Test : Scarface : The World is Yours

Scarface : The World is Yours - PS2

Genre : Simulation de truands

Date de sortie : 27 octobre 2006

Genre
Simulation de truands
Date de sortie
27 octobre 2006 - France
Développé par
Radical Entertainment
Edité par
Vivendi Games
Disponible sur
PC, PS2, Wii, Xbox
Modes de distribution
Boutique
Site officiel
Site officiel
PEGI
 Interdit aux moins de 18 ans
 Grossièreté de langage
 Drogue
 Violence

Scarface, film culte pour certain, de gangster pour d’autre, ne serait pas Scarface sans la gueule et l’accent d’Al Pacino. Un cubain arrivé aux US sans un sou, essayant de se frayer un chemin au sommet, avec un seul but : tenir le monde dans sa main. Vivendi Games en quête de licence juteuse, s’est approprié cette dernière pour nous sortir une adaptation vidéoludique 13 ans après. Est-ce avec un vieux film que l’on fait un bon jeu ?

 
 
Les développeurs n’ont finalement pas opté pour une réelle adaptation. En effet, il n’aurait pas été judicieux de se retaper un film interactif, à la durée de vie très moyenne, pour se terminer sur la fin tragique que l’on connaît (quoi, vous n’avez pas vu le film ?). Le background du Miami que Tony Montana connaît est riche et travaillé, assez pour que toute l’action du jeu y trouve son contenu. Il reste la problématique principale : comment faire un jeu sur le film alors que son héros est mort ?
 

The end is yours

Et si ? Comme ma mère disait, avec des “si” on referait le monde. Pourtant, c’est dans le jeu vidéo qu’il prend tout son sens, le « si ». Tiens, et si Tony Montana n’était pas mort ? Et si j’étais Tony Montana ? Et c’est en ce moment point que l’aventure est intéressante. Elle commence justement à la fin du film, lorsqu’une bande bien armée débarque dans le manoir de Tonio pour lui faire la peau. Là, vous prenez possession de son corps. Gaulé avec une grosse mitraillette, vous commencez à faire le ménage chez les indésirables. Ils sont nombreux les bougres. Battre en retraite ne fait jamais plaisir mais parfois nécessaire. Tony tente l’échappée belle avec quelque uns de ses hommes et esquive à la fois la racaille colombienne et les flics. Vous atterrissez dans une cabane qui vous sert de planque temporaire. Tony reprend ses esprits, et fait les comptes. Il s’est fait baiser, il a tout perdu sauf la vie. Qu’à cela ne tienne, il a gravit la montagne une fois, il peut encore le faire !
 

Miami will be yours

Le terrain de jeu se base donc à Miami, et plus particulièrement dans 4 quartiers où les gangs rivaux se sont installés : Little Havana, Down Town, South et North Beach. L’aventure ne suit pas un scénario ultra compliqué, bourré de rebondissements. Que nenni. Il faudra accomplir de nombreuses missions pour atteindre le but ultime : retrouver l’Empire que vous aviez fondé jadis. Simple et efficace. Scarface n’est pas sans rappeler GTA par bien des aspects : vue à la troisième personne, violence à outrance, alternances de phases à pied et à véhicule… Il s’en inspire mais sait garder sa propre identité. On déambule dans les rues, en commençant les missions selon notre bon vouloir. Il faudra commencer par le nerf de la guerre : la drogue et l’argent. Vos fidèles compagnons vous donneront de bons tuyaux pour dénicher les bons fournisseurs. Ensuite, l’achat et la revente seront une partie de plaisir si vous êtes à l’aise avec le timing. L’épreuve consiste à presser et relâcher la touche rond dans une le dernier quart d’un cercle. Si la jauge atteint cette zone, le deal est un succès. Dans le cas contraire, c’est la bastonnade assurée. D’ailleurs, toutes les « négociations » se font comme ça : de l’intimidation d’un caïd au rabattage de caquet d’un flic.
 

