Test : Rayman contre les Lapins Crétins

Rayman contre les Lapins Crétins - PS2

Genre : Plates-formes

Date de sortie : Fin 2006

Genre
Plates-formes
Date de sortie
Fin 2006 - France
Développé par
Ubisoft
Edité par
Ubisoft
Disponible sur
DS, GBA, PC, PS2, Wii, Xbox 360
Parfois appelé
Rayman 4, Rayman Raving Rabbids

Il se produit parfois des choses étranges. Par exemple aujourd’hui, je pensais qu’il me restait un yaourt au citron dans mon réfrigérateur. Je me dirige vers ce dernier, ouvre la porte et… rien. Plus rien. Le yaourt a disparu. J’enquête auprès de ma cops. Elle me dit que je l’ai mangé hier. Mais ce n’était pas moi ! Qui donc a bien pu se faire passer pour moi ? Et surtout pourquoi a-t-il mangé mon yaourt au citron ?! Un lapin ?

 
 
Personne n’a pu échapper à la lapinvasion. Nous les voyons partout. Ubisoft a élevé des millions de lapins mutant dans des milliers de cave à Montreuil. Libérés le 8 décembre dernier, les lapins nous pourrissent la vie, nous piquent nos yaourts, baisent nos copines et touchent nos paies. La situation est devenue insoutenable. L’éditeur lui-même est débordé. D’après une source (presque pas) sûre, seuls quelques survivants errent dans les locaux d’Ubi, transformés en esclaves.
 

Rayman le sauveur

Dans toute résistance, il faut un héros, un bonhomme qui sera suffisamment couillu pour organiser une contre-attaque. Nikos Aliagas étant déjà bien pris pour la Star Ac’, très peu sont ceux qui peuvent aspirer au statut de sauveur. « Vaincre le mal par le mal » tient tout son sens. Les français font appel à Michel Ancel qui, avec son insigne de Chevalier des Arts et des Lettres, planche sur une arme secrète. L’info parcoure tous les canaux de communication underground : Michel va mettre notre destin entre les mains d’un personnage qui n’a pas de bras ni jambe. Sont tous fêlés j’vous dis. Le pire est que Michel ne l’a même pas prévenu, pas d’e-mail, rien. Rayman, trankilou en train de pique-niquer avec des Globos s’est donc maladroitement fait pécho par les premiers lapins venus. Comment va-t-il faire désormais pour se libérer, et nous sauver ?
 

Kill the rabbit

Notre héro se retrouve donc dans une cellule. Pour en sortir, rien de plus simple : les lapins le lance dans une arène où il devra réussir 4 épreuves pour … retourner dans sa cellule. Où on ne pourra d’ailleurs pas faire grand-chose : sauvegarder, regarder sa progression, écouter de la musique et se déguiser. Pour la première fois, pour toi fan de la première heure, Rayman est customisable. Rien de bien poussé mais on peut se faire plaisir quand même, avec la tête, lunette, corps et chaussures. Les thèmes correspondent aux chansons que vous aurez débloquées au préalable dans une épreuve style Bust A Groove. Au menu, un Rayman gothique, en mémé, en Raymaninho, en Elvis, en DJ et bien plus encore. Votre costume choisi et c’est parti.
 

C’est toujours le mêmeu gesteu…

Vous allez devoir enchaîner les mini-jeux selon le même shéma, ce qui est relativement chiant. On réussit les 3 ou 4 challenges, on fait une épreuve supplémentaire, on revient dans sa cellule, on ressort, on réussit les 3 ou 4 autres challenges… et ainsi de suite. Heureusement que le bouton X permet de virer les cinématiques car la lassitude s’installe vite, même si l’humour s’en mêle au fur et à mesure de l’avancé pour diversifier un peu l’ensemble. Le plus embêtant est que vous devez impérativement gagner chaque épreuve en mode solo pour pouvoir en profiter ensuite en multijoueur. S’il faut passer par là, allons-y gaiement. Les épreuves sont pour la plupart assez originales. Au hasard : dessiner des objets pour engraisser un lapin, remplir de jus de carottes leur masque à oxygène, leurs retirer des vers qui habitent leurs dents, jouer à 1 2 3 soleil, le lancé de génisse, j’en passe et des meilleurs.
 

Allô ? Brigitte Bardot ?

