Test : Demon's Souls

Demon's Souls - PS3

Genre : RPG

Date de sortie : 25 juin 2010

Genre
RPG
Date de sortie
25 juin 2010 - France
06 octobre 2009 - USA
05 février 2009 - Japon
Développé par
From Software Inc.
Edité par
Atlus
Disponible sur
PS3
Parfois appelé
demon soul, demon's soul, demons souls, demons soul, demon' souls
Modes de distribution
Boutique
Site officiel
Site officiel
PEGI
 Interdit aux moins de 16 ans
 Jeu en ligne
 Violence

Demon's Souls, c'est l'histoire d'un gros nuage qui embête un peu le monde. C'est une brume, recouvrant le royaume de Boletaria, qui l'isole des autres royaumes. Personne n'en sort et personne n'en revient. C'est le reveil du Old One, très puissant démon autrefois scellé par les Monumentals, qui fait déferler sur Bolétaria ses hordes de démons assoiffés d'âmes. Les humains se faisant dévorer l'âme deviennent fous et attaquent tout le monde. C'est un bordel monstrueux et on a besoin de vous, noble héros. Serez-vous la clé de la libération ou l'incarnation du mal dans cette aventure ? A vous de jouer...

 
 
Parfois, les japonais s'amusent à nous narguer avec des softs 100% nippons qui ne verront jamais le jour en France, particulièrement sur Playstation. Le type RPG, ou plus précisément A-RPG (Action Role Playing Game), est particulièrement fertile chez les nippons mais ne trouve que rarement son public en France. Alors on regarde passer les White Knight Story et autres Yakusa 3 avec regrets et frustration, à moins d'avoir sa petite maîtrise de japonnais ou une motivation hors-normes. Demon's Souls fait partie de ces jeux qui nous font un peu baver quand ils passent et nous font espérer qu'une bonne âme les traduira pour chez nous. La bonne nouvelle dans tout ça, c'est la sortie d'une version Asia, textes et voix intégralement en anglais. On va enfin voir ce qu'a dans le bide le petit de From Software, qui sortait presque simultanément cette année Ninja Blade.
 

Âme, strâme, grâme

Tout commence après un tutorial dont la fin vous oppose à un monstre de la taille d'un petit immeuble, qui vous zigouillera directement d'un revers de la main. Vous voici maintenant dans le Nexus, lieu de transition des âmes perdues. Ici, vous apparaîtrez sous votre forme fantomatique, en âme donc, et c'est un peu votre chez vous. D'ici, vous pourrez rencontrer d'autres âmes pour acheter des armes, faire évoluer vos compétences ou vous rendre dans les différentes contrées putrides qui attendent vos coups de balais. L'âme, c'est la base du jeu. Les âmes servent à la fois de monnaie pour acheter et réparer votre équipement, mais aussi d'expérience afin de faire évoluer votre personnage. Vous devrez donc en permanence choisir entre acheter des biens ou évoluer. Mais le rôle des âmes ne s'arrête pas là, au contraire. Sur votre chemin, si vous jouez online (et on vous le conseille VIVEMENT), vous trouverez des traces de sang. En les activant, vous découvrirez l'âme d'un guerrier tombé au combat et la manière dont il s'est fait zigouiller, de telle sorte que vous puissiez éviter de reproduire la même erreur. Les âmes d'autres soldats se manifestent aussi parfois pour montrer la bonne manière d'agir. On les différencie à leur couleur, rouge sang pour les foireux qui ont mordu la poussière, et grisâtre pour les héros. Jouer online permet aussi, grâce à certains objets, d'invoquer les âmes d'autres soldats qui viendront vous filer un coup de main. Ces soldats, ce sont d'autres joueurs quelque part dans le monde et online. Ce qui évidemment pose un petit peu le problème des players killers, mais c'est une infime minorité qui s'y livre puisqu'il n'y a rien à récupérer sur votre cadavre. En ligne, des messages sont aussi délivrés au sol, de la part d'autres joueurs. Conseils avisés ou blagues qui vous entraîneront au fond du précipice, à vous de faire la différence. Mais ces quelques concepts sont vraiment intéressants, conférant un intérêt tout particulier au net, sous forme de petites aides. Et des aides, il vous en faudra.
 