The World is yours

Une fois la tonne de thune dans la poche, il faut bien le mettre en sécurité. Et rien de mieux qu’une banque pour blanchir l’argent. L’épreuve du timing à également son rôle ici puisque ce « service » n’est bien sûr pas gratuit (le succès se traduira par un taux de change avantageux). Tony Montana est un branleur. Votre argent servira à vous équipez : vous allez pouvoir décorer votre manoir, acheter de nombreuses caisses et autres moyens de locomotion ou louer les services d’hommes de mains (chauffeurs, assassins…). Pour renforcer votre présence, des lieux stratégiques, comme des bars, drivin’ ou autres, seront à acquérir, après avoir rendu un petit service au proprio (une livraison, un nettoyage…). Ces derniers, d’ailleurs riches en couleurs et pour la plupart bien réalisés, vous serviront de couvertures pour diverses magouilles. Miami se visite de jour comme de nuit, par temps de soleil ou par temps de pluie. On pourra reprocher à la ville sa taille qui n’est pas des plus grandes, mais d’un autre côté, on ne se prend pas la tête pour aller d’un point à un autre en roulant pendant un quart d’heure. Du coup, les bâtiment et ruelles sombres y sont moins nombreux. Place plutôt à l’action.
 

Die mother fucker !

Dans l’ensemble, la réalisation des objectifs reviendra à tabasser tout ce qui vous barre la route. Les ennemis sont assez coriaces et vous donneront du fil à retorde selon les missions. Il seront également toujours bien équipés : machette, tuyaux, gun et shotgun, ils ne vous louperont pas ! De votre côté, vous allez pouvoir les locker et les dézingués même si cette manipulation n’est pas des plus précises et efficaces. Chaque ennemi tué fait grimper une jauge. Un fois remplie, vous allez pouvoir entrer en mode folie furieuse. Tony gonflé à bloc et en vue à la première personne (avec effet de flou), sera invincible et gagnera un peu de vie pour chaque vie ôtée. Idéal lorsque l’on est submergé d’ennemis. Le sang coule à flot, normal en même temps lorsqu’on se prend des balles dans le buffet, ou quand Tony use de la tronçonneuse. Un petit plus aussi lorsqu’il chope un ennemi au corps à corps : il exécutera le bonhomme en lui faisant directement exploser la tête !
 

Combinaison gagnante

Niveau réalisation, le jeu de Radical Entertainment tient la route : les animations sont plus que correctes (sauf peut être lorsque notre héros court). Tony est bien modélisé, ce qui est vraiment agréable, pour se mettre dans sa peau. On pourra noter de temps en temps quelques ralentissements, surtout quand les ennemis affluent en nombre. Le point fort, qui transcende le jeu, est l’environnement sonore. La bande son est tout simplement fabuleuse, avec des titres qui vous mettront la patate pendant vos promenades en caisse ou les fusillades. On retrouvera des chansons de Earth Wind & Fire, Iggy Pop, Run DMC, Public Ennemy, LL Cool J, Cypress Hill, Johnny Cash et bien d’autre encore. Même le thème principal (magnifique et puissant) du film est présent pour les moments clés. Les personnages ont tous quelques choses à dire et vous pouvez taper la discute naturellement : bluffant. Quant à Tony, l’éditeur a fait le bon choix en gardant la langue de Shakespeare. Même si ce n’est pas la voix d’Al Pacino, son doublage est plus que convaincant ! On peut également être surpris au premier abord par la vulgarité des paroles qui sortent de la bouche des personnages. Mais cela colle tellement bien avec le reste qu’il aurait été dommage de faire autrement.
 

Article rédigé par Yohann N. , le

Résultat plus que positif pour Scarface : The World is Yours. Bien sûr certains (voir tout le monde) feront la comparaison avec GTA. Ok il n’est pas aussi profond et riche que ce dernier. Mais si vous n’avez que ce jeu là dans la tête, et bien retournez-y. Pour les autres un peu plus ouvert, Scarface offrira son ambiance si particulière et surtout le plaisir apporté par un personnage aussi charismatique que Tony Montana. Il y a de quoi vous accrocher de nombreuses heures. A conseiller à tout les fans du genre et surtout du film. Une bonne surprise !

Points positifs

  • Incarnez Tony Montana
  • Les musiques
  • Le doublage (pour une fois)

Points négatifs

  • Un peu répétitif
  • Petits défauts de réalisation

A propos de l'auteur

Yohann N.

Yohann N.

37 ans | Le Professeur en environnement vidéoludique

Le petit Yohann voulait devenir pilote de chasse. Alors lorsqu'il feuillette des magazines dans un kiosque, il zieutte les couvertures en quête d'engin militaires volants. Il tombe alors sur un hélicoptère de combat. Il ouvrit le graal et fut immédiatement absorbé par un monde fait de pixels. Ça, c'était en mars 1992, et il est reparti avec le n°6 de Joypad sous le bras, avec la couv' de Desert Strike. Depuis, il continue d'explorer les diverses facettes du jeux vidéo. Il lui arrive même de chier des pixels.

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