Test : MotorStorm : Pacific Rift

MotorStorm : Pacific Rift - PS3

Genre : Courses sauvages

Date de sortie : 30 octobre 2008

Genre
Courses sauvages
Date de sortie
30 octobre 2008 - France
28 octobre 2008 - USA
20 novembre 2008 - Japon
Développé par
Evolution Games
Edité par
Sony Computer Entertainment
Disponible sur
PS3
Parfois appelé
MotorStorm 2, Motorstorm Pacific Rift, Motorstorm Pacific
Modes de distribution
Boutique
PEGI
 Interdit aux moins de 12 ans
 Grossièreté de langage
 Jeu en ligne
 Violence

MotorStorm, c'est tout simplement l'une des rares exclusivités PS3 à réellement valoir le coup. Sorti en même temps que la PS3 en Europe, il fallait malheureusement fermer les yeux sur ses nombreuses lacunes dûes à une sortie précipitée : un environnement unique, des modes de jeu très pauvres, une interface générale un peu légère, sans compter un mode online sorti à l'arrache sous la forme d'un patch. Cette suite était très attendue pour combler ces manques, d'autant plus que le concept et le gameplay du jeu avaient marqué les esprits à l'époque.

 
 
Certains prétendent tâter régulièrement du pad, mais en fait, ils n'y connaissent rien en jeux vidéo. Heureusement, certains d'entre eux se cultivent, en allant sur des sites aussi riches et passionnants que le nôtre. Ceux-là sont sur la bonne voie et je les félicite ! C'est pour cela que je vais toucher quelques mots sur MotorStorm, le premier, malgré son concept ultra basique. Il s'agit tout simplement d'un jeu de course off-road mettant en scène divers véhicules tous terrains tels que des quads, des motos, des camions, des 4x4 et j'en passe. Le titre a été très apprécié à l'époque pour son gameplay à la fois nerveux et original, puisque les circuits prenaient place dans de vastes étendues désertiques dans lesquelles de nombreux chemins étaient systématiquement empruntables. Cependant, chaque véhicule était plus efficace sur un type de revêtement précis : il fallait donc chercher à tracer son chemin dans ce merdier, objectif incontournable pour remporter la victoire.
 

Des évolutions notables

Encore une fois, on prend les mêmes et on recommence : n'attendez pas de refonte profonde du gameplay dans MotorStorm 2, et pour être franc, il est clair que la communauté ne l'attendait pas là-dessus, mais sur la finition intrinsèque du titre. Bonne nouvelle, l'action ne se passe plus dans le désert mais sur une île du Pacifique offrant des décors riches et variés. Ainsi, ce sont désormais quatre types d'environnements différents sur lesquels vous pourrez évoluer, classés selon les quatre éléments (bah... l'eau, l'air, la terre et le feu, quoi). Selon des rumeurs, le cinquième élément serait également prévu sous la forme d'un add-on payant et permettrait d'utiliser les nichons de Milla Jovovich en guise de tremplin. Intéressant. Blague à part, ces décors se montrent donc enfin variés et sont très jolis dans leur ensemble. Le moteur graphique du premier épisode a été réutilisé et réalise des prouesses insoupçonnées. Les environnements sont toujours bourrés de petits détails et d'animations, tant et si bien que ce qui est affiché à l'écran est parfois un peu confus et que l'oeil non averti ne comprendra rien à ce qui se passe. En tout cas, c'est fluide et plutôt coloré, et il est à n'en point douter que de nombreux geeks pourront s'adonner aux joies de MotorStorm 2 la main dans le slip.
 

Des évolutions notables (et oui encore)

Notons également qu'en plus d'offrir davantage de décors différents, les courses sont désormais classées en plusieurs catégories. Tandis que les courses classiques dans lesquelles vous devez vous contenter d'arriver premier, sans aucun événement spécifique, continuent d'exister, le mode "Eliminator", par exemple, fera régulièrement exploser le dernier participant d'une course jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un. Le mode "limite de dégâts", quant à lui, offre un challenge retors puisque vous devrez éviter autant que possible les nombreux pièges dissimulés dans les circuits : un quota est fixé avant la course, et si tu fonces pas, t'es mort. Un mode passionnant, et qui me rappelle le fonctionnement de GameHope autrefois, mais à l'envers ! Ces différents modes sont proposés lors de la carrière, qui consiste classiquement à gagner des points au travers de plusieurs championnats offrant eux-mêmes divers challenges. Rien d'original sur ce plan-là, mais ce système est toujours aussi efficace tout en évitant que le joueur reste bloqué comme un con sur une course qu'il juge infaisable. Enfin, soulignons que la durée moyenne des épreuves a été fortement réduite, ce qui est une bonne nouvelle car la durée des courses du premier MotorStorm avoisinnait régulièrement la dizaine de minutes.
 

