Test : Metal Slug 3

Metal Slug 3 - PS2

Genre : Beat-them-all

Date de sortie : Octobre 2003

Genre
Beat-them-all
Date de sortie
Octobre 2003 - France
Développé par
Eolith
Edité par
SNK Playmore
Disponible sur
Android, IOS, Neo-Geo, PS2, Xbox 360, Xbox

Apparu sur Neo-Geo lors des heures de gloire de SNK, la série des Metal Slug a fait l'unanimité parmi les joueurs. Malgré une réalisation, une jouabilité et une durée de vie qui ne bougèrent pas d'u iota en 3 épisodes (MS, MS2 et Metal Slug X), la variété toujours délirante des phases de shoot de cette série en ont fait une license intouchable. Et ça n'est pas la sortie de ce 4e opus, officiellement le 3ème, quicontredira le savoir-faire de Playmore.

En 2003, une dizaine d'années après ses premiers jours sur Neo-Geo, Metal Slug apparaît enfin sur PS2, avec Metal Slug 3. Bien sûr, le 5ème épisode va bientôt sortir sur Neo Geo au Japon, mais notre joie restera à son apogée malgré cette ombre au tableau.

Que de changements!

Même graphismes, même persos, même armes et véhicules, même ennemis et même absence d'IA. On va jusqu'à retrouver quelques boss déjà rencontrés de nombreuses fois dans les autres épisodes, cet dire à quel point cet épisode est semblable aux précédents. Seul ou avec un ami -si vous en avez- vous parcourez une demie-douzaine de stages, pour autant d'environnements, face à plusieurs milliers de nazis, de zombies, et d'aliens. Que des ennemis sur lesquels on n'aura aucun scrupule à lacher notre puissance de feu comparable à celle du Liban. Le scénar' permettant de réunir tant d'ennemis différents est heureusement inconnu (qu'est ce qu'ils auraient bien pu nous imaginer sinon...), et entre nous, l'absence d'IA fait que la variété des ennemis, tout comme les différents décors, ne sont là que pour éloigner tout sentiment de lassitude.

Un gameplay toujours au poil

Et si Metal Slug 3 ne lasse pas après 3 heures, c'est notamment grâce à sa jouabilité hors pair. Je me déplace en scrolling horizontal (de gauche à droite) en tirant devant, derrière, au dessus ou en dessous de moi. Je récolte grenades à lancer, armes surpuissantes, et munitions à gogo. Les ennemis affluent à l'écran, les évite en sautant par dessus et lâche une chtite grenade sur un groupe d'arrivants béliqueux. Un baril d'essence explose, projetant des corps ennemis sur tout l'écran, et me réfugie en hauteur sur le toit d'un immeuble. Un pote passe par là, dans ma rue, ou j'ai installé ma console histoire d'inciter les gens à se lancer dans une partie (je suis très sociable, et en plus, je suis pas raciste.) et prend la manette. Il choisit son perso parmi les 3 restants, même si au niveau de la jouabilité, ça ne changera rien...Une fois cela fait, il se rapproche des survivants égarés encore au sol et les termine au sabre (le tir primaire se met automatiquement en coup de couteau au corps à corps) pendant que j'arrose les coins de l'écran pour prévenir tout nouvelle arrivée offensive. Bref, la pénurie de tripes fraîches arrive rapidement, et nous repartons à l'assaut. On avance la bave aux lèvres, sautillant tel des Mamelouks lors de l'avancée napoléonienne.

