Test : WWE SmackDown ! Here Comes the Pain

WWE SmackDown ! Here Comes the Pain - PS2

Genre : Combat

Date de sortie : Novembre 2003

Genre
Combat
Date de sortie
Novembre 2003 - France
Développé par
Jakks Interactive
Edité par
THQ
Disponible sur
PS2
Parfois appelé
WWE Smackdown : Here comes the pain

Here comes the pain... Voici le sous-titre du nouveau jeu de catch made in THQ que l’on pourrait traduire par "ici vient la douleur". Une citation qui ne reflète pas du tout la qualité du soft mais au contraire, qui l’annonce comme le digne successeur du roi du jeu de catch : Shut Your Mouth. Vous n’allez pas du tout avoir mal en y jouant.

 
 
Le catch, voilà un sport bien particulier. Si particulier qu’il en vient à être qualifié de spectacle. Les vainqueurs sont déterminés par avance par le biais de scénarii tous plus improbables et excitants les uns que les autres. Cependant, on se laisse prendre au jeu. THQ profite de ce spectacle très médiatisé pour sortir le troisième Smackdown de la PS2. Peut-être que l’éditeur espère faire aimer le catch aux novices, mais ce qui est sûr, c’est qu’il continue à le faire aimer aux amateurs, comme en témoigne ce HTCP plus palpitant que jamais.
 

Acteurs et modes

Commençons par les catcheurs de cette mouture. Ceux-ci sont au nombre de 65 (loin d'être exhaustif donc !). Parmi eux, on décompte 54 catcheurs en activité. On retrouve les traditionnels (et sempiternels) Triple H, Shawn Michaels, The Nature Boy Ric Flair, Big Show, Kane ou Undertaker. Aux côtés de ces acteurs qui, pour leur part, reviennent pratiquement tout le temps dans les jeux de catch, on trouve des nouveaux comme Batista, Rey Mysterio ou encore Charlie Haas. Outre ces catcheurs en activité, THQ a eu la merveilleuse idée de nous gratifier de véritables légendes du catch : Old Undertaker (le même homme que l'actuel, mais sa gimmick est totalement différente), Ted Dibiase ou les Legion of Doom (Animal et Hawk) complèteront, entre autres, la gamme de ces lutteurs restés dans les mémoires. Les fans regretteront cependant assez amèrement la suppression de stars telles Bradshaw, Faarooq ou encore La Résistance, et en légendes, la non-apparition de personnes comme André le Géant, Hulk Hogan ou encore Ultimate Warrior et Mankind. Le public est en 3D et très bien animé, il met vraiment de l’ambiance. Préparez vous à entendre « Goldberrrrrrrrrrrrg, Goldberrrrrrrrrrrg !!! », et ce qui est sympa, c’est que les réactions du public se feront en conséquence d’une action. Par exemple, ils applaudiront de toutes leurs forces l’arrivée de leurs favoris : comme en vrai quoi ! Les arènes sont à peu près les mêmes que celles des précédents opus, donc, préparez-vous à évoluer dans des lieux tels que l'arène de Wrestlemania, Summerslam, Unforgiven, Rebellion etc.

En ce qui concerne les modes, THQ a aussi apporté quelques touches. On retrouve naturellement les pionniers, comme le Royal Rumble, où trente catcheurs s’affrontent au fur et à mesure, des matchs Hardcore, où des objets peuvent être utilisés ou encore des matchs en équipe. Outre ces modes récurrents, trois nouveaux font leur apparition : le Bra & Panties dont le but est de déshabiller (dans les limites, ce n’est pas érotique) son adversaire et où les femmes sont exclusives, le Elimination Chamber où six catcheurs s’affrontent dans des matchs très violents et saignants (il n’y a qu’à voir le EC 2003 pour s’en rendre compte) dans une cage. Le dernier mode est le First Blood Match où, pour peu que vous connaissiez la langue de Shakespeare, vous comprenez qu’il vous faudra faire saigner votre adversaire. Ces trois modes associés au nombre de catcheurs assurent donc une très grosse durée de vie au soft, ce qui était déjà une des qualités du précédent opus. La durée de vie est d’autant plus accrue que le mode scénario est plus complet que jamais et vous permettra par exemple l’achat de catcheurs.
 

Faire évoluer son lutteur

Le mode scénario est clairement un des poumons de ce titre. Il est beaucoup plus sophistiqué que celui de Shut your mouth. Vous aurez à votre disposition une saison entière pour faire vos preuves et pour, soit s'élever vers la gloire, soit chuter vers la ruine. Votre saison sera naturellement parsemée de Pay per view (Backlash, No way out, Survivor Series…) mais en outre, des storylines viendront complémenter votre parcours. Au nombre de deux cents environ, ces "mini-histoires" faites par des écrivains de la WWE (je rappelle que c’est la principale fédération de catch, et celle représentée dans le jeu) rallongeront l’intérêt déjà grand du mode scénario. Vous pouvez aussi faire des équipes (de trois maxi) pour affronter d’autres équipes, et vous pouvez provoquer des catcheurs. Une petite parenthèse pour signaler que, de temps en temps, vous pouvez être amenés à diriger des personnages comme Jerry Lawler et Jim Ross pour des Tag-Team Matches (matches en équipe). Clairement, le mode scénario est bardé de possibilités, tant au niveau des nombreuses répliques à formuler que des options proposées. Voilà une des nombreuses satisfactions du titre. Enfin, si vous décidez de vous lancer dans une saison avec un personnage créé de toutes pièces, vous aurez du mal au début ; cela est tout à fait normal ! Des points seront à grapiller tout au long de la saison (rapidité, résistance et j'en passe).
 

