Test : Raging Blades

Raging Blades - PS2

Genre : Beat'em all

Date de sortie : Avril 2003

Genre
Beat'em all
Date de sortie
Avril 2003 - France
Développé par
PCCWJ
Edité par
Wanadoo Edition
Disponible sur
PS2

Rien de tel qu’un peu de Happy-Punk pour rédiger un article sur un jeu à la hauteur de la qualité de la musique. C’est donc tranquillement que je commence. Voici un nouveau jeu édité par Wanadoo qui perpétue sa tradition de nous sortir, sur console tout du moins, de quoi s’amuser une soirée. Raging Blades est donc un Beat’em all des plus simples, classiques, et peut-être même un peu ennuyeux. C’est donc d’un jeu sans vraiment un grand intérêt dont je vais vous offrir ma critique.

 
 
Toute l'histoire se déroule dans le royaume d'Atranart. La magie et la technologie y étaient étudiées et cultivées depuis des siècles sans avoir jamais souffert d'une seule mauvaise intention, ceci sous le contrôle des Dieux. Tout se passait donc bien, jusqu'au jour où ces derniers disparurent et que le monde tomba dans un chaos indéterminable fait de guerres, de combats et d'affrontements sans fin. Voilà le gros de l'histoire. Quelque chose des plus simples mais qui sait tout de même mettre en haleine le joueur moyen.
 

Les protagonistes

Vous aurez la possibilité de parcourir les plaines et les vallées du Royaume d'Atranart dans la peau de plusieurs personnages différents avec chacun leurs propres caractéristiques. Le premier que nous présente le jeu est Gray Baford qui est un membre des chevaliers du royaume et qui a été envoyé enquêter sur l'invasion des monstres par le Roi en tant qu'espion (nom de code, Chevalier Indigo). Il se bat avec une épée dont il maîtrise tous les coups, des plus bruts aux plus complexes qu'il peut enchaîner dans un combo (tout le temps le même). Ensuite arrive Bud Chamberlain, un joyeux barbare ou un paysan (" Aïe, voilà la différence ", seulement pour les fans qui reconnaîtront). Lui est armé d'une hache qu'il manie à la perfection pour venger l'honneur de son village qui a été attaqué par les fameux monstres. Raybrandt Lugnal est le troisième personnage que nous propose le jeu. C'est un puissant sorcier qui avait décidé de s'allier avec les forces du mal pour servir ses propres intérêts et qui, après avoir culpabilisé a décidé de " jouer aux héros " en voulant sauver l'humanité. Et pour finir, c'est une jolie demoiselle aux formes avantageuses portant le nom de Tina Iblies qui nous est proposée. Elle est Moine de sa profession et est la fille du Pontifex. Elle est jeune, ambitieuse, et surtout très curieuse, ce qui l'a poussée à aller voir ce que les monstres qui approchaient du Royaume tramaient. Elle se bat à l'aide de ses propres mains (et pieds) en utilisant l'art du Kung-fu (elle en connaît les moindres techniques). Quatre personnages qui ont tout pour plaire (surtout Bud, mon préféré… hihi).
 

Ce qu'il y a à l'intérieur

Voici un point assez contradictoire du jeu. C'est donc à un Gameplay des plus basiques auquel nous avons droit pour ce qui est du mode Campagne. Une fois dans le jeu, il n'y a pas de liberté de mouvement. Je ne dis pas presque, mais pas du tout. Que ce soit pendant vos phases de jeu ou bien sur la carte, vous ne disposez d'aucun choix. Votre parcours est tracé du début à la fin. Vous ne pouvez pas aller et venir d'une ville à l'autre, revenir sur vos pas et revoir les endroits déjà visités. En parlant de ces derniers, sachez qu'ils sont tous… comment dire…. vides, ou plutôt morts. Ce sont des couloirs sans intérêts qui grouillent de monstres qui ne varient pas vraiment d'un niveau à l'autre. Les décors sont réalisés en 3D intégrale assez réussie mais qui n'exploite tout de même pas toutes les capacités du support. La 3D est aussi présente chez les personnages qui, selon moi, sont la chose la plus réussie de ce jeu avec la voix digitale. Attention, j'en vois déjà en train de se visualiser de jolies cinématiques pleines de superbes effets et avec des personnages munis de voix digitales enchanteresses. Mais non, détrompez-vous. C'est dans l'interface (Menu, Choix Persos, Options) et sur la carte que cette voix fait son apparition pour le cas où nous serions analphabètes et que nous ne sachions pas lire pour voir ce que l'on veut sélectionner. Essayons de trouver (pour sauver l'honneur du jeu) un bon point. Euh… J'vois pas vraiment… Ah si, enfin ce n'est pas ce qui existe de mieux mais c'est ce qui est le plus potable dans ce titre, j'ai nommé les thèmes musicaux. Ils savent à peu près mettre en valeur les situations du jeu. Mettre l'ambiance pendant les combats au cours du niveau, mettre encore un peu d'ambiance quand il y a un peu plus de monstres, et nous faire " stresser " lorsque nous sommes devant les boss. Voilà pour les campagnes. Comme je l'ai laissé sous-entendre, il y a bien un deuxième mode de jeu proposé, et ce dernier est un mode Duel qui met en scène les quatre personnages de base plus vingt autres personnages que vous devrez débloquer en jouant. Ce mode est plutôt réussi, il propose près d'une vingtaine d'arènes (en comptant celles Jour/Nuit) rectangulaires assez bien modélisées mais qui hélas manquent de décors (quatre coins identiques pour une partie centrale toute riquiqui).Il est possible aussi de jouer jusqu'à quatre joueurs simultanément dans un écran complet (l'avantage d'avoir une impression de " combat royal ", comme au catch … niark niark). Voilà enfin un vrai bon point pour Raging Blades, la possibilité de jouer à plusieurs. Ah oui, j'oubliais, il est aussi possible de jouer à plusieurs (jusqu'à deux joueurs au maximum) en mode Campagne mais ceci ne change pas grand chose mis à part que ça accroît la facilité du jeu et ce n'est donc pas la peine de vraiment s'attarder dessus.
 

