Test : Reservoir Dogs

Reservoir Dogs - PS2

Genre : Action

Date de sortie : 01 septembre 2006

Reservoir Dogs, on pourrait dire que c’est le film qui a lancé Steve Buscemi, Tim Roth ou Michael Madsen. On pourrait aussi dire que c’est un des meilleurs films de Tarantino, qui pose les bases de Pulp Fiction ou Kill Bill. Mais moi je dirais que c’est surtout le film avec la musique « Little Green Bag ».

 
 
Avant de parler du jeu, parlons du film. Sorti en 1992 et réalisé par Quentin Tarantino qui tourne là son second film, Reservoir Dogs est considéré comme une esquisse, un concept à lui tout seul. En une heure et demie, et avec plus de 250 « fuck » répertoriés dans les dialogues, on assiste à un règlement de compte entre des truands, après un hold-up raté à cause d’un traître. Un scénario qui a bien eu du mal à passer auprès des producteurs mais qui fait aujourd’hui la joie de Volatile Games, qui signe là sa première réalisation vidéo ludique. Les malheureux…
 

Premier contact

Faut être idiot pour s’attaquer à un mythe pareil pour sa première production. Il n’empêche que le maître Tarantino a légué les droits d’adaptation à ce studio, qui essaye donc de s’en sortir tant bien que mal. Après un générique introductif en cinématiques 3D présentant quelques scènes du film dans des cadres à la manière de Sin City, on se retrouve déjà dans la peau de M. Orange, un des membres du groupe. Ce premier chapitre nommé à juste titre « prologue » vous permet d’apprendre le maniement des armes, les phases à pied et le lock pour le tir. Bref, un niveau d’entraînement qui vous plonge dans l’ambiance du jeu, et donc du film, étant donné que les voix (seul Madsen a prêté sa voix au jeu mais ça n’enlève pas vraiment le charme) et la musique sont bien fidèles à l’œuvre de Tarantino. Et après ce premier niveau où l’ont rencontre M. Blue, M.Blonde, M.Pink (« Pourquoi je m’appelle Pink moi ?? Parce que t’es une tarlouze !! Bon ok, on en parle plus… »), M.Orange, M.Brown et M.White, on entre enfin dans le vif du sujet. Vif du sujet caractérisé par le générique, le fameux, avec le groupe de truand (plus Cauet en arrière plan, si si, regardez bien, il a une chemise bleue, et il est sensé représenté « Nice Guy » Eddie Cabot) et la musique de Reservoir Dogs qui retentit. Ah qu’ils sont beaux nos vilains, se recoiffant au ralenti et marchant sous le soleil avec leurs vestons noirs. C’est lissé, c’est plat, ce n’est pas vraiment moche mais on a vu mieux au niveau des graphismes. Ce genre de cut-scene apparaîtra entre tous les chapitres, alors il faut s’y habituer maintenant.
 

Reservoir Dogs d’à peu près Tarantino

Le jeu met en scène toutes les actions qui se sont ou qui auraient pu se passer lors du braquage qui a mal tourné. Scènes qui, dans le film, sont évidemment absentes pour laisser planer le doute sur le résultat que l’on voit à l’écran. Un polar psychologique que l’ont ne retrouve pas dans le jeu, plutôt porté dans un The Getaway-like, tant par ses graphismes que par le gameplay approximatif. Les scènes du film ne seront présentes en 3D que pour introduire les flash-back dans lesquels vous allez devoir évoluer, en compagnie de Blonde, Pink et White. Outre les phases à pied pour mener à bien vos missions, par exemple s’échapper avec M.Pink et son sac plein de bijoux, vous aurez également le droit à des missions de course en voiture ressemblant à Burnout pour la conduite et L.A. Rush pour les graphismes limités. Des phases qui rompent avec la linéarité de l’action à pied et la répétition des missions qui se résument toujours par : s’échapper, tuer, prendre en otage et courir. Une vue à la troisième personne, un système de lock d’ennemi approximatif lui aussi, des roulades à couvert… Le manuel du parfait jeu d’action.
 