La technique du titre

Sans le moindre doute, HCTP est le plus beau jeu de catch actuel au niveau de la technique. Il surclasse littéralement son aîné dans presque tous les domaines. Tout d’abord, les graphismes du jeu s'avèrent particulièrement travaillés. Contrairement à dans SYM, beaucoup plus de catcheurs bénécifient d'une modélisation fidèle à la réalité. Rien qu’à voir Christian, on remarque le l'impressionant travail accompli. Seul regret dans le domaine graphique : le ratage concernant les catcheuses (presque aucune n'est ressemblante, à l'image de Steph MacMahon). Mais dans l’ensemble, que ce soit l’environnement (arènes, lieux inédits dans les matches Hardcore) ou les catcheurs de manière générale, les graphismes gardent la pêche. Par ailleurs, les musiques ne sont pas en reste. Comme je l’ai dit précédemment, les réactions du public se font bien entendre. Mais le meilleur reste quand même l’entrée des catcheurs : pour peu que vous aimiez, c’est une pure délectation que d’entendre un "Sexy Boy" de Michaels ou un "The Game" de HHH. Mais il y a quelques défauts à signaler niveau sons. Déjà, c’est l’absence de présentation de catcheurs. Même si c’est en anglais, on aurait aimé entendre la voix portante de Lilianne Garcia et des commentateurs. Aussi et surtout, certaines musiques de catcheurs importants ne sont pas présentes comme celle de RVD ou des Dudley Boyz. Ce ne sont que des menus détails, mais qui enlèvent un peu de piquant au contexte sonore du jeu.

En ce qui concerne l’intelligence artificielle, on dénote une nouvelle fois qu'il y a eu un travail d'amélioration sérieux. Si l'on prend un catcheur de deuxième catégorie contre un grand champion, il sera difficile de gagner, voire radicalement impossible en niveau de difficulté Smackdown. Vous allez aussi baver si vous vous battez contre un bon catcheur avec un CAW (personnage créé), renforçant le réalisme du jeu. D’une manière générale, la technique s'avère ainsi de très bonne facture.

Une jouablilité remaniée

Le voilà, le grand changement opéré dans ce nouveau volet : la jouabilité est apparemment allée faire un tour chez l’esthéticienne pour subir un tel lifting, ou alors, l’Oréal (c) est passé par là ! Cessons de débattre sur ça, et rentrons en profondeur dans du sujet. La répartition des boutons a déjà été revue. L’unique bouton de contre (carré) de SYM a vu son nombre augmenter ici. Maintenant, L2 correspond à tous les contres des soumissions, et R2 aux contres des coups. Ces deux boutons donnent une importante stratégie aux combats : plus de tapotage bête et méchant du carré pour essayer de se dégager d’une prise. La bonne idée pour les soumissions est que, en appuyant sur L2 pour celui sur qui la prise est effectuée, il va tenter d’attraper la corde (ce qui fait met un terme à la prise), mais celui qui la porte, en appuyant sur L2, tente de le retenir : bonne initiative. R1 sert maintenant aux traditionnelles provocations et carré sert à se saisir d’objets. Parmi les autres nouveautés, il y a l’apparition d’un petit bonhomme à côté du nom du catcheur. Celui-ci sert tout simplement à déterminer son état de santé. Il est amusant de voir que, lorsque il est dans un état critique, il traîne la jambe, se tient le bras ; le genre de détail bien pratique, somme toute. La dernière nouveauté concerne la prise en compte de la corpulence des catcheurs. Cela implique que des grosses brutes de pourront plus se faire soulever par des freluquets. Ainsi la maniabilité, quoique remaniée, reste au rendez-vous ; j'admet cependant qu'un petit laps de temps sera nécessaire à la maîtrise des nouvelles commandes.

Article rédigé par n0nam , le

Que ce soit clair : WWE Smackdown : Here comes the pain est le meilleur jeu de catch sur le marché actuel. Raw 2 ou Wrestlemania XIX ne font pas le poids face à lui. Le soft de THQ bénéficie d’une technique presque sans faille, d’une maniabilité remaniée mais efficace et d’une durée de vie telle qu'il faudrait plusieurs mois pour tout débloquer. Les seuls défauts ? Une prise en main un tantinet peu évidente au départ et une base de données pas vraiment à jour. Mais ce n'est rien face aux points positifs dont regorge le titre. Je n’ai qu’une chose à dire : SYM est mort, vive HCTP !

Points positifs

  • Réalisation
  • Modes de jeux nombreux
  • Scénario intense

Points négatifs

  • Prise en main un poil délicate
  • Pas énormement de catcheurs

Commentaires