Test : God of War II

God of War II - PS2

Genre : Beat'em all

Date de sortie : 27 avril 2007

Genre
Beat'em all
Date de sortie
27 avril 2007 - France
Développé par
SCE Santa Monica Studio
Edité par
Sony Computer Entertainment Europe
Disponible sur
PS2
Parfois appelé
God of War II : Divine Retribution, gow, gow 2
Site officiel
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PEGI
 Interdit aux moins de 18 ans

Annoncé comme le jeu le plus spectaculaire jamais crée, God of War II : Divine Retribution, la suite du meilleur Beat’em all de la PlayStation 2 voit enfin le jour, et ca tombe bien, c’est moi qui fait le test.

 
 
C’était il y a deux ans maintenant, God of War venait de sortir sur PS2. Un titre inattendu, dû à une campagne publicitaire quasi inexistante de la part de Sony, et qui pourtant détrôna à l’époque tous les jeux d’action parus jusque là sur la console. Aujourd'hui, Kratos est donc de retour dans une suite qui s’annonce tout aussi fracassante, l’antihéros le plus connu du monde des jeux vidéo a soif, soif de violence, et ça tombe bien, c’est vraiment ce que l’on attend de ce Divine Retribution.
 

Zeus c’est un payday

Le scénario de ce second opus est directement lié à celui du premier épisode, en effet, God of War II : Divine Retribution nous propose de découvrir la suite de la fabuleuse aventure de Kratos, le spartiate qui a un gros sexe. Petit rappel, dans God of War vous incarnez donc Kratos, un jeune guerrier conquérant et très ambitieux, commandant de l’armée de Sparte. Notre petit héros à la barbe si fine enchaîne les victoires jusqu’au jour où il se retrouve face à une mort certaine. Pour sauver sa peau, il décide de réaliser un pacte avec Arès, le dieu de la guerre. Avec ce pacte, Kratos va devenir plus puissant et plus violent que l’imaginable, incontrôlable, il va se transformer en une véritable machine à tuer. Aveuglé par son avidité, il va tuer sa femme et son enfant, rongé par la haine, il décide alors de se venger et de tuer son maître, pourtant commanditaire de son épopée. C’est après une longue et sanglante quête que Kratos va finir par achever l’impossible, il va tuer Arès, et prendre sa place sur le trône du dieu de la guerre, aux côtés des autres dieux de l'Olympe.
 
 
L’histoire de Divine Retribution débute directement après l’accession de Kratos à ce poste. En tant que Dieu de la guerre, il sème le chaos un peu partout dans le monde et à chaque bataille, il descend sur terre pour mener son armée à la victoire. En déclenchant guerre sur guerre, Kratos fini par s’attirer de nombreux ennemis chez les dieux de l’Olympe et lorsqu’il va trop loin, Zeus lui-même s’interpose. Le cœur rempli de haine, Kratos refuse catégoriquement de lui obéir et se fait tuer. Mais les titans, les ennemis jurés des dieux, en décident autrement et sauvent Kratos lors de sa descente aux enfers. Il faut faire un petit bond en arrière pour comprendre la subtilité de ce second épisode. En effet, dans le passé, les titans, qui dominaient le monde, et par peur de leur descendance, mangeaient carrément leurs enfants. Cependant, un petit morveux répondant au nom de Zeus réussi à échapper à ce triste sort, et plus tard, revient libérer ses frères Poséidon et Hadès, prisonniers dans l’estomac de leur père, un certains Cronos. Les dieux ont donc ensuite renversé les Titans afin de s'emparer du pouvoir…
 
 
Kratos et les titans décident donc logiquement de s’allier pour tuer Zeus, l’un voulant tout simplement se venger, et les autres reprendre la place qu’ils ont perdus. Le scénario est donc une nouvelle fois axé sur la vengeance, car après avoir tué Arès, le Dieu de la guerre, Kratos, submergé par la haine et la folie, décide de tuer Zeus. Comme dans God of War, l’histoire de Divine Retribution est révélée au joueur petit à petit à coups de cinématiques en images de synthèse, plus magnifiques les unes que les autres. Le scénario de ce second opus est au final bien ficelé, moins immersif que celui du premier opus, il souffre notamment d’une narration un peu brouillonne par certains moments. Mêlant avec habileté une mise en scène remarquable et la mythologie grecque, il reste cependant excellent et mènera le joueur dans une quête encore plus époustouflante qui finalement nous présage un troisième épisode énorme.
 

