Test : Overlord

Overlord - PC

Genre : RPG maléfique

Date de sortie : 29 juin 2007

Codemasters nous propose en ce début d’été d’incarner en personne le seigneur du mal, le maître du malfaisant, le corrupteur des êtres vulnérables, en résumé un sale type qu'il ne faut pas rencontrer après une soirée un peu arrosée au détour d’une ruelle sombre. Les images et les quelques vidéos que nous avions pu voir étant très encourageantes, c’est avec allégresse que l’on se jette dans une partie avec le malin, l’Overlord.

 
 
Qu’il est difficile de se lancer dans l’aventure du mal. Dès le départ, vous n’êtes que l’ombre d’un fol adorateur du malin. A peine serez-vous capable de donner quelques ordres à des larbins qui n’attendaient rien d’autre que votre retour pour reprendre leurs exactions préférées.
 

A genou, chien !

Comme vous l’imaginez aisément, après un réveil aussi difficile et avec la désillusion d’avoir perdu la plupart de vos pouvoirs, une seule envie, voir une seule obstination ne quittera plus votre esprit, celui de retrouver l’intégralité de votre cruauté, d’entendre votre pouvoir maléfique sur l’ensemble de la région, de torturer, voler et maltraiter vos propres larbins. Il est vrai qu’ils en redemandent, alors pourquoi se priver. Le scénario n’est pas bien compliqué comme vous pouvez l’imaginer mais l’humour et surtout la dérision sont de mise et c’est aussi pour cette raison que le titre peut être joué par un large public car on ne peut pas se tromper, cet Overlord n’est rien d’autre qu’un mythe dont l’humour permet aussi d’entrevoir les limites d’un tel personnage. Par contre, les larbins tout en étant qu’une bande d’allumés toujours entrain de brailler sont un vrai plus pour ce jeu. Sans eux, le titre n’aurait que peu d’intérêt. Ils sont là, ils sont vilains mais ils sont excellents.
 

Opprimer oui, mais attention aux ouailles

Les larbins se répartissent dans quatre catégories et chacune d’elles a son utilité pour résoudre les énigmes et les pièges qui barreront la route vers l’ascension. Commençons par les bleus. Ces idiots sont particulièrement utiles lorsqu’il s’agit de passer une petite rivière, les autres larbins étant incapables de nager. En plus, ils sont particulièrement efficaces lors des combats contre les esprits. Les bruns ou les bourrins de service vont combattre pour vous à peu près tout ce qui bouge mais malheureusement ils sont très faibles face aux attaques de feu et de poison. Pour le feu la solution viendra des rouges. Quant au poison, les verts feront leur office, de plus ces fourbes n’hésitent pas à attaquer par derrière. Par contre, il ne s’agit pas pour vous de vous lancer dans une boucherie de larbins en les envoyant à la mort comme si de rien n’était. Les pouvoirs du malin ayant leurs limites, vous devrez en prendre soin et étudier au mieux les actions à mener pour augmenter votre aura et votre château. De plus, l’incubateur qui vous permet de produire des larbins coûte des points d’énergie que vous ne récupérez qu’en éliminant des adversaires. De plus, là où il est dommage de perdre un de ses larbins, c’est qu’ils progressent en récupérant entre autre des armes supplémentaires. Ils deviennent encore plus cinglés, comme quoi il n’est pas bon de se laisser entraîner dans la puissance démoniaque.
 

Un gameplay frais, rafraîchissant même

Si le gameplay tourne surtout autour de la gestion des forces de vos larbins ainsi que de leur effectif, il n’empêche pas l’Overlord d’aller se frotter de près ou de loin au moindre ennemi qui voudrait s’en prendre à lui ou encore pour aider ses ouailles. Pour cela, la force brute est utile mais le meilleur est encore de faire confiance à la magie et une bonne boule de feu permet souvent de réduire au silence un brailleur adverse. L’essentiel du jeu n’est néanmoins pas du tout dans la gestion de vos larbins ou dans le combat mais dans la résolution des énigmes. C’est là que l’aspect le plus intéressant et surtout le moins récurrent intervient. Les énigmes sont nombreuses et suffisamment variées pour offrir une quête intéressante. Tout un tas d’astuces et d’ordres interviennent pour remplir vos missions. Vous pourrez via un système assez simple d’ordres les envoyer où vous le désirez, les faire attaquer, patienter et ainsi de suite. La patience est une vertu pourtant peu en adéquation avec le vice dont vos larbins font preuve. Néanmoins si vous ne voulez pas que l’histoire se finisse en boucherie, il faudra les faire attendre pendant que leurs copains de couleur différente remplissent leur mission et dégagent le terrain d’ennemis ou bien ouvrent un passage grâce au feu. Les décors sont en partie destructibles et souvent ce sera la clé pour pouvoir progresser. Toutefois gardez toujours en tête que vous êtes le maître et qu’il faudra de temps en temps en sacrifier quelques-uns uns afin de récupérer de la mana et surtout de la santé lorsque vous avez subi de nombreuses attaques.
 

Au-delà de tout enthousiasme

Le gameplay est une véritable réussite surtout qu’entre les nombreuses quêtes qui parsèment l’aventure solo, une intelligence artificielle qui participe largement au plaisir solitaire, les deux modes multijoueurs ajoutent à la durée de vie. Les graphismes sont dans l’ensemble magnifiques et la réalisation sonore mérite le détour surtout que certaines répliques sont hilarantes. De plus, certains aspects comme la forge ou la gestion des objets pour l’amélioration de votre château ajoutent encore à la diversité. Certes quelques missions sont redondantes mais dans l’ensemble vos larbins vous feront passer d’excellents moments. Pourtant, il y a quand même un mais qui vient obscurcir ce petit parfum de paradis, en l’occurrence d’enfer joyeux ! La première et certainement la plus agaçante, vient de la gestion des caméras qui vient gâcher la qualité du titre. La gestion au pad est loin d’être la meilleure pour replacer en permanence des angles qui sont de surcroît très récalcitrants. La seconde qui ne concerne que la version PC, il vous faudra absolument un pad car le jeu au clavier-souris s’avère quasiment injouable et surtout extrêmement crispant.
 

Article rédigé par kago , le

Overlord fait parti de ces bonnes surprises pour un été. Habituellement, les éditeurs en profitent pour sortir des jeux moyens et bien cette fois ce n’est pas le cas. Le gameplay particulièrement intéressant, le scénario et les larbins font preuve de beaucoup d’humour, les graphismes sont très bons, la durée de vie très convenable. Certes, il y a quelques défauts mais vraiment mineurs par rapport à la qualité du titre. Prenez les yeux fermés le contrôle de vos larbins, c’est une valeur sure !

Points positifs

  • Les larbins et encore les larbins
  • L'intelligence artificielle
  • Les nombreuses quêtes et le multi
  • La réalisation sonore

Points négatifs

  • La gestion des caméras
  • Pad obligatoire

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