Test : Final Fantasy X-2

Final Fantasy X-2 - PS2

Genre : RPG

Date de sortie : 19 février 2004

Genre
RPG
Date de sortie
19 février 2004 - France
18 novembre 2003 - USA
13 mars 2003 - Japon
Développé par
Squaresoft
Edité par
Square Enix
Disponible sur
PS2
Parfois appelé
ff x-2
Modes de distribution
Boutique
PEGI
 Interdit aux moins de 12 ans
 Violence

A l'occasion de la sortie européenne du soft, j'étoffe mon premier test import d'une version longue destinée à analyser FFX-2 dans ses moindres détails. Beaucoup plus dense certes, parfois proche du délire de fan, mais beaucoup plus révélatrice aussi :) Un peu de courage, voyons.

 
 
Bon, je ne vais pas me répéter indéfiniment non plus, FFX-2 vient de sortir en France pour le bonheur de tous ! Enfin presque tous.. Sinon, cette semi-introduction n'a rien à apporter de plus que celle de la version "courte", que je vous invite donc à lire au préalable.
 

Le départ d'une grande aventure

Tout commence par une cinématique présentant les différents crédits du jeu. Bien animée, entraînante, elle est en outre accompagnée d'une mélodie superbe qui fait inévitablement penser à un début de Final Fantasy. Pour les ingrats qui désireraient passer au travers de ce premier moment intense, il suffit de presser la touche Start. Bref, nous voilà devant l'écran du menu principal. Toujours aussi coloré et simple (Nouvelle Partie et Charger, tout juste ce qu'il faut), il permet d'enchaîner en deux clics sur la partie. Aussitôt on assiste à une cinématique aussi longue que somptueuse, qui présente par à-coups les trois protagonistes (féminins de surcroît) de cette aventure : Yuna, qui se la joue starlette sur scène (avec mini-jupe s'il vous plaît), Rikku la fameuse Al Bhed qui est a priori toujours aussi énergique, et enfin une nouvelle venue, Paine, qui ne cesse de faire le ménage pendant toute la séquence. Sauts en vrille, saltos arrière, coups de pied retournés dans la tête des vigiles, elle nous montre sans complexe toute l'étendue de son talent ! Tout cela reste animé de manière irréprochable, on a vraiment du mal à en croire ses yeux. Le seul hic dans une telle hégémonie de l'audiovisuel concerne justement la bande-son : c'est la fameuse musique Real Emotion qui accompagne la cinématique ; j'avoue détester cette musique, et je ne pense pas être le seul. Pour résumer, je dirais qu'il s'agit d'un morceau très quelconque, à mi-chemin entre danse et électro. Tout de suite après la séquence, qui aura tout de même durée plusieurs minutes, on est plongé au cœur de l'action. Ambiance brusquement moins fêtarde, mélodies plus douces (et plus agréables), première apparition de la 3D : oui, je suis bel et bien entré dans le monde de FFX-2. J'avance avec plaisir le long du port de Luca (car je viens de reconnaître la ville), éliminant au passage quelques robots malfaisants. Quel plaisir, mon Dieu, quel plaisir ! Ma chevauchée limite rêveuse se conclut par une rencontre avec le gang Leblanc, qui s'avèrera être l'un des principaux ennemis des trois filles pendant (presque) toute l'histoire. Disons qu'il s'agit d'un parasite qui nous ennuie sans arrêt, sans pour autant avoir la classe et l'envergure d'un boss final. Autant dire qu'on a hâte de tenter l'expérience. Voilà pour le départ, les premières impressions laissées par ce soft s'avèrent donc excellentes. Mais c'est dans la suite des évènements que se situe la majeure partie de l'analyse.
 

Mais est-ce un FF ?

