Test : Roland Garros 2005 : Powered by Smash Court Tennis

Roland Garros 2005 : Powered by Smash Court Tennis - PS2

Genre : Tennis à licence

Date de sortie : Mai 2005

Genre
Tennis à licence
Date de sortie
Mai 2005 - France
Edité par
Namco
Disponible sur
PS2

Roland Garros, ça a toujours été une série comme les vieux jeux à licence que personne n’achète sauf les ménagères peu scrupuleuses à la qualité du produit qu’elles offrent à leur petit Kevin. Et m’empêche, quand Namco, le géant japonais, décide de racheter la licence pour 2 sous, on ne peut qu’espérer un renouveau total du titre, surpassant le célèbre Smash Court 2, véritable tête de série des jeux de tennis. Alors au final, Smash Court 3 ou coup marketing ?

 
 
Hum… Par quel bout commencer… Ah oui, personnellement j’y ai cru, j’ai cru à la bonne volonté de Namco, bref, tout le monde y compris moi s’attendait à un Smash Court Tennis 3, renommé pour l’occasion en Roland Garros, bénéficiant de nouveautés comme chaque suite qui se respecte. Mais non, après 30 secondes de jeux, on se rend malheureusement compte que ce Roland Garros 2005 n’est qu’une grosse arnaque. Le soft reprend pixel par pixel Smash Court Tennis 2, mais contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’est pas forcement un mauvais point. Smash Court 2 avait convaincu les joueurs par son coté très orienté simulation, en comparaison avec la concurrence, misant sur un Gameplay plus accessible. Mais avant de faire l’étalage de ce Gameplay, attardons nous sur le fond de ce titre. La grande nouvelle de la série est bien sûr l’exploitation de la licence Roland Garros, bien que le tournoi était déjà représenté sous ses couleurs officielles dans le 2e opus. Dans le rayon des nouveautés, il y a peu, voir quasiment rien à déceler, hormis l’apparition de nouveaux joueurs professionnels. Donc bye bye Marat Safin, Andy Roddick, James Blake, Kim Clijsters, Serena Williams, et Anna Kournikova et bonjour à David Nalbandian, Joachim Johansson, Sébastien Grosjean, Elena Dementieva, Nadia Petrova et Tatiana Golovin, alors que certains restent de la partie comme Juan Carlos Ferrero, Tim Henman, Lleyton Hewitt, Richard Gasquet, Tommy Haas, Justine Henin-Hardenne, Amélie Mauresmo, Lindsay Davenport, Jennifer Capriati et Daniela Hantuchova.
 

Opération Glandage

Etant donné que le jeu est très axé simulation, le gameplay doit en être conséquent, ainsi la façon de jouer est assez différente que celle trouvable sur Top Spin ou Virtua Tennis. En effet, lorsque que la balle se dirige vers un de nos amis en short, celui-ci arme automatiquement son coup et vous devez appuyer sur le bouton en timing (plus le timing est précis, plus la balle sera puissante et précise). Rien a changé, les fautes directes, quasiment inexistantes dans Smash Court 1, ont dorénavant une part importante, car un coup joué avec un mauvais timing a de grandes chances d’atterrir « out », ainsi que les coups dits risqués. Le joueur doit donc varier ses coups en fonction de la situation. D’ailleurs, on recense une grande variété de coups (à plat, liftés, slicés, lobs, amortis…) ; le joueur a donc toujours le choix de ses actes, ce qui rend la lassitude inexistante. Les échanges, par contre, sont assez long, menant à ce cas de figure : soit un joueur décide d’attaquer en tentant un amorti ou une montée au filet, soit l’échange se prolonge, provoquant la faute directe d’un des joueur (soit exactement comme dans la réalité !). Mais ne vous inquiétez pas, un didacticiel bien garni est présent pour combler vos lacunes ! On regrettera quand même que la prise en main soit moins rapide qu’un Top Spin, même si de bonnes idées on été incluses, comme le coup en mouvement : il s’agit d’un coup de la dernière chance lorsque vous apercevez une balle trop lointaine, en appuyant alors simultanément sur R1 et une touche de tir, votre joueur s’arrachera pour tenter de couper la trajectoire de la balle. Ce coup novateur aurait pu être alloué à un kamikaze car il faut calculer en un ¼ de seconde la trajectoire et la force de la balle comparées à l’angle et la vitesse du joueur ! Mais quel bonheur quand on réussi ce coup, quel bonheur quand on maîtrise parfaitement la petite balle jaune, car avec de l’entraînement on peut la placer où bon nous le semble sur le court, en créant de véritables stratégies de jeu ! Quand à l’IA, impitoyable pour les novices mais dans l’ensemble assez efficace, elle n’hésite pas à utiliser lobs et amortis pour vous mettre en difficulté. En ce qui concerne le jeu pur, sur le court, on ne s’ennuie donc jamais, surtout que de petits détails viennent illustrer le jeu : par exemple, lorsque l’échange dure un peu longtemps, les spectateurs n’hésitent pas a montrer leur mécontentement par des « c’mon ! » pour les adeptes du dialecte yankee et pour un bon « allez ! » pour nos bons supporters français ! Certains joueurs improvisent aussi un grand écart lors d’une glissade mal effectuée, alors que l’arbitre se plaint, faute aux maniaques du téléphone mobile présents dans les gradins. En bref, C’est du Smash Court 2 tout cru, rien n'a été modifié, et rien n'a été ajouté, et même si tout cela reste excellent, ça ne sonne vraiment pas à la perfection quand on voit que Smash Court 2 date de plus d’un an….
 

