Test : MotoGP 07

MotoGP 07 - PS2

Genre : Moto

Date de sortie : 26 octobre 2007

Genre
Moto
Date de sortie
26 octobre 2007 - France
Développé par
Milestone
Edité par
Capcom
Disponible sur
PS2
Parfois appelé
MotoGP 07, Moto GP 07

"Quand on ose prendre le temps d'y lâcher deux ou trois pensées profondes, faire de la moto en compétitions, en 800cc, soyons fous, c'est quand même carrément risqué." Et là, vous vous dites "Mais Jivé vient de pomper l'intro de Moto'GP 07 de Dudy". Et je vous répondrais "oui, mais c'est Capcom qui a commencé". Et maintenant, je me dis "heureusement que les guillemets ne sont plus un problème dans les requêtes serveurs".

 
 
Quelle étrange coïncidence que ce MotoGP 07 de Capcom, tout juste sorti, et ce MotoGP '07 de THQ (notez bien l'apostrophe avant le 07, preuve de l'abréviation de l'année complète 2007, qui, comble du hasard encore une fois, se trouve être l'année en cours)... N'y aurait-il donc là un résultat finalement proche d'un déterminisme, comme le croyait ce bon vieux Paul Henri Thiry d'Holbach ? Ou bien, est-ce une suite de hasards hasardeux qui va engendrer la destruction totale de notre univers ? Que nenni, ce n'est qu'une licence donnée à deux éditeurs qui l'ont pourrie collectivement.
 

Euh ouais bonjour, GP(T) sur la moto

Après ce calembour sponsorisé par la LDBJFD (Ligue de Défense du Bonnet de JF Derec), passons aux choses sérieuses. Les choses de la vie, bonhomme, comme des tours de chauffe à 300 km/h sur une route glissante avec pour seule protection un casque, une gros blouson, des gants, des bottes... Ah non, quand même, ils sont équipés. Dudy avait raison : "Ouais, Valentino Rossi, c'est un pucos en fait". Et je le crois bien, même s'il apparaît sur tous les écrans de chargements de ce MotoGP, preuve qu'il est le Zidane de la moto. Vous allez le voir assez souvent d'ailleurs, étant donné le grand nombre de chargements, longs, qu'il existe entre les différentes séquences de jeux, voire même les sauvegardes sur la carte mémoire (oui, la PS2 n'a pas de disque dur, je m'y ferais jamais). Bon, reprenons du début : le jeu vous demande si c'est votre première fois (ça fait toujours bizarre la première fois) ou si vous avez déjà été dépucelé de l'univers de la moto. Dans le cas où vous débutez comme un débutant que vous êtes, le jeu se proposera de vous faire tourner 30 fois sur une piste ensoleillée, avec 20 concurrents à vos côtés, comme une sorte de tour de chauffe géant (aucun rapport avec une partouze). A bord de votre moto, vous découvrez donc les spécificités de cet opus. Il est possible de pencher votre type (en l'occurrence ici, Valentino Rossi, on ne le dira jamais assez) de gauche à droite afin de prendre des virages en position de Fosbury (traduction : faire de bisous au bitume) ainsi que d'avant en arrière, ce qui est totalement inutile à part frimer sur la ligne d'arrivée en faisant un wheeling arrière.
 

Il a fait de la moto... (Chanson populaire)

Si cette position modifiable de votre avatar sur sa bécane est nouvelle et peut aider les professionnels de la moto, elle restera néanmoins totalement emmerdante pour les amateurs comme moi, qui pourront faire de belles sorties de piste soit en glissant sur le côté, soit en se vautrant lamentablement en avant ou en arrière suite à une tentative de wheeling. Nonobstant, chose qu'il ne faut pas faire dans un grand prix, mais je voulais tester l'efficacité du bidule. Le tour d'entraînement est également important pour le mauvais (enfin l'amateur), car l'IA vous donne automatiquement votre niveau, entre les 3 modes proposés : arcade, avancé ou simulation. Si lors de cet entraînement, la différence ne se fera pas tout de suite sentir, c'est lors de la compétition que vous vous offusquerez envers vos coéquipiers du bitume, qui, après vous avoir tamponné la croupe, vous feront perdre la stabilité de l'engin et vous enverront dans le décor. Très moche, au passage. Rappel : on est sur PS2 et il serait de mauvais goût de taper sur une personne âgée, en fin de vie même. Je vous livre par la même occasion une autre réflexion philosophique qui se présentera à votre esprit lors des premiers tours : le manque cruel de musiques ou de commentaires (on serait même prêts à prendre Hervé Matoux, c’est pour dire) durant les longs circuits enrobés de « vrooooooaaap vrop vrop vrroooaaaarrrrppp vrooom ». Que le dieu Mute soit béni. Et heureusement que les quelques musiques des menus ne soient pas aussi pauvres.
 