Pour ceux qui auraient "zappé" la preview, je rappelle les grandes lignes du scénario : Yuna vit désormais à Besaid avec ses amis Wakka et Lulu, tandis que Rikku s'occupe sérieusement de la technologie Al Bhed. Kimahri est quant à lui retourné au mont Gagazet. Seulement voilà, un beau jour, Yuna est mise au courant de la découverte d'une mystérieuse sphère. A la manière de celle de l'épisode X, celle-ci permet de visualiser une courte séquence, qui montre ici Tidus (!) très brièvement. Mais cela suffit à raviver l'espoir de Yuna qui décide alors de tout mettre en oeuvre pour trouver des indices supplémentaires. Avec le but secret de retrouver son amour perdu... Voilà l'histoire de FFX-2. Entrons maintenant dans celle-ci, c'est à dire après le premier combat contre le gang Leblanc. Eh bien là ! L'exclamation ne se fait pas attendre : "Mais est-ce un FF ?!". La question que tout joueur pouvait se poser avant la sortie du titre revient inévitablement lorsqu'on découvre le jeu plus en profondeur. Nouveauté de taille, l'aventure se déroule désormais par missions. De Besaid aux ruines de Zanarkand, on en trouve un peu partout. Force est de constater la "cocacité" de certaines d'entre elles, puisque le joueur est carrément amené à vendre des ballons ou se déguiser en Mog géant pour parvenir à ses fins. Autant le dire tout de suite, la tension dramatique présente dans tous les épisodes précédents a ici complètement disparu. Plus de place pour les héros controversés au passé mystérieux, les filles ont ici un passé connu (sauf Paine, puisqu'elle n'apparaît pas dans FFX) et s'accordent volontiers quelques moments de délire voire d'hystérie : je pense bien entendu à la scène où l'on aperçoit nos trois comparses en bikini en train de batifoler dans un petit lac. Ca peut paraître anodin comme ça, mais je me demande bien ou est l'intérêt de cette scène... oui, à part se rincer l’œil bien entendu ! Car force est de constater que depuis FFX, les héroïnes présentent certains avantages physiques ; à la différence qu'ici, elles portent des tenues adaptées. D'ailleurs, tout est très coloré voire kitsch dans ce jeu, ça en repoussera certainement quelques-uns au début. Certains bâtiments font penser à des cirques, tandis qu'on a toujours l'impression de voir des spots publicitaires sur les murs. La musique aussi, dans son ensemble, plonge le joueur dans une ambiance de fête où la pression n'existe pas. D'ailleurs, aucune d'entre elles ne m'a vraiment fait rêver, la bande son du soft s'avère donc agréable mais quelconque.

D'un autre côté, comme dans tout FF, le joueur (quel que soit son avis sur ce qu'il découvre au départ) finit par s'attacher aux trois héroïnes et à leurs actions de bienfaisance. Il faut dire qu'à certains moments de l'aventure, les niaiseries disparaissent pour faire place à un peu plus d'éthique. Yuna abandonne parfois son impulsivité pour méditer sur ses rencontres, notamment avec un personnage qui ressemble étrangement à Tidus. Et de suite, le tout prend plus d'intérêt. On va même jusqu'à regarder plusieurs fois la même scène, monter le son, observer les mouvements et réactions de chaque personnage, la place du décor... En bref, comme on le fait habituellement dans un Final Fantasy ! Il faut tout de même relativiser : les joueurs les plus émotifs - ceux qui allaient jusqu'à rire ou pleurer devant certaines scènes des épisodes précédent, et croyez-moi ils sont nombreux - n'éprouveront sûrement pas les mêmes sentiments qu'auparavant. C'est clair, les scènes peuvent être agréables, poétiques voire carrément belles (quelques-unes unes) mais de là à tomber en larmes... j'en doute. D'autre part, on découvre plusieurs autres thèmes récurrents aux autres volets de la saga : le courage, la traîtrise, le sacrifice de soi, etc. Le fait de retrouver les décors (et aussi certaines musiques) de FFX premier du nom implique aussi une certaine ressemblance avec ce dernier. C'est tout de même sa suite, me direz-vous. Bref, si FFX-2 se démarque des épisodes via de nombreux facteurs, il n'en reste pas moins un membre indiscutable de la prestigieuse saga. Square a tenté une approche différente pour cet opus, ni plus ni moins.
 

