Test : Bionicle Heroes

Bionicle Heroes - PS2

Genre : Action / Aventure

Date de sortie : 24 novembre 2006

Genre
Action / Aventure
Date de sortie
24 novembre 2006 - France
Développé par
Traveller's Tales
Edité par
Eidos Studios
Disponible sur
DS, GBA, Gamecube, PC, PS2, Wii, Xbox 360

Non content d’adapter la gamme Légo dans le monde vidéoludique, la firme de briques pour enfants s’amuse aussi à adapter Bionicle, une gamme un peu plus évoluée mais qui reprend le concept d’un Lego Star Wars. Pour la deuxième fois en plus ! Et on sent la repompe dans pas mal d’aspects, comme la pochette qui rappelle un certain Alien VS Predator…

 
 
Moi, j’ai passé mon enfance à assembler les briques Lego, pour faire des trucs bidons comme une voiture avec des portes plus petites que les phares, ou encore des magasins de verres (oui, j’en avais plein, des éléments en forme de graal). Mais je me suis arrêté avant la gamme Bionicle, trop intello ça. Du coup, je me rattrape en testant Bionicle Heroes, un jeu avec des vilaines bêtes en briques, mélange entre Alien, des Warhammers et les trucs visqueux dans L’Odyssée d’Abe.
 

On s’en fout de l’histoire, je veux tout péter !

Mon intertitre doit être la première parole du créateur du jeu, lorsqu’on lui a demandé : « quel sera le scénario ? ». Honnêtement, j’ai rien compris à la vraie histoire du jeu. Il est question d’un masque de vie qui a été dérobé par une troupe de gros méchants (les Pirakas) sur l’île de Voya Nui. Bref, un scénario bidon qui est juste là pour donner raison au déferlement d’action qui suivra. Et comme le jeu est censé être adressé au plus jeune, on ne va pas faire non plus un remake de Matrix Revolution et de l’Architecte. Re-bref, après des cinématiques bien foutues et des cut-scènes en 3D humoristiquement similaires à celles de Worms, on se retrouve dans une sorte de QG de départ où notre personnage pourra choisir ses missions à travers différents mondes, de la même manière que l’interface du château de Super Mario sur N64. Au total, environ 45 mondes seront à explorer, rangés par thèmes comme les montagnes, la plage etc. A première vue, on pense que 45 mondes c’est bien chouette. Mais non. C’est pire que ça : c’est trop long. Beaucoup trop. Sachant qu’un seul monde se finit très lentement, parsemés de checkpoints et possédant un fameux BDFN (boss de fin de niveau). On se retrouve avec une sorte de Crash Bandicoot post-modern, et la ressemblance ne s’arrête pas là, comme vous allez le constater.
 

Le pouvoir des masques

Premier constat : ce TPS (shooter à la troisième personne) de ¾ se manie comme un bon Goldeneye 64 : sur console, on utilise les deux joysticks, un pour la vue et un pour le déplacement, avec axe inversé évidemment. Un petit temps plus tard, on commence seulement à le prendre en main et à retrouver l’ambiance des vieux jeux de shoot oldies. Une fois le jeu en main, on se retrouve alors dans une des missions choisies, après des temps de chargements courts et montrant des artworks très jolis. Le but du jeu est de détruire à l’écran tout ce qui ressemble de près ou de loin à des briques légo. Pour se faire, vous disposez d’un personnage, qui, à chaque fois qu’il trouve un masque de couleur différente, débloque une alternative. Je m’explique : vous commencez avec un personnage symbolisant l’élément du feu. Celui-ci possède une arme qui ressemble à un kaméhaméha. Si vous tombez sur un masque bleu, vous débloquez le personnage de l’eau qui peut marcher sur l’eau et envoyer des boules liquides. Et ainsi de suite, vous pouvez avoir jusqu’à six personnages différents avec des capacités propres afin d’avancer dans votre quête et débloquer des accès. L’idée de masques me rappelle encore une fois Crash Bandicoot, d’autant plus qu’a partir d’un certain nombre de briques collectées (dès que vous détruisez quelque chose, vous récoltez des points sous formes de briques, donc), votre personnage passe en mode « héros », avec un masque doré.

Du vu et revu

Pas de nouveautés majeures dans le soft, donc. On se retrouve avec un TPS d’action pure qu’on a l’habitude de voir sur consoles. Le jeu ressemble à un Ratchet & Clank assez simpliste mélangé au système de collecte et de montage des jeux Lego Star Wars. En effet, vos Toas (personnages) peuvent utiliser un genre de pouvoir de télékinésie pour assembler des mécanismes et ainsi ouvrir des portes, construire des ponts, fabriquer des énormes robots géants made in Goldorak pour les aider à avancer… La barre de vie ne décolle pas, le jeu se finit facilement mais pas très rapidement et la progression se réalise grâce à la linéarité couplée à un joyeux bordel à l’écran. Sur PS2, c’est pas trop vilain, mais pas très joli non plus, tandis que sur 360 et PC, on croit avoir un problème d’écran, avec du flou artistique partout et des graphismes indignes de la machine. D’un autre côté, on trouve une VO sympathique et un système de magasin dans le QG de départ, qui permet d’upgrader son personnage et d’acheter des petits bonus débiles et des astuces (grosse arnaque par contre : j’ai donné 50 points pour savoir qu’on appuie sur la croix pour tirer, génial). Un jeu d’action-aventure des plus banals, en quelques sortes.

Article rédigé par Jivé , le

Un jeu d’action-aventure qui possède toutes les facettes du genre, reprenant des concepts largement utilisés et proposant un univers coloré, long et assez jouissif pour peu qu’on ne cherche pas à se prendre la tête. Finalement, la version X360 et PC n’est ni plus ni moins qu’une version PS2 exempte de changements réels et tentants vainement de dépasser ses limites techniques. A choisir, on prendra donc la version sur console de Sony.

Points positifs

  • Cut scènes
  • Jouissif
  • Switcher entre les persos
  • Les bonus débiles
  • Temps de chargements courts

Points négatifs

  • Vu et revu
  • Simpliste
  • Long
  • Pour les jeunes (et encore)
  • Trop moche sur 360 et PC

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