Test : Crusty Demons

Crusty Demons - PS2

Genre : Moto

Date de sortie : 17 novembre 2006

Vous en avez marre du skate et des sempiternels opus d’Antoine Faucon. Vous êtes attirés par les sports mécaniques. Une équipe de développement a tenté la combinaison des deux. Ils auraient peut être mieux fait de se casser une jambe ce jour là. Ou les deux.

 
 
Assez populaire aux Etats-Unis, la discipline du Freestyle motocross tire sa force des incroyables performances des riders en plein vol. Non content de se taper la bourre pour arriver en première position lors de courses effrénées, certaines têtes brûlées s’amusent seulement à sauter des tremplins immenses, essaient des cabrioles en l’air, et souvent se ramassent. Deux réalisateurs de films orientés sports extrêmes (pas besoin de les citer car vous ne retiendrez pas leurs noms) ont rassemblé de nombreuses séquences d’exploits de riders afin d’en faire une vidéo. Sortie sous le nom de Crusty Demons of Dirt en 1994, les nombreux fans ne se sont pas fait attendre, et surtout ont contribué à l’expansion de cette facette du motocross. Ils viennent récemment de sortir leur 10ème vidéo, et c’est assez bizarre d’ailleurs qu’ils ne se soient pas encore intéressés à une version jeux vidéo. C’est désormais chose faite.
 

Grimpe sur la bécane

Les choses avaient pourtant bien commencé. L’emballage est de facture underground, avec menu un peu bordélique comme les jeuns les aiment tant. On choisit un perso stylé (punk, hard, classique) toujours un peu shooté à Mad Max. Licence Crusty oblige, quelques riders officiels sont présent, comme Seth Enslow, Ronnie Faisst, Kennie The Cowboy, Bartman ou encore Dan Pastor, noms bien sûr connu de tous (!!). On lui colle une bécane, avec les caractéristiques qui semblent vous convenir. On peut attaquer le tuto, somme toute nécessaire pour maîtriser la bête et ses diverses…. On s’amuse à réaliser les objectifs du tuto : sauts, figures, boost, roues avants et arrières. La moto réagit bien, tout en souplesse. Même les riders sont bien modélisés. On se dit chouette, on va pouvoir commencer les choses sérieuses.
 

Démarre à fond les ballons

A force de valdinguer dans tous les sens, les riders perdent la vie. Alors le diable leurs propose l’immortalité. Leur corps peut donc se briser de la plus belle des façons, ils se relèveront toujours. Ils ne redeviendront mortels qu’en réalisant certains objectifs – faut bien un scénario à tout jeu. Certaines personnes présentes dans le quartier vous demanderons une faveur, toutes plus ou moins débiles. Venger une nana, exploser des poupées gonflables, j’en passe et des pires. Nombreux sont les challenges proposés mais peu d’entre eux sont viables. Ils vous demanderont une exigence telle qu’il faudra connaître par cœur ce qu’il faut faire, sans la moindre erreur sous peine d’échec. Le level design n’aidant absolument pas car totalement dénué de créativité, on se croit bien partie et bing, vautrage à cause d’un bout de décors qui dépasse. Les morceaux de level ont semble-t-il été créé indépendamment les uns des autres pour la réalisation d’un objectif, puis assemblé à l’arrache pour formé un tout.
 

Pour inéluctablement te casser la gueule

Parfois on vous demandera de troquer votre moto contre un autre véhicule, comme un camion de glace. De prime abord amusant à contrôler, le bruit du moteur irrite tellement qu’il est difficile de ne pas couper le son. Dommage pour vous car plusieurs missions vous l’impose, comme si cela changer quelque chose. Pis, ces dernières deviennent injouables faute à une caméra totalement dingue, qui se place même sous le camion ! Le jeu regorge de petits trucs drôles, comme le jeté de pilote, un peu à la Flatout. Des cibles sont disséminées un peu partout dans les niveaux et vous devez y projeter votre pilote. L’effet est le même que lorsque votre rider se casse la margoulette en pleine réalisation d’une tâche : un ralenti, une marre de sang et une radiographie des membres broyés. Sympa au début, lassant lorsqu’on les voit toutes les 30 secondes. Ou vous récoltez des points lorsque vous créez des « décès de la route », pauvres passants fauchés par votre véhicule, souvent sans le faire exprès. Dommage car si vous n’êtes pas forcément exigeant, le jeu est agréable graphiquement, même si parfois, les développeurs ne se sont pas foulés. Par exemple, les personnages présents dans les niveaux sont tous les mêmes.
 

Article rédigé par Yohann N. , le

Crusty Demons partait d’une bonne idée. Beaucoup de challenges, différents véhicules, variétés des lieux à visiter, beaucoup de second degré. Malheureusement, passé les premières minutes, le jeu devient imbuvable faute à une réalisation médiocre. Un conseil, gardez vos sous.

Points positifs

  • Les bécanes
  • Les persos

Points négatifs

  • Réalisation médiocre
  • Frustant

A propos de l'auteur

Yohann N.

Yohann N.

37 ans | Le Professeur en environnement vidéoludique

Le petit Yohann voulait devenir pilote de chasse. Alors lorsqu'il feuillette des magazines dans un kiosque, il zieutte les couvertures en quête d'engin militaires volants. Il tombe alors sur un hélicoptère de combat. Il ouvrit le graal et fut immédiatement absorbé par un monde fait de pixels. Ça, c'était en mars 1992, et il est reparti avec le n°6 de Joypad sous le bras, avec la couv' de Desert Strike. Depuis, il continue d'explorer les diverses facettes du jeux vidéo. Il lui arrive même de chier des pixels.

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