Innovations de taille

Comme je l'avais annoncé précédemment, la plus grande nouveauté de ce volet concerne le système d'avancée dans le jeu. Adieu les étapes linéaires qui permettaient de finir FFX sans laisser de véritable liberté au joueur, c'est désormais par missions que le jeu fonctionne. Plus précisément : l'aventure est divisée en 5 "Story level". Elle débute au level 1 et se termine au level 5 (logique). Chaque Story Level est donc composé de missions, chacune commençant par "Mission Start" et finissant par "Mission Cleared", que l'on peut faire dans l'ordre qu'on veut. Autrement dit, étant donné que celles-ci se situent un peu partout dans le monde de Spira, le joueur pourra très bien commencer par une quête dans la ville de Guadosalam et finir par une visite à Besaid. Le monde propose au total 15 destinations. C'est bien là que réside la notion de liberté, quasi absente dans l'épisode précédent : on peut aller directement n'importe où. Envie de retourner voir les superbes ruines de Zanarkand, que l'on ne découvrait qu'à la toute fin du X ? Eh bien, allons-y ! 30 minutes de jeu et nous y sommes déjà. Bien évidemment, un nouvel Airship est à disposition, rouge flamboyant et particulièrement bien designé - avec beaucoup d'imagination, au passage. Certaines mini-quêtes auront même lieu à l'intérieur de ce dernier ! Je vous l'accorde, elles ne sont ni compliquées ni vraiment intéressantes (réussir à faire entrer un groupe de travestis dans un ascenseur, hum) mais c'est tout de même une première. Inutile de vous dire que par conséquent, le vaisseau est tout aussi somptueux vu de l'intérieur que de l'extérieur. A noter que la plupart des objectifs proposés ne sont pas obligatoires ; chaque joueur pourra ainsi finir le jeu à sa façon. Les véritables novices se contenteront des missions dites "nécessaires", tandis que les joueurs confirmés iront s'éclater dans la multitude de quêtes secondaires que propose le soft. Tantôt longues, tantôt difficiles, elles contribuent à augmenter grandement la durée de vie d'ensemble (je ne vous parle pas de ces casse-tête lorsque le jeu est en japonais). Ainsi, si je puis conseiller les joueurs confirmés : faites bien attention à observer chaque partie du monde de Spira, elle peut très bien abriter une mission cachée sans toutefois l'annoncer sur la carte du monde. Eh oui, Square se l'est parfois joué petit cachottier. Autre innovation de choix qui reste dans la même lignée, le New Game + : une fois le jeu terminé, le joueur a la possibilité de recommencer le jeu tout en gardant l'ensemble de ses Jobs et Result Plates. Mais, qu'est-ce que c'est au juste ? Patience.

Le système de combats est aussi une grosse innovation de ce Final Fantasy X-2. Sachez tout d'abord que l'on a désormais droit à du semi-temps-réel. Par exemple, pendant qu'un ennemi charge sa barre de magie pour lancer un sort (barre nommée ATB, c'est aussi valable pour les trois héroïnes), le joueur peut l'attaquer et pourquoi pas le tuer, avant même que le monstre ait pu lancer le sort en question. Vous avez suivi ? Bref, cela peut modifier la tactique d'un combat face à un boss, selon s'il charge longtemps ses attaques ou pas, etc. J'arrive maintenant au fameux système de Jobs : on dispose de plusieurs d'entre eux au départ, mais la plupart s'obtient au fil du jeu. Parmis eux : Gunner, Magic Gunner, Item Shooter, Warrior, Samourai, Dark Knight, Berserker, Singtress, Blackmage, White Mage, Thief, Animal Trainer, Gambler. Souvent, c'est à partir d'un certain Story Level que le job en question s'avère disponible (exemple : Berserker dans le Story Level 3, durant la mission de Macalania). Pour les utiliser, c'est simple, il suffit de les insérer dans une case appelée Result Plate. On ne peut bien sûr tous les mettre à la fois, il faut trancher. Une fois mis dans la Result Plate (on en trouve plusieurs sortes, au passage) il faut choisir le job que l'on veut utiliser pour les combats. Chaque job propose une grande quantité d'aptitudes, que l'on acquiert grâce à de l'expérience gagnée au fil des combats. Appelons ça du "Job XP". Une fois la totalité des aptitudes gagnée, le joueur maîtrise le job à 100% ! L'idéal est donc de passer à un autre job, histoire de le mener lui aussi jusqu'à 100%, ainsi de suite. Les jobs présents sur la Result Plate sont aussi accessibles en plein combat, on peut passer de l'un à l'autre sans difficulté ; une superbe animation nous présente la transition. On peut y avoir recours en cas d'urgence, si l'on est proche de mourir (c'est pourquoi avoir toujours son meilleur job sur la Result Plate est vivement conseillé) ou tout simplement si l'on se rend compte qu'un ennemi est plus sensible à un job non utilisé. Là encore, il y a énormément de tactiques distinctes à envisager avec ce nouveau système de gestion des affrontements. Pour finir, sachez que chaque fille possède son propre "Job spécial", que l'on obtient également au cours de l'aventure. Dans tous les cas, ces derniers réunissent vraiment beauté et puissance, à tel point qu'ils parviennent presque à pallier l'absence de Bahamut et ses amis. Effectivement, il n'y a plus de chimères dans FFX-2. Pour une nouveauté, c'est regrettable, mais on s'y fait. Bref, j'espère avoir été clair au sujet de ce génial système de combats de FFX-2, car son fonctionnement est assez compliqué à expliquer.
 