Pfff c'est vraiment n'importe quoi ce jeu

Mon ami dégotte un tank surpuissant en premier, et me nargue longuement avec sans que je puisse l'en déloger, malgré mon très large arrosage de grenades dans sa gueule. M'en fous, le prochain véhicule sera pour moi, qu'il soit terrestre (tank, robot, éléphant), aérien (hélico, F16, navette spatiale) ou marin (sous-marin). 30 déssoudages plus tard, soit 15 secondes de jeu, et un lance-roquette récupéré, le chemin se sépare en deux. Nous formons des groupes de un et partons chacun d'un coté. Une nouvelle vague d'assaut déferle sur ma route, tandis que le tank allié essaie de m'épauler comme il peut. 2 ennemis lâche des fruits, que j'ingurgite sans vraiment réfléchir, et me retrouve forcément obèse. Je jubile : ma vitesse de déplacement est moindre, certes, mais mes tirs gagnent en puissance. De même, si vous êtes touchés par des zombies, vous vous transformerez en l'un d'eux, perdant alors votre célérité, mais gagnant un jet de sang surpuissant qui arrosera tout l'écran.
Voila enfin la fin du niveau, qui aura duré en tout et pour tout plus de 10 minutes. Le boss débarque , prêt à remplir les 2 tiers de l'écran sans rougir. Si aucune tactique précise n'est à employer pour le vaincre, tout notre savoir-faire sera demandé pour éviter ses tirs, l'arroser, récupérer les munitions et lui lancer mes grenades. Bref, un beau bordel à l'écran, mais y'a pas à dire, Metal Slug n'a rien perdu de son prestige.

Une réalisation que l'on sait sans faille

La série des Metal Slug, c'est un peu le Diablo de la console : le titre est toujours en 2D malgré les années, les évolutions aussi bien concernant le gameplay que la partie graphique ou sonore restent subtiles. Pourtant, une fois la partie lancée, on ressent à nouveau cette synergie, ce sentiment de plènitude que l'on ressent avec le jeu. Pas besoin de réfléchir, le titre nous transporte sans que l'on ait besoin d'assimiler de commandes complexes ou un gameplay alambiqué. Une nouvelle fois, on est bluffé. Les nouveautés se comptent sur les doigts d'une main : quelques nouvelles armes, ennemis, véhicules et phases de gameplay (un stage final en scrolling vertical à la Space Invader, un passage à la UFO ou vous devrez traverser des cercles afin d'éviter les tirs aliens...). bref, rien de transcendant, mais une profondeur de jeu une nouvelle fois accrue, ce qui -pour un Beat'em All- diminue considèrablement le sentiment de lassitude.
La réalisation graphique est elle aussi savament améliorée. Plus fine bien évidemment, PS2-effect oblige, mais reste dans la même veine. Notamment parce que MS3 est un épisode sorti sur Neo-Geo, tout comme tous les épisodes précédents, et ne fut traduit que par la suite sur PS2. Les effets gagnent en spéctaculaires et les boss voient leur design un poil amélioré. Enfin les décors sont toujours plus géniaux et vivants. En dehors de cela, ça reste dans la même veine, avec des animations toujours aussi fluides et nombreuses. Un petit point noir pour les toiles de fond, peut-être un peu simple, même s'il ne s'agit que d'un détail (on regarde surtout le premier plan à vrai dire). Sur PS2, un effort aurait pu être fait pour l'animer par exemple, ou du moins le détailler un peu plus. La partie sonore est musicalement très anécdotique, mais les bruitages, en quantité, sont toujours géniaux même s'ils n'ont pas beaucoup évolué depuis Metal Slug 1.

Au final

Malgré une license qui va sur ses 10 ans, cet opus est tellement dans l'air du tout premier que cela en est effarant. Mais que dire : chaque nouveau niveau est un véritable plaisir, surtout que les environnements déjà connus (le désert, le train nazi) son peu réutilisés ici. Bien évidemment, pour ne rien changer à la série, cet épisode est comme d'habitude trop court. Et commercialement parlant, cette version PS2 aurait pu être vendue à un prix plus abordable, ou même rajouter un des premiers épisodes en cadeau bonus de choix. Histoire de fêter l'évenement. Surtout qu'au Japon, c'est le 5ème épisode qui s'apprête à sortir sur Neo Geo.

Article rédigé par Rick28 , le

Metal Slug 3 dépote grave. La série, toujours développée sur Neo Geo, débarque enfin sur une console de salon new wave. Et le charme prend, que voulez vous.

Points positifs

  • Le top de la 2D
  • Un gameplay sans réflexion, mais toujours accrocheur
  • Des bruitages sans fausse note
  • Une immersion totale
  • Un mode 2 joueurs qui demande une vraie coopération
  • Plusieurs chemins, passages secrets, etc.

Points négatifs

  • Trop court
  • Cher
  • Metal Slug 5 sort au Japon

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