Des évolutions notables (mais non, vous ne savez pas encore tout)

Pour le fun, les développeurs se sont amusés à modifier certaines règles du jeu. Dans le premier épisode, il était possible d'enclencher le boost autant de temps que vous vouliez à condition de ne pas faire exploser le moteur (la température étant représentée par une jauge). En relâchant le boost, la température redescendait et vous pouviez à nouveau cracher la nitro à donf. Et bien maintenant, rien n'a changé. Je vous ai bien eus ! En fait, cette jauge est désormais influencée par l'environnement : passez dans l'eau et la température du moteur restera stable ce qui vous permettra d'utiliser le turbo plus longtemps. Inversement, approchez-vous un peu trop près de la lave, et gare aux explosions prématurées ! De même, si vous explosez à côté d'un concurrent, vous emporterez ce dernier avec vous en enfer. Intéressant si vous voulez à tout prix ôter la victoire d'un adversaire un peu trop gênant, ou tout simplement pour le faire chier, sur un coup de chance. Toujours pour accroître le côté bourrin, MotorStorm 2 vous propose la possibilité de vous déporter brusquement sur le côté pour porter un coup bas à un concurrent qui tenterait de vous doubler. Pratique et efficace.
 

Des évolutions notables (quand je vous dis que le jeu a mûri !)

Enfin, touchons deux mots sur le mode multijoueur. Pour tout avouer, le mode online souffre d'un lag un peu trop persistant et frustrant. En fait, son énorme problème concerne le calcul de la position du joueur, qui a tendance à être faussé : attendez donc toujours le résultat définitif avant de crier victoire en croyant avoir dépassé un concurrent juste avant la ligne d'arrivée. Un bug honteux, et un bel exemple pour la communauté Xboxienne avide de trolls envers la meilleure machine du monde supportée par la firme la plus ambitieuse de l'univers. Et Nintendo, on vous emmerde aussi, na ! Quoi qu'il en soit, il faut bien reconnaître que c'est une belle tare, pour un jeu qui favorise les dépassements à l'arrache sur la ligne d'arrivée. Reste plus qu'à se rabattre sur le nouveau mode split-screen, qui vous permettra de vous affronter entre potes jusqu'à quatre. MotorStorm devient enfin un jeu qui n'est plus réservé au gros nolife enfermé seul chez lui. Un mode bien sympa, à condition d'avoir des amis qui maîtrisent bien le gameplay du titre, assez surprenant au premier abord.
 

Article rédigé par Monsieur Tomate , le

Cette suite de MotorStorm est en définitive une bonne surprise et confirme que la série évolue dans le bon sens. Alors, qui est le meilleur entre Pure et MotorStorm 2 ? Je répondrais que les choses ne sont pas aussi simples et qu'il y a de quoi alimenter les débats pendant de longues heures. D'un côté, nous avons un jeu qui favorise le bourrinage, à coup de véhicules agressifs qui puent le CO2 à plein pif dans des décors parfois apocalyptiques, et d'un autre, un jeu plus gentil et coloré vous permettant de faire de nombreuses figures et de rebondir partout. Côté gameplay, les deux sont différents mais aussi funs. A vous de choisir quelle "mentalité" vous convient le plus pour un jeu dans le genre...

Points positifs

  • Un gameplay toujours aussi fun
  • Une suite bien plus aboutie
  • Le mode split-screen

Points négatifs

  • Quatre environnements c'est bien, davantage, ce serait encore mieux !
  • Un mode multi online un peu perfectible

A propos de l'auteur

Monsieur Tomate

Monsieur Tomate

32 ans | Grand gourou

Depuis la fondation de GameHope en septembre 1999 sous le nom de HardGamers, le taulier du coin n'a cessé d'abuser de son fouet pour faire régner la terreur parmi son équipe. Ingénieur en informatique le jour, tyran impitoyable sur GameHope la nuit, on ne l'arrête jamais et gare à vos fesses si vous vous trouvez au travers de sa route lorsqu'il a en tête un énième plan diabolique, vous risqueriez de boîter le lendemain...

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