Une réalisation merveilleuse

Je pense n'étonner personne, mis à part quelques "FF-ennemis" peu crédibles : oui, Final Fantasy X-2 est techniquement somptueux. L'épisode le plus abouti de la série, à n'en pas douter ; il surpasse bel et bien (pas de beaucoup, certes) son prédécesseur. Les paysages sont tout simplement splendides, hallucinants de profondeur, très fins et colorés. La plaine Félicité en est le plus bel exemple, avec ses vertes prairies qui s'étendent à des centaines de mètres au loin, parsemée de petites habitations. Les villes semblent toujours vivantes, actives, et affichent surtout des constructions aussi surprenantes que splendides. Je pense par exemple à la sorte de bastion que l'on découvre à la fin de la route des Mycorocs ; il fallait y penser quand même, non ? Les temples - qui sont bien sûr toujours présents dans cette suite - disposent également d'un design très particulier mais aussi très réussi. J'ai déjà parlé du vaisseau, je le redis : magique d'ingéniosité. Ensuite, la modélisation des différents personnages est semblable à celle du volet précédent ; à savoir que les principaux protagonistes restent plus riches en polygones que les simples figurants. D'un autre coté, les visages de Yuna, Paine et Rikku restent fascinants de réalisme : on peut tout deviner de leurs sentiments après de simples mimiques, de simples clignements d'yeux. Les combats quant à eux, bénéficient d'animations toujours plus belles. Les transitions d'un job vers un autre méritent bien qu'on s'y attarde quelques secondes, les magies blanches et noires bénéficient de jolis effets de style (lumière, flou, vent...). Bref, tout pour un rendu graphique du plus haut niveau. Enfin, beaucoup plus rares que dans FFX, les scènes en images de synthèse peuvent néanmoins se targuer d'êtres les plus belles jamais vue sur console. Je vous assure, il faut le voir pour le croire, d'ailleurs les connaisseurs de l'épisode X ne seront guère étonnés. Pour ce qui est de la bande son, je l'ai déjà annoncé, le tout regorge de musiques agréables mais aucune n'est vraiment "tape à l'oreille". En clair, on ne trouve pas de musique qui soit à FFX-2 ce que Melodies of Life est à FFIX. L'ambiance sonore est de bonne qualité, mais sans sursaut de génie. Cela dit, passons à un autre aspect de la réalisation du soft : le gameplay. L'apparition du mode semi-temps réel et celle du système de jobs suffisent à le rendre largement intéressant et inventif. Après quelques combats expérimentaux, on prend un réel plaisir à manipuler les trois filles, aussi bien en action qu'en phase de déplacements. La prise en main est quasiment identique à celle de l'épisode X ; en parlant de celui-ci, il ne faut pas oublier que son système de combats était considéré comme génial, on parlait même du must en la matière. Le fait d'avoir pris un risque en changeant complètement l'aspect des combats réussit à Square : le résultat est très probant. Le principal, c'est qu'on prenne du plaisir à jouer, et c'est le cas. Bref, un rendu graphique magnifique accompagnant un gameplay novateur et sans faille, cela nous donne une réalisation vraiment sublime.
 