Et dire qu’une petite apostrophe peut faire toute la différence…

Comme ce bon vieux MotoGP '07 (l'autre, avec l'apostrophe), MotoGP 07 est basique. Au niveau des licences, retrouvez la compétition actuelle avec toutes les écuries et les pilotes originaux. Le char design est respecté, m'enfin d'un autre côté, on ne voit rien de leurs faces à part les casques. Bref, rien d'intéressant pour les amateurs du détail. Au niveau animation, on atteint des sommets du ridicule, notamment lors des chutes et sorties de piste. Encore une fois, ce n'est pas au niveau graphique qu'on pourrait y trouver un quelconque intérêt, encore moins avec le développement des jeux similaires sur consoles next-gen. Par contre, au niveau contenu, le fan sera presque gâté (le strict minimum faisant foi), avec la compétition officielle MotoGP sur 18 circuits mondiaux, ainsi que la possibilité de sélectionner soi-même la liste des circuits à parcourir en tournoi. Tous les pilotes étant disponibles, c'est une vingtaine de choix qui s'offrent à vous (dont le français Olivier Jacque, si si), avec la possibilité également de paramétrer votre style de conduite, votre niveau de difficulté, vos pneus et votre boîte de vitesse ou encore le facteur de terrain le plus aléatoire : la météo. Bref, un simulateur typique de course de vitesse qui ne devrait pas trop vous mettre mal à l'aise, même lors de la première utilisation.
 

Pour les fans et les fans des fans, ou les femmes des fans, mais pas les fans des femmes

Enfin, et même s’il est aussi moche que Catherine Benguigui, MotoGP 07 possède tout de même deux modes qu’on pourrait qualifier de « nouveautés » si on ne les retrouvaient pas dans tous les jeux de sport du moment. Tout d’abord un mode de défis, où le but sera, à travers 100 défis, de se familiariser avec les commandes, tout en abordant une première fois chaque circuit. Rien de bien intéressant dans ces défis, certes variés et à difficulté croissante, mais qui ne comportent que peu d’intérêt. D’ailleurs, ce manque d’intérêt, qui se retrouve par ailleurs dans l’originalité (ou plutôt la non originalité) du jeu, se retrouve également et malheureusement dans le mode online, qui, profitant des derniers soubresauts du multi PS2, ne tente même pas de relever un quelconque défi. Huit joueurs maxi en course multijoueur dont deux joueurs sélectionnables au maximum sur la console, c’est peu. On se retrouve avec une bonne simulation de moto qui ne se démarque pas de son opus précédent (pire, certains contenus ont été supprimés) et qui ne tente pas de couler ses concurrents directs. Sûrement un des derniers coups de rein de Sony, l’éditeur, sur l’aînée de ses consoles.
 

Article rédigé par Jivé , le

Si Capcom et Sony étaient les seuls du marché, si en plus de cela il n’y avait qu’un titre exploitant la licence MotoGP, si encore plus que cela, les consoles next-gen étaient représentées par la PS2 et si par dessus tout, le jeu était un tant soit peu révolutionnaire, on pourrait le qualifier de très bon jeu. Avec des si, on mettrait Leningrad en bouteille (spéciale dédicace au russe), alors on se contentera de dire que c’est un jeu correct, avec un mode online basique, offline nul, graphiquement limité et presque bandant au niveau du gameplay.

Points positifs

  • Complet, comme le pain
  • Bonnes sensations sur le bitume
  • Complet, comme un bol de Nesquik
  • Gestion complète de la position du pilote, de la moto, de la conduite...

Points négatifs

  • Vrooaaaapppppp pendant 28 minutes
  • La PS2 galère (temps de chargement, design, mais pas le framerate dis donc...)
  • Il va avoir du mal à se frayer un chemin dans le nouveau monde

Commentaires