Les épreuves les plus jouissives sont quand même celles où l’on doit martyriser ses pauvres petits mammifères rongeurs à longues oreilles. Votre outil sera la plupart du temps une ventouse à chiotte, qu’ils se prendront littéralement en plein poire, en poussant ce petit cri si particulier : bouaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah. Enorme. Alors nous aurons droit au bowling : lancer un tonneau en bois pour dégommer une troupe à fourrure blanche. Les éclater à coup de pelle lorsque qu’ils sortent de la terre tels des taupes. Mieux : diriger au son de klaxons un lapin qui a les yeux bandés, afin qu’il se prennent un max d’embûches, comme un feu de bois, des râteaux ou des appareils électriques. Peu de challenge dure longtemps sauf celle où l’on peut affronter ce qu’on appeler ici des niveaux à boss. C’est un peu un Virtua Cop version crétin. Vous défilez sur des rails, armés de ventouses et dégommez toute vie qui apparaît. Vous tomberez à la fin du niveau sur un boss mécanique. Classique mais efficace.
 

PS2 vs. Wii

Même si les graphismes ne sont pas importants dans ce type de jeu, il faut avouer que l’ensemble est agréablement joli. Tout est un peu plus clean sur Wii, next gen oblige (ce n’est pas l’extase quand même). On retrouve principalement les mêmes épreuves, à la différence du gameplay. La Wii demande un effort supplémentaire, voir une bonne séquence sportive pour certaine personne. Rayman doit livrer un paquet urgent avant qu’il n’explose : prenez le nunchuk et la wiimote, et agitez les bras comme si vous couriez. Ce genre d’épreuve est assez galère sur PS2, car tout se fait avec les deux sticks : faites haut et bas alternativement et (très) rapidement avec les deux tétons analogiques. Mais quand la manip doit être faite rapidement et longtemps, on paume les sticks. Alors qu’avec la Wii, c’est plus facile. Parfois, c’est le contraire. Par exemple pour dessiner de la bouffe afin de gaver un lapin. Quand la version PS2 donne des formes simples et rectangulaires assez facile à dessiner avec un pad, la version Wii balance des formes plus compliquées, que l’on doit réaliser à main levée à la wiimote. Sinon, c’est tout pareil.
 

Le lapin ! au citron !

Les développeurs ont pris un malin plaisir à engendrer les situations cocasses. L’humour est omniprésent. Après, cela dépend de votre niveau. Entendre les lapins crier, ça me fait bien marrer. Les entendre pousser lorsqu’ils sont aux toilettes et j’augmente le son. Les voir se travestir en Sam Fisher et surtout se prendre des ventouses et je tombe par terre. Même si cela est quand même répétitif à la longue, on a toujours envie d’aller voir quelle sera la prochaine épreuves. Voilà ce que vous propose le mode solo. Si vous êtes vraiment seul, vous pouvez aussi vous acharnez à faire les meilleurs scores sur chaque épreuve. Votre progression vous donnera un code que vous pouvez entrer sur le site du jeu, pour débloquez des goodies. Un peu comme cela avait été fait sur Beyond Good and Evil (avec ranking des meilleurs joueurs). Maintenant, si vous cherchez un jeu pour le multi, ce soft peut très bien faire l’affaire, surtout sur PS2 où ils ne sont pas légions. Remarquez sur Wii non plus. Et vu qu’il faut débloquer les épreuves une par une, autant le faire à plusieurs.
 

Article rédigé par Yohann N. , le

Rayman contre les Lapins Crétins dispose d’un sacré capital sympathie, principalement grâce aux lapins. Rayman sert plus à crédibiliser l’ensemble et à rassurer les initiés. Mais la sauce prend quand même sur les deux versions. Délire et variété en font un bon jeu à grignoter entre copains, pile poil à l’heure pour les fêtes de fin d’année. Réfléchissez cependant à deux fois quant à une acquisition pour une utilisation en solo. Hum ? Bouaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !

Points positifs

  • Délire
  • Les lapins
  • Variété des épreuves
  • Le multi
  • Les bonus Internet

Points négatifs

  • Scénario et transition anecdotiques
  • Répétitif
  • Court en solo

A propos de l'auteur

Yohann N.

Yohann N.

37 ans | Le Professeur en environnement vidéoludique

Le petit Yohann voulait devenir pilote de chasse. Alors lorsqu'il feuillette des magazines dans un kiosque, il zieutte les couvertures en quête d'engin militaires volants. Il tombe alors sur un hélicoptère de combat. Il ouvrit le graal et fut immédiatement absorbé par un monde fait de pixels. Ça, c'était en mars 1992, et il est reparti avec le n°6 de Joypad sous le bras, avec la couv' de Desert Strike. Depuis, il continue d'explorer les diverses facettes du jeux vidéo. Il lui arrive même de chier des pixels.

Contacter

Commentaires