Le revers de la médaille

Ce nouveau volet a beau regorger de qualités, il n'en garde pas moins quelques défauts regrettables. En commençant par le plus frappant : ce fonctionnement par missions, il n’y a pas à dire c'est bien, mais le scénario dans tout ça ? Il n'en est que plus léger. Forcément, étant donné qu'on peut pratiquement tout faire dans le désordre, il ne peut pas y avoir de vraie suite d'évènements. On a juste un fil conducteur, la vidéo de Tidus, et puis c'est tout. Quand on sait que le scénario fait toujours partie des principaux atouts d'un jeu de rôle, on a de quoi se poser des questions. Ensuite, on dénote une pénurie de péripéties et d'éléments perturbateurs ; finalement; le tout est assez plat, on commence le jeu, on le termine. Le tout manque d'évènements assez importants pour être considéré comme essentiels. Sans oublier que le jeu est assez court et facile, je m'explique : peut-être Square aurait-il dû imposer davantage de missions obligatoires à défaut de proposer une multitude de quêtes secondaires. Car en considérant le nombre d'objectifs vraiment clés, on se rend compte que le générique de fin n'est plus aussi loin qu'auparavant. Pour ce qui est de la facilité, elle réside surtout dans les jobs disponibles : même si ces derniers amènent forcément à grand nombre de tactiques, il est tout à fait possible de finir le jeu avec les trois filles en Samourai sans avoir à changer une seule fois de job pendant l'aventure. C'est assez grave quand on y réfléchit bien, car ça équivaut à dire : un seul job pourrait être disponible dans tout le jeu, ça ne serait pas un problème. Et l'intérêt de ce système à priori génial de gestion des combats n'en est que rabaissé. Voilà pourquoi le jeu est peut-être trop facile, il suffit de développer un seul job assez complet et puissant, et de continuer tranquillement l'aventure. Sans parler de certains boss (notamment le dernier, un peu comme dans l'épisode X) qui restent vraiment trop faciles à vaincre. Sans prendre le risque de se prononcer trop vite, je pense que trois Dark Knights développés a 100% et de niveau 50 peuvent terminer aisément le jeu. Trop simple, trop rapide. Enfin il y a toujours cette atmosphère propre à FFX, si particulière, qui en a d'ailleurs repoussé plus d'un.

Vous l'avez compris, ce FFX-2 n'est pas parfait. Malgré tout, cette suite reste un titre de haute qualité. Elle regorge d'innovations audacieuses, aussi bien au niveau du système de jeu qu'au niveau du système de combats. Les personnages, bien que trop caricaturaux diront certains (dont moi, je le précise), finissent par devenir attachants, à leur manière. C'est sans doute le fait des les avoir vu différemment dans le volet précédent qui prône cette impression. Le système de missions, en dépit des inconvénients qu'il laisse transparaître, offre la possibilité aux moins expérimentés de finir le jeu sans trop de difficultés. La réalisation est techniquement toujours aussi belle, la bande-son n'étonne pas vraiment mais reste bien présente. Rentre aussi en compte le plaisir procuré par ce gameplay si inventif. Enfin, si le jeu peut paraître court et simple, cela vous donnera à coup sûr envie de le recommencer. Et l'option New Game + sera là pour vous y inciter ! En bref, si FFX-2 n'est pas le meilleur épisode de la saga, il n'en reste pas moins beau, riche et digne d'intérêt. A ne pas rater pour les fanatiques, et pourquoi pas à découvrir pour les autres. Qui sait, ceux-ci seront peut-être ravis de ce radical changement de style.
 

Article rédigé par n0nam , le

Un très bon titre, qui a le mérite d'innover énormément. Peut-être trop, oui. Si les notes attribuées ne sont pas aussi mirobolantes que celles des volets précédents, cela est dû à un scénario un peu léger et à une trop grande facilité pour terminer le jeu. Certains iconoclastes auront un avis bien plus cruel sur le soft, à coup sûr, mais les raisons à cela restent très subjectives. Or, ici nous avons le devoir de rester objectifs (héhé) c'est pourquoi je dois me contenter de dire : Final Fantasy X-2 reste beau, intéressant et innovant. C'est pourquoi il s'agit d'un jeu de qualité. Là.

Points positifs

  • Volonté d'innover
  • Techniquement parfait
  • Accessible à tous
  • Excellente maniabilité

Points négatifs

  • Scénario un peu plat
  • Un peu trop simple
  • Décalé du reste de la série

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