Test : Tom Clancy's Rainbow Six 3

Tom Clancy's Rainbow Six 3 - PS2

Genre : FPS/Tactique

Date de sortie : Mars 2004

Genre
FPS/Tactique
Date de sortie
Mars 2004 - France
Développé par
Ubisoft Canada
Edité par
Ubisoft
Disponible sur
Gamecube, PS2, Xbox

Ubi Soft, voilà le profil-type de l'éditeur qui réussit ces derniers temps. Il faut dire que ses jeux estampillés du label Tom Clancy sont souvent une franche réussite (Splinter Cell, Raimbow Six…) tout comme son dernier titre XIII. Justement, l'éditeur nous convie sur PS2 pour le portage du hit PC, Rainbow Six 3: Raven Shield, après être passé par la Xbox. Est-ce que la transition s'est bien déroulée? Ubi nous a-t'il concocté une œuvre digne d'intérêt ou le manque d'originalité lui fera défaut? Autant de questions que je vais élucider dans ce test.

 
 
Le monde est en proie à une menace terroriste de chaque instant. Guerre sainte, résistance irakienne, conflit russo-tchétchène, tout suscite la mobilisation et l'intervention d'hommes. Les soldats sont divisés dans le monde entre peur au ventre et patriotisme. Ils sont les représentants de la mort, ou de la libération, tels des anges. Mais, ce que tous ces soldats ne savent pas, c'est que l'ONU a mis sur pied une organisation anti-terroriste de taille, baptisée Rainbow Six. Ces soldats d'une autre dimension sont formés par les plus grands, pour les opérations terroristes d'une telle envergure que même James Bond combiné avec Neo ne vaincraient… Ils ont le souci de perfection, le sens de l'équipe, la discrétion d'un chat qui, combinés, leur font devenir les soldats du nouveau millénaire.
 

On va tous les avoir, mon colonel

Discrétion et furtivité, voilà deux choses que beaucoup de personnes voudraient en leur possession. Là où c'est un souhait pour nous, c'est clairement une nécessité, voire une arme pour ce commando. Vous dirigez une escouade composée de quatre personnes, comme sur la boîte de Billou: Ding Chavez pour les américains (chef de groupe), Eddie Price, britannique et Louis Loiselle, français (soldats d'assaut) et Dieter Weber, allemand (tireur d'élite). On regrette assez tristement que la sélection soit inexistante (sur PC, plus de trente soldats différents sont paramétrables). Leurs qualités respectives sont complémentaires et doivent être astucieusement et rigoureusement utilisées pour mener à bout différentes missions variées. Celles-ci vont de la prise d'otages dans une usine de pétrole au Vénézuéla à un désamorçage en Norvège. Vous allez clairement voir du pays, des couleurs différentes. Les ennemis sont -hélas- souvent les mêmes, avec leurs chemises hawaïenne à six sous et leur béret basque. Heureusement pour eux, vous aurez, quand l'envie vous en prendra, le choix entre exécuter votre otage ou le menotter. Tout dépend de votre humeur en somme. Pour neutraliser les terroristes et mener à terme les objectifs imposés, un menu de sélection apparaîtra avant les missions pour définir votre camouflage, vos armes (quatre possibles: une principale, une secondaire, et deux légères, comme des grenades). Ces armes sont variées, de la mitraillette légère et maniable en passant par la mitrailleuse originellement fixée sur les Jeep, en passant par la célèbre arme, favorite des terroristes, la kalashnikov.
 

Une technique trop perfectible

Le titre reflète bien la technique du soft: c'est pas mal, mais ça aurait pu être grandement amélioré. Pis, la version Xbox est nettement plus belle. Les textures sont plutôt fades, assez mornes, avec des couleurs assez froides. Les soldats sont honorables, mais quelques bugs de collisions ponctuent encore le noir peint par les défauts cités plus haut. De plus, lors de leur mort, les terroristes n'épousent pas correctement les formes des lieux de leur assassinat. Pire, ils optent pour des figures dignes d'un contorsionniste. C'est dommage qu'Ubi Soft n'ait pas insisté sur ces points, ils en auraient été largement capables (qui a parlé de Splinter Cell ?). L'intelligence artificielle subit elle aussi la loi des bugs de collisions, et il n'est pas rare de voir un moustachu avec son pistolet en train de courir en vain dans une porte. Pour ce qui est de la bande son, là, c'est du tout bon. Pour peu que vous aimiez l'ambiance patriotique lors des phases de fin de mission, les contacts radio ou encore les briefings, vous serez servi. Bref, Ubi aurait gagné à améliorer les graphismes, et à corriger les bugs. La technique reste donc à revoir, sans hésitation.
 

A mettre entre toutes les mains

Les développeurs l'ont bien fait remarquer: contrairement aux épisodes précédents, RS3 se veut beaucoup moins orienté stratégie. Les plans du début peuvent être zappés sans problèmes, et bâtir une stratégie du tonnerre n'est plus indispensable. Les soldats se manient bien, et les ordres dictés par Chavez sont faciles à distribuer à ses joyeux lurons. Là encore, les puristes peuvent être déçus par la jouabilité trop axée action, moins portée vers la complexité et la douceur. Là où la déception surgit de plus belle, c'est lors de l'investissement d'une mission. Je m'explique : lorsqu'on règle à la seconde près sa mission et que l'on meurt bêtement par un un tir d'un soldat embusqué, il y a de quoi être énervé. Une simple balle peut tout anéantir, et un système de checkpoint aurait été accepté avec une grande satisfaction et aurait été un gage de sécurité. Au contraire, il nous faut beaucoup d'audace et de malice pour vaincre tous les terroristes et accomplir paisiblement sa mission du premier coup. Un conseil pour vous : repérez bien la position occupée par les ennemis, car ils sont postés la plupart du temps au même endroit, et cela vous aidera grandement pour réussir des missions.

Alors, quelle sauce pour ce portage ?

Il est clair que ce RS 3 n'est pas la bombe que les fans attendaient. Mais ils peuvent être rassurés, l'action est soutenue, pas une seconde n'est laissée à l'ennui. On s'amuse à finir les missions, peut-être quelques fois répétitives, mais en plus, des modes à plusieurs viennent agrémenter une panoplie conséquente de phases d'action. Le mode deux joueurs, quoique banal, peut faire émerger des querelles monumentales et le mode online est un petit bijou. On se livre à des combats en deathmatch jusqu'à seize et là, que personne ne dise que ce jeu est pour les chochottes qui n'utilisent que leurs poings pour se battre, car les soldats font parler la poudre.

Article rédigé par n0nam , le

Finalement, Rainbow Six obtient un verdict mitigé. Le résultat graphique est décevant, tout comme le système de checkpoints qui, absent, oblige le joueur à recommencer plusieurs fois les missions en mémorisant la position de ennemis. Par contre, l'action est parfaitement menée de bout en bout et dans tous les domaines, que ce soit en solo ou en multijoueurs. ƒ qui le conseiller alors ? Tout simplement à ceux qui aiment l'infiltration légère ou qui veulent un jeu efficace et prenant en réseau. Vous pouvez aussi vous pencher sur SWAT, également sur PS2, meilleur en solo mais moins stimulant à plusieurs. C'est vous qui voyez.

Points positifs

  • Bonne maniabilité
  • Assez long
  • Bonne bande-son

Points négatifs

  • Technique très moyenne
  • Rien de bien neuf (normal)
  • Trop linéaire

Commentaires