Un peu trop facile à mon goût

Oui, c'est un jeu qui est bien trop facile pour pouvoir valoir réellement quelque chose. Comme dit précédemment, les niveaux sont faciles à terminer (en moyenne 10 minutes), les monstres ne varient pas beaucoup, entre 10 et 15 types au total. Cependant, on peut noter la présence de " sous-boss " dans chaque niveau avec une attaque propre à chacun. Ces derniers ont tous une attaque spéciale qui ne change qu'en apparence (coup marteau qui délivre un champ de force autour d'eux pour éjecter le joueur). Pour tuer les monstres, vous disposez d'un combo dès le début du jeu mais qui reste le même jusqu'à la fin. Celui-ci est tout de même plutôt bien fait, c'est une suite de coups qui peut varier de 3 et 15 (à peu près) frappes selon la vie de l'ennemi et selon votre acharnement sur le pad (ne faites pas comme moi, lâchez la touche !). Après donc avoir avancer dans des couloirs sans secrets, sans recoins, sans mystères, bref sans intérêts, vous arriverez donc devant les boss des niveaux. Il y en à huit qui sont présentés dès le départ pour un total de neuf niveaux (je vous laisse la surprise de découvrir). Ces derniers ne sont autres que les chefs des armées qui ont pris le monde d'assaut. Ce sont les chefs de " La Septième Tribu des Ténèbres ". Ils ont été ressuscités par le Mal lui-même et chacun représente un des sept Péchés Capitaux. Il y a " Arch-démons " qui est une sorte de chimère squelettique avec de grandes cornes et qui représente les esprits, " Cyclops " qui lui ressemble un peu au boss de la montagne dans " Zelda : Ocarina of Time " (j'ai oublié comme il se nomme) avec un seul œil et représente la terre, " Hel " qui est la prêtresse de la Glace et qui ressemble à Clochette (Peter Pan) mais tout en bleu et en bien plus grande, " Catoblepas " est un robot qui lui ne ressemble à rien …Il met en évidence sa puissance dévastatrice avec une lenteur impressionnante, " Balong " est une sorte de poulpe mixé avec un calamar accroché au mur, oui, vous avez bien lu, qui ne bouge pas et qui est sans doute le boss le plus simple à abattre, il représente les forces de l'eau (juste au cas où vous n'auriez pas compris), " Dragon " est... un dragon (quelle surprise) mixé avec une sorte de dinosaure (à première vue un Tiranosaurus-Rex) mais sans ailes. Il est le protecteur de l'élément Feu, " Caricon " est le maître de RayBrandt (le sorcier), c'est un excellent nécromancien qui a ressuscité le Mal pour servir ses fins. Et pour finir, le dernier boss (présenté) est caché et je ne sais rien de lui (où " elle " selon la silhouette). Après donc avoir battu un par un tous ces monstres (ils sont dans le désordre selon les personnages avec lequel vous jouerez), vous avancerez de niveau en niveau pour arriver au neuvième, niveau dont je ne parlerai pas histoire de laisser un peu de mystère pour ne pas vous gâcher tout le plaisir.
 

En bref

Pour finir, une petite conclusion histoire de récapituler un peu le tout. Raging Blades est un Beat'em all basique, avec des personnages bien modélisés et assez charismatiques, à partir du beau chevalier, en passant par le barbare plus large que haut (il fait deux mètres de haut, …), puis le magicien très mystérieux avec une coiffure de fou, et la petite dernière avec ses rondeurs endiablées. Les décors sont bien travaillés avec de jolis détails mais, hélas, qui restent trop simplistes et pas assez recherchés, le Level Designer aurait pu faire un effort. Les musiques sont plutôt réussies bien qu'un manque de variété soit présent. Pour les bruitages (je n'en ai pas parlé plus haut car ils n'en valent pas la peine), ils ne sont vraiment pas à la hauteur d'un bon jeu. Je m'explique, prenez une casserole et une cuillère en métal, tapez avec la cuillère sur la casserole et vous obtiendrez le son des coups que vous portez à l'aide de votre épée où hache. En contre partie, c'est un bruit de quelque chose qui se fait trancher (à peu près … " Chlaque "), que vous entendrez lorsqu'un coup vous est porté.

Article rédigé par aLien* , le

Mis à part la réalisation qui est la seule chose réussie, ce jeu n’a vraiment d’intérêt que pour les fans de « linéaire » et les joueurs qui aiment finir les jeux vite-fait bien fait (sans compter les recommencements pour pouvoir débloquer les persos et les arènes du mode Duel).

Points positifs

  • Des bons design
  • Une bonne réalisation
  • Des personnages charismatiques

Points négatifs

  • Trop simpliste
  • Trop linéaire
  • Trop court

Commentaires