Test : Ratchet & Clank 3

Ratchet & Clank 3 - PS2

Genre : Action/Plate-Forme

Date de sortie : 17 novembre 2004

Genre
Action/Plate-Forme
Date de sortie
17 novembre 2004 - France
09 novembre 2004 - USA
Développé par
Insomniac Games
Edité par
Sony Computer Entertainment Europe
Disponible sur
PS2
Parfois appelé
Ratchet and Clank, Ratchet et Clank, r&c3
Modes de distribution
Boutique
PEGI
 Interdit aux moins de 3 ans

Après deux opus magiques, Insomniac Games en remet une couche avec la troisième aventure de nos deux compères préférés. Encore une fois, les grosses armes, les blagues à deux boulons et les parcours sont au programme… Et mon Dieu, merci encore !

Test effectué à partir d'une version PS2

On ne va pas tortiller du cul plus longtemps : Ratchet & Clank, c’est un peu un mythe de la plateforme/action 3D. Le genre de saga qui vous marque : parce qu’elle a innové, parce qu’elle drôle, et parce qu’elle propose à chaque volet un contenu gargantuesque qui vous occupera pendant des journées entières. Alors forcément, quand le talentueux studio américain annonce le retour de l’un des couples le plus fun de la PlayStation 2, nos cœurs s’embrasent et ne demandent qu’une chose : que nos phalanges se posent sur la DualShock et appuient sur les boutons comme des porcs. Et on ne s’est pas gênés.

« Pamela, je ne peux pas… Je suis l’oncle du fils de ton cousin »

Ainsi, après avoir sauvé pas moins de deux galaxies, Ratchet, le lombax, et Clank, le petit robot, accède à la renommée interplanétaire et coulent une vie tranquille dans leur petit appartement classieux. Enfin, surtout notre ami métallique, qui a la vedette grâce à la série Super Agent Clank dont il tient le rôle principal, tandis que notre autre poto poilu constate non sans déception la montée fulgurante de son compagnon parmi les stars. Heureusement, tous les deux vont devoir reprendre du service et quitter leur vie mollassonne, car un danger sans précédent se prépare… Et ce danger a un nom : Dr. Nefarious ! Robot diabolique raciste des êtres organiques, accompagné de son serviteur Lawrence et ayant pour fidèles soldats les tyranoïdes, petits êtres sauvages particulièrement teubés, il prépare un sale coup et s’attaque notamment à plusieurs planètes de façon brutale. Face à cette menace, Ratchet & Clank s’empresse de parcourir planète par planète pour repousser l’assaut, et c’est dans cette fresque insolite que sera bien vite composée une super-équipe, composée des meilleurs éléments de la saga, afin de lutter contre Nefarious : la Q-Force ! Avec à sa tête le monument Capitaine Qwark, cette dream team, où crèche entre autre Squid McMarx, Helga, Al ou bien un macaque cyclope hilarant, prend pour base le vaisseau Phénix, tenu par la fille du président galactique. Une composition assez éblouissante puisqu’elle permet constamment des situations dantesques, et surtout, un humour décapant comme la série n’avait encore jamais connu. Entre les pétages de câbles du Dr. Nefarious, les répliques débiles de Qwark et les nooombreuses parodies de notre monde, la comédie est un élément essentiel de ce troisième opus et l’humour utilisé, qui malgré les apparences touchera un public bien plus mature que l’on ne le pense, est finalement le principale force scénaristique de cet épisode, bien au-delà d’une histoire vraiment sympa mais pas folichonne. On s’est vachement enjaillés.

« Si tu savais les pensées scato que tu m’inspires… »

Bien sûr, l’autre force de Ratchet & Clank, ce n’est pas seulement son ambiance addictive mais aussi son gameplay mêlant habilement plateforme et action bourrine. D’un point de vu décor tout d’abord, on constate agréablement que R&C3 propose des environnements toujours aussi variés (jungle, cités, parcours militaire glacé, HUB futuriste, etc.) mais malheureusement un peu moins nombreux que dans le deuxième jeu de la série. Effectivement, là ou R&C2 avait mis le paquet niveau contenu sur absolument TOUT (sauf l’humour, peut-être), ici, Insomniac s’est montré un petit peu plus timide. C’est également valable au niveau des armes qui, si elles ne perdent pas en originalité (transformer ses ennemis en canard, ça n’a pas de prix), perdent surtout en nombre : on se retrouve alors avec un arsenal plus limité, mais qui gagne en qualité puisque les possibilités de level-up sont désormais élargies. De même, la vie de Ratchet augmente constamment et il est bien sûr toujours possible d’acquérir différentes armures au long de l’aventure, mais rien de particulièrement innovant… C’est sans doute là où pèche R&C 3 : son grand frère avait apporté un énooorme paquet d’originalité, ce qui en avait fait sa force, mais qui est ici re-exploité, avec des trucs en moins : ainsi, si on peut toujours contrôler des véhicules, ces phases de conduite s’avèrent assez anecdotiques et aucune course n’est disponible. L’arène fait son retour, mais en moins complet, et il en est de même pour la durée de vie où le titre peut se torcher en une bonne journée. Bien sûr, le jeu regorge de secrets en tout genre : new game + qui vaut le coup d’être fait, points de compétence, costumes, boulons en titane cachés, figurines à trouver… La rejouabilité reste très bonne, et heureusement. De plus, la difficulté est au rendez-vous, et on peut vous garantir que les plus jeunes devront persévérer un peu pour boucler l’aventure ! Enfin, pour ceux qui s’inquièteraient, soyez sans crainte : Ratchet se manie toujours au doigt et à l’œil, les sensations sont exquises, la bande-son est entraînante et le moteur graphique amélioré pour afficher davantage d’explosions. On ne peut qu’apprécier !

Article rédigé par Naxi , le

« Vaut mieux privilégier qualité que quantité », c’est sans doute la phrase à retenir lorsque l’on parle de ce troisième opus. Si l’on perd certains éléments de l’aventure précédente et que le tout innove beaucoup moins, la qualité narrative, la direction artistique et les sensations de jeu sont toujours au rendez-vous pour faire de cette nouvelle aventure un must-have de la PS2. À faire, obligatoirement !

Points positifs

  • L'humour
  • L'humour aussi
  • L'humour encore aussi
  • Des armes délirantes
  • Pleins de trucs à faire...

Points négatifs

  • ... mais un peu moins qu'avant, tout de même
  • L'histoire assez courte
  • Pas assez d'innovations

A propos de l'auteur

Naxi

Naxi

22 ans | Chasseur de cool

Guinness, Bacardi et 9mm : âgé de 20 ans, Naxi est le testeur le plus jeune de l'équipe. Embauché dès l'âge de quinze piges dans la rédaction, il se débrouille pour écrire sur sa passion entre deux soirées alcoolisées où se mêlent Tekken buveur, basses acidulées et lancers de nains roux. Une vie étudiante ponctuée par son addiction à Devil May Cry et son goût des bonnes femmes qu'il tente désespérément d'approcher par sa "voix d'acteur porno". Drôle d'énergumène.

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