la crème des crèmes du RTS. Command & Conquer n’est en aucun cas là pour leur faire de l’ombre, mais juste pour se démarquer dans son style. Là où Supreme Commander va manquer de finesse (par choix, certes), C&C va se révéler très profond stratégiquement. Et là où Age of Empire va se montrer complexe (encore par choix), C&C se révélera ultra classique dans ses mécanismes de jeu (une seule ressource, que des combattants à produire, etc.). Et ce mélange de simplicité et de profondeur, de rapidité et d’intensité, fait de lui l’un des plus intéressants jeux de stratégie, susceptible de conquérir, par son parti pris, le cœur de nombreux types de joueurs. Mais pour combien de temps encore ? Vivement Starcraft 2
 

Article rédigé par Tatane , le

Le PC peut encore se vanter d'avoir un genre bien à lui qui a du mal encore à s'intégrer sur console : le RTS. Parmi les mastodontes, on remarquera que tous arrivent à tirer leur épingle du jeu, et Command & Conquer 3 : Tiberium Wars s'y prendra grâce à son gameplay rodé d'intensité, de simplicité, et de prodondeur. Sans doute le meilleur compromis entre des concurrents parfois trop complexes à manipuler, parfois trop lents à s'y ennuyer.

Points positifs

  • Intense
  • Simple d'accès
  • Très stratégique
  • Beau et bien optimisé

Points négatifs

  • Les actrices des cinématiques sont trop habillées

Commentaires