Opération Glandage phase 2

Et me voila à faire le test de Smash Court 2… Bref, en ce qui concerne les modes de jeu, c’est assez banal : on y retrouve les modes arcade (enchaînement de matches), exhibition (et non, Anna Kournikova ne se dévoilera pas dans ce mode !...), pro tour, didacticiel, de Smash Court 2 (comme par hasard…) intérêt. Bien sur, le mode Pro Tour est toujours le plus alléchant, il vous propose de créer votre propre joueur et de gravir les échelons pour devenir n°1 mondial. Jusque là, ce mode est similaire a celui d’un Virtua Tennis ou d’un Top Spin, mais l’originalité se situe dans la gestion. En effet, votre joueur devra enchaîner les tournois (amateurs, au début) en fonction de sa forme. Donc, si votre Roger Federer en herbe est mort de fatigue, n’allez pas l’inscrire a Wimblendon, sinon, en cas de défaite, il chutera dans le classement mondial. A la fin de chaque match, des points vous sont attribués proportionnellement à votre prestation (si vous éliminez le 1er mondial alors que vous etes vous-même 250ème, attendez vous au pactole !). Ces points pourront être utilisés pour booster les capacités de votre personnage, à la manière d’un RPG donc, mais en restant tout de même réaliste car la création d’un joueur parfait est impossible, par exemple si vous décidez d’augmenter vos stats sur votre coup droit, votre revers en pâtira et régressera de niveau. C’est donc a vous de trouver un bon compromis ou de spécialiser votre joueur ! Ainsi, évoluer dans ce mode est un vrai plaisir, on y débloque d’ailleurs la grande la majorité des bonus présents dans le jeu (pour ne rien vous dévoiler, les fans de Namco seront ravis !). Tatatata dam ! Eh oui, il existe en fait un nouveau mode de jeu ! Un mode… Roland Garros, permettant d’effectuer la fameuse quinzaine parisienne de fond en comble, ouais y’a pas d’intérêt en fait. Mais avec tout cela, vous en aurez pour de longues heures de jeu, aussi bien dans le mode Pro Tour que lors de parties multijoueurs, ou, si vous trouvez au moins 3 amis, vous pourrez vous adonner aux joies du double ! Notons, qu’il est aussi possible de jouer a 16 ! Oui, j’ai bien dit 16, grâce à un système d’équipe semblable a celui de la fameuse Coupe Davis.
 

Opération Glandage phase 3

Vous l’avez deviné, la réalisation est tout juste correcte et n’a absolument pas changé par rapport à Smash Court 2 : les aficionados reconnaîtront les stars du premier coup d’œil, le jeu est fluide, et le frame-rate acceptable. On reconnaît tout aussi bien les courts célèbres tels que le Rod Laver Aréna ou le court Philippe Chartier (même si le public est terriblement moche…) et on détecte immédiatement le changement de revêtement sur ceux-ci, grâce a vitesse de la balle après le rebond. Quand aux animations des joueurs, elles sont quasiment irréprochables, grâce notamment, à une technique de programmation se basant sur la reproduction de gestes par le biais de vidéos. Par contre, on se demande où est passé le mode 60hz, pourtant présent dans Smash Court 2... Musicalement, Namco oblige, les musiques ne sont pas à la hauteur du titre, aussi bien celles des menus que celle des ralentis, ce qui vous poussera majoritairement a zapper ceux-ci, contrairement aux sons, qui, quand a eux son très bien rendus sur le court.
 

Article rédigé par Dudy , le

Ok, on va dire que je suis méchant, mais bon, nous joueurs on est déjà assez pris pour des vaches à lait. En gros, ce Roland Garros 2005 est Smash Court 2 renommé, alors un conseil, ne l’achetez pas ! Optez pour Smash Court 2 qui neuf, vaut 3 fois moins… Certes si on oublie le contexte, Roland Garros 2005 est un excellent jeu, et se permet de donner des lettres d’or à une série qui n’a jamais pu s’imposer, mais quel foutage de gueule mazette ! Editer le même jeu un an plus tard en imposant seulement une mise à jour des joueurs disponibles pour rentrer dans une opération marketing du vrai Roland Garros, mais où va-t-on ? Si j’en choppe un à acheter ce jeu, je le lobotomise aussi sec.

Points positifs

  • Basé sur l'excellent SCTPT 2
  • Le Gameplay

Points négatifs

  • L'attitude de Namco
  • Coté Marketing
  • Et tout le reste

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