Un gameplay toujours aussi jouissif

Le gameplay accrocheur et intense était un des gros points forts du premier opus, ce second épisode en reprend donc naturellement les bases, tout en ajoutant quelques améliorations. En effet, Divine Retribution se veut plus féroce, plus sanglant et bien plus barbare que son grand frère, et au final, c’est exactement ce que l’on attends ! Les coups lancés par Kratos sont dorénavant beaucoup plus violents et surtout plus rapides. Le sang gicle à souhait, et on ressent toujours autant de plaisir à buter un monstre en prenant soin de lui arracher un par un tous ses membres avant de lui porter le coup final. De plus, comme dans God of War, premier du nom, il existe toujours la possibilité, après avoir bien démonté un ennemi, d’accéder à une scène au « contenu interactif ». Plutôt originales, ces scènes qui ont notamment caractérisées le premier opus vous permettent, une fois après avoir attrapé un monstre à moitié mort, de l’exploser, le décapiter, l’arracher, le balancer, l’étriper… et j’en passe ! Souvent spectaculaires et extrêmement violentes, ces actions contextuelles rendent les combats dynamiques tout en accentuant leurs férocités. Et se voulant plus violent que son grand frère, le nombre d’actions au « contenu interactif » est plus important dans God of War II : Divine Retribution. On retrouve donc dans cette suite ce plaisir unique qui était un des gros points fort de God of War.
 
 
Tout comme dans le premier épisode, Kratos récupère des orbes rouges une fois un ennemi mis à terre. Ces orbes vous permettent d’upgrader vos armes ainsi que de débloquer des nouveaux combos tout au long de l’aventure. Le nombre d’armes dont dispose notre ami spartiate est d’ailleurs plus conséquent dans cet opus. Si dans God of War seul les fameuses lames du chaos et la lame d’Artémis étaient jouables, sachez que dans Divine Retribution, vous aurez plus de choix puisque Kratos profitera entre autre d’un arc, d’une lance, d’une épée… Toutes ces armes pourront être upgradées par le joueur en temps voulu. Kratos jouit toujours également de pouvoirs que l’on peut eux aussi faire évoluer durant notre quête à l’aide d’orbes bleues. Cependant, une nouvelle « sorte » d’orbes de couleur jaune apparait dans cette suite. Elles servent à emmagasiner de l’énergie pour pouvoir utiliser le mode « surhomme » déjà présent dans God of War. Ce mode vous permet pendant un temps limité d’être invincible, et de plus, vous infligerez énormément de dégâts durant cette courte période.
 
 
Cependant, le concept du jeu reste donc le même, un mélange de phases de plateformes incorporant quelques énigmes et de phases de combats ultra violentes. Mais cela n’empêche pas Divine Retribution de nous proposer un bon paquet de nouveautés. En effet, dans God of War, les développeurs de Sony of America n’avaient pas pu mettre en place toutes leurs idées, faute de temps. Ainsi, on retrouve une majeure partie de ces idées « mises de côté » dans ce second épisode. Tout d’abord, Kratos dispose désormais des ailes d’Icare, qui lui permettent non pas de voler mais de planer. Elles sont assez bien mise en contribution lors des phases de plateformes, on regrette cependant leurs faibles utilisations durant le jeu. De plus, vous avez maintenant la possibilité de pouvoir ralentir le temps à certains moments, ainsi que de vous balancer à l’aide de points d’ancrage directement avec les lames du chaos. Elles vous permettent également dans cet opus de s'accrocher à certains bouts du décor pour atteindre des lieux inaccessible. Toutes ces nouveautés apportent donc un nouveau souffle aux différentes phases de plateformes qui sont dans Divine Retribution, variées, originales et surtout bien maitrisées.
 
