Test : King's Field 4

King's Field 4 - PS2

Genre : Heroic-Fantasy

Date de sortie : Mars 2003

Genre
Heroic-Fantasy
Date de sortie
Mars 2003 - France
Développé par
From Software Inc.
Edité par
Metro 3D
Disponible sur
PS2
Site officiel
Site officiel

Le quatrième volet de la saga des King's Field vient de voir le jour, avec pour principal objectif d'effacer une mauvaise réputation notoire dont les développeurs de From Software se seraient bien passés. Il faut dire que la série, à l'image de cet énième opus, reste d'une médiocrité désolante.

 
 
L'influence actuelle du Seigneur des Anneaux dans le monde fait que le genre heroic-fantasy est en vogue. Ainsi, de très (trop ?) nombreux titres issus d'un univers plus ou moins inspiré de celui de Tolkien font irruption sur console. Pourquoi pas, s'il s'agit d'un phénomène passager ? Le problème, c'est que la quantité a largement dépassé la qualité. King's Field 4 en reste l'un des plus beaux (le terme est peut-être inapproprié) exemples, car comme vous allez le constater, les développeurs ne semblent pas s'être foulés. C'est le moins qu'on puisse dire. Bienvenue dans un monde envahi par la pauvreté et l'imperfection.
 

La grande quête commence

J'oubliais, le jeu comporte-t-il un scénario ? Bien évidemment, en voici d'ailleurs un résumé : dans une cité ancienne demeurait une statue, à laquelle il ne fallait surtout pas toucher sous peine de subir une multitude de malédictions. Seulement voilà, la fameuse " statue des ténèbres " a bel et bien été volée, et vous aller devoir la retrouver pour sauver le monde. Disons que comme histoire de départ, on a connu plus intéressant ; allons, trêve de bavardages ! L'heure est grave, il est grand temps de partir à l'aventure.

Première constatation, le jeu est à la première personne. Un choix justifié étant donnée l'organisation de l'action. D'autre part, on ne débute pas dans la douceur ! Le héros n'a pour ainsi dire aucun équipement, ou presque. Il va falloir marchander, échanger, bref tout faire pour se procurer le minimum. Pas si évident, d'autant plus qu'il n'est pas rare de mourir de façon stupide. Il sera également très important d'explorer la moindre parcelle de chaque pièce car celle-ci reste susceptible de cacher quelque trésor intéressant. C'est d'ailleurs comme ça que vous allez pouvoir développer vos capacités. N'oubliez pas que la difficulté reste très progressive et que la moindre négligence peut s'avérer fatale pour la suite de l'aventure. Le personnage doit donc passer autant de temps à rechercher qu'à lutter, quand bien même l'intrigue se révèlerait insipide. Ce qui est souvent le cas, malheureusement.
 

Un Gameplay stérile et poussif...

Tout au long de son aventure, le héros va devoir se heurter à de nombreux conflits. Vous allez donc vous battre contre divers monstres, plus stupides les uns que les autres. Inutile de batailler trois heures pour se rendre compte que l'IA n'est pas prodigieusement développée chez tous ces ennemis. Cela va jusqu'à se présenter face au héros... de dos, il faut le faire tout de même. Mais là encore, le titre a su compenser cette faiblesse : votre personnage est lent, presque amorphe, et ne pourra attaquer sans se reposer tous les deux coups. Sans oublier que pendant ce temps, il demeure exposé à de très violents assauts. En bref, des combats assez agaçants et rapidement fastidieux.

Autre facteur, ici propre au RPG, la présence d'objets en tous genres et d'utilités variables. Par exemple, le glaive vous sera certainement plus précieux que la lampe torche, etc. Enfin, on retrouve encore l'aspect RPG avec la constante évolution des différentes aptitudes du protagoniste (force, vitalité, magie...). Une progression par expérience, qui se veut très sobre.
 

...Pour une réalisation lamentable

Il est vrai que la réalisation compte beaucoup dans la qualité de n'importe quel jeu, surtout ce type-là. Eh bien, que constate-t-on ? A vrai dire par grand-chose, si ce n'est que le jeu demeure profondément inesthétique ! Primo, des décors sépulcraux et désertiques ; deusio, des animations saccadées ; tertio, une fluidité d'escargot léthargique. L'ignoble mixture baigne dans un contexte sonore tout à fait quelconque et très vite oublié. Dans ce domaine, le soft semble réellement s'être trompé de support.

Un jeu ne peut être de facture en comportant de si nombreux défauts. Rien de parfait, rien d'inégal : tout est mauvais. Ici, tout est fondé sur le chiffre 4 : 4ème volet de la saga, 4 de QI en rassemblant les cerveaux de tous les ennemis, 4 de tension pour le héros et encore j'exagère, 4 principes oubliés : beauté, fluidité, son, scénario. Et enfin, 4 minutes de jeu pour se rendre compte que ce produit ne doit même pas être vendu à 4 euros.
 

Article rédigé par n0nam , le

King's Field 4 souffre de trop d'imperfections pour être considéré comme un titre intéressant. Pauvre à tous les niveaux ou presque, tantôt irritant, tantôt consternant, voilà un jeu à éviter de toute urgence.

Points positifs

  • Durée de vie qui se voulait honorable
  • Système de lvl up efficace
  • Maintenant vous savez que vous n'allez pas le prendre

Points négatifs

  • Laid
  • Lent
  • Languissant
  • Long (pour un tel supplice, vous comprenez)

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