Every Dog has its day

Le gameplay, bien que banal, possède une nouveauté intéressante. La possibilité de s’approcher d’un badaud et de le prendre en otage avec une simple pression de touche et agrémenté de la possibilité de braquer les flics dans cette position, afin qu’ils soient plus dociles. En effet, les gardes, voyant que vous avez un otage, poseront leurs armes à terre si vous utilisez le bouton de menace (le héros lâchera alors une menace et l’ennemi visé s’exécutera). Ensuite, avec le deuxième stick analogique, vous pourrez dirigez l’ennemi en joue pour aller le placer contre un mur, les mains sur la tête, afin de le neutraliser. Vous pouvez également vous servir de cette menace / contrôle pour le faire ouvrir un coffre ou une porte avec un code.
 
 
Et si vous êtes un vrai psychopathe, vous pouvez également frapper votre otage, afin d’être plus convainquant envers les flics durs de la feuille… « J’hésiterais pas à lui foutre une balle dans le front putain !! ».Une nouveauté bien cool afin de se sentir puissant, l’arme à la main. Avec la VO ST en prime, c’est vraiment bon et jouissif, presque au point de faire oublier la banalité du jeu. Autre chose : la barre d’adrénaline, située à côté de celle de vie de votre personnage, augmentera si vous tirez et courrez beaucoup dans tous les sens. A fond, elle clignote, et en appuyant sur le bouton « carnage », vous lancez un genre de combo différent pour chaque personnage. Une cinématique s’enclenche et vous êtes désormais en mode bullet-time. Vous avez alors 10 secondes pour shooter le plus possible de gars dans votre viseur, sans qu’ils ne puissent riposter. Au retour du mode carnage, vous voyez vos balles s’encastrer dans le corps de ceux qui étaient dans votre ligne de mire, et vous pouvez apprécier le carnage. Oh que ce nom est bien trouvé… Du sang partout, j’adore ça. Les gouttes qui sortent des impacts de balles, hum que c’est beau.
 

Une réalisation mitigée

Bref, le gameplay est donc banal, proche de ce que l’ont peut voir partout, et le déroulement des phases à pied est scripté et répétitif. En ce qui concerne les phases en voiture, ça ne casse pas des briques non plus. On a un mec qui agonise sur la banquette arrière, alors on trace comme un malade en évitant les flics et la circulation. Le héros peut même se pencher à la fenêtre pour tirer comme un ranger du texas. Et il y a même un « nitro » remplaçant votre barre d’adrénaline. Motion blur, casse moteur, fumée sous le capot, tout y est, là aussi on se retrouve avec le stéréotype du jeu d’action, sans grande nouveauté. On appréciera le fait de pouvoir débloquer des bonus : codes et images, en découvrant des « plans » (des papiers à ramasser) pendant les missions. Autre point positif, toujours au niveau sonore : la possibilité de changer de tracks lors des passages en voiture, tracks provenant de la BO du film, miam. Enfin, à la fin de chaque chapitre, vous découvrez votre score et votre rang : psychopathe, professionnel ou criminel de carrière, ce qui au final vous donnera une des trois fins possibles, après une petite dizaine d’heure de jeu en mode normal.
 

Article rédigé par Jivé , le

Monsieur Tarantino pensait-il vraiment obtenir un traitement de faveur ? Après le Parrain et en attendant Scarface, on continue à penser à l’adage sur les adaptations de film en jeux vidéo. « Adaptation = caca » pour les néophytes. Un gameplay approximatif doté d’une nouveauté intéressante, mais qui ne relève pas la linéarité et la répétitivité du jeu. Les vrais fans se contenteront des dialogues du film, des quelques cinématiques fidèles et des musiques originales.

Points positifs

  • Bande son
  • Alternance course et phase à pied
  • Cut scènes
  • Dialogues du film
  • Changer les tracks en roulant

Points négatifs

  • Linéaire
  • Répétitif
  • Graphiquement pas au top
  • Seul Madsen a accepter de prêter sa voix
  • Pourquoi adapter le film ?

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