 
De nouveaux ennemis et personnages mythologiques font également leurs apparitions dans ce second épisode, on peut citer entre autre des guerriers squelettes ou bien des cyclopes chevauchés par des petits monstres. Le nombre de boss, peu conséquent dans le premier opus, est dans cette suite beaucoup plus important. Cependant, ils sont pour le coup moins impressionnants et surtout moins charismatiques. Les énigmes ont-elles aussi été revues à la hausse, elles sont plus nombreuses et surtout plus subtiles. Toujours dans les nouveautés, Kratos a maintenant la possibilité de chevaucher Pégase. Très intense et magnifiquement mise en scène, cette phase du jeu est tout simplement titanesque. Les combats aériens avec les griffons sont très rudes, et les actions contextuelles, encore elles, vous permettent de sauter en plein combats sur un griffon ennemi pour faire tomber son destrier, et histoire de finir en beauté, arracher les ailes du griffon ! Ces actions sont très réussies, artistiquement c’est superbe, et bien qu’ultras violentes, ces scènes ont un côté poétique énorme. La mise en scène est parfaite, les caméras font vraiment tendre la mâchoire jusqu’au sol. De plus, après l’annonce des développeurs d’une telle phase d’action, on aurait eu plus tendance à penser à un gadget mais en fait non, ces chevauchées à dos de Pégase s’intègrent parfaitement dans le déroulement du jeu. On regrettera seulement qu’elles ne soient pas plus utilisées tout au long de l’aventure.
 

Spectaculaire mon cher, spectaculaire…

Artistiquement, le jeu est tout simplement parfait. Les graphismes sont sublimes, les effets de lumières excellent et la profondeur de champ, gigantesque. Si le premier God of War était déjà magnifique et qu’on pensait avoir atteint la limite de la console, sachez que c’est totalement faux. Divine Retribution est encore plus joli que son grand frère. Les décors bénéficient d’un détail encore plus grand, les personnages sont mieux modélisés et cette suite profite d’effets de lumière superbes. En effet, le jeu possède une sorte d’effet HDR qui l’embelli encore plus. Ce second opus profite donc pleinement des capacités de la PlayStation 2, avec des environnements toujours aussi vastes et beaux, une mise en scène hors du commun, et une animation stupéfiante, Divine Retribution rivalise même avec certains jeux dits « next-gen ». Et bien sur, une fois dans le jeu, les temps de chargement sont toujours aussi inexistants… Personnellement, je n’ai jamais rien vu de tel, toutes plateformes confondu, c’est vraiment du très grand spectacle !
 
 
La bande son du jeu est quant à elle toujours aussi magnifique, les musiques s’accordent parfaitement à l’écran et ont le luxe de rendre l’histoire encore plus tragique. Pour ce qui est de la durée de vie, elle est équivalente à celle du premier opus, il vous faudra un peu moins d’une dizaine d’heures pour arriver au bout de l’aventure. C’est un peu court, mais on en a pour son argent, croyez moi.
 

Article rédigé par SKe , le

Plus violent que jamais, Divine Retribution réussit donc à surpasser son grand frère dans un bon nombre de domaines. Artistiquement parfait, il impressionne par sa fluidité et sa mise en scène spectaculaire. Proposant un grand nombre de nouveautés, il reste cependant assez identique au premier épisode et ressemble plus au final à un gros addon qu’à une véritable suite. Au final, seul son scénario déçoit, car, bien qu’il soit assez recherché, il n’atteint pas l’originalité de celui proposé par le premier opus.

Points positifs

  • Réalisation irréprochable
  • Mise en scène spectaculaire
  • Toujours aussi jouissif

Points négatifs

  • Durée de vie
  • Un scénario un peu moins original

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