Âme, strâme, grâme

Demon's Souls propose une vue à la troisième personne et s'apparente de prime abord à un jeu d'action. Une gâchette pour la main gauche, une gâchette pour la main droite, on pare au boulier et on attaque à l'épée de l'autre côté. Traditionnel et intuitif, il faudra rapidement apprendre à jongler avec chaque bouton afin de prendre ses petites pilules ou utiliser des boosts en plein combat, effectuer des parades permettant d'ouvrir la garde adverse ou encore balancer des sorts salvateurs contre des hordes de soldats hideux. Les graphismes sont un peu inégaux mais sont très agréables, parfois impressionnants lors des confrontations avec des boss gigantesques. En réalité, on se sent souvent petit. Tout petit, minuscule même face aux dragons et autres chevaliers géants qui vous éclatent gaiement contre un mur d'un simple revers de la main ou d'une pichenette sur le nez. On stresse, on se demande ce qu'on fout là relativement souvent. Une ambiance oppressante, glauque, malsaine se dégage du soft à chaque instant d'exploration. Les adversaires se déplacent en beuglant, ils sont repoussants et souvent imprévisibles dans leurs déplacements et leurs attaques. Difficile de rester de marbre. Mais ce qui joue énormément à la fois en faveur et en défaveur de ce titre, c'est son système de jeu.
 

Dead AGAIN

En effet, il faut se frotter les yeux plusieurs fois pour réaliser à quel point les développeurs n'ont eu strictement aucune pitié pour le joueur. S'il veut finir le jeu, il devra s'armer de patience et de dextérité. Et d'encore un peu de patience. Beaucoup en fait puisque la manette a failli sauter du 6ème étage de mon immeuble plusieurs fois, et je considère que c'est à juste titre. Dans Demon's Souls, impossible de sauvegarder votre progression. Vous êtes catapulté dans un niveau où à chaque mort, vous devrez en reprendre l'exploration depuis le début. La difficulté ne bouge jamais, et peut être vous faudra-t-il 20 heures afin de connaître le premier niveau absolument dans ses moindres recoins et pouvoir y faire face. On retrouve des sensations dignes des vieilles consoles, où on avait 3 vies pour réussir le jeu et si on perdait, tant pis, retour à la case départ malgré vos performances honorables. Kid Chaméléon, si tu me lis, ce jeu est peut-être plus difficile que toi. De plus, les âmes, si importantes pour la progression de votre personnage, disparaissent lorsque vous mourrez. Vous reprendrez donc depuis le début du niveau, et tant pis pour vous si vous aviez réussi une performance incroyable et amassé des tonnes d'âmes déchues sur votre route. Si vous réussissez à atteindre le même point qu'à votre dernier décès, vous pourrez récupérer vos âmes perdues, mais si vous avez le malheur de mourir avant, tout est perdu. Vous ne garderez à votre mort que les rares objets disséminés ça et là. Ah, et ne croyez pas pouvoir vous acheter quoi que ce soit par un autre biais. Vous pouvez trouver des armes incroyables, si elles ne sont pas pour vous, vous n'en ferez rien. Le vendeur n'accepte que les âmes, et ne rachète pas le matos inutilisé. Vous brisez votre épée et que vous n'avez pas de sous pour la réparer ? Bah tant pis. ZERO PITIE on vous a dit ! C'est au final extrêmement énervant et frustrant, il faut bien l'avouer.
 

C'est si bon comme ça...

Mais Demon's Souls permet de ressentir des émotions qu'on avait un petit peu oubliées depuis une petite décennie ou deux. Il faut explorer au maximum pour trouver des raccourcis qui nous permettront de ne pas affronter tout le niveau à chaque réincarnation, il faut retenir les positions et actions de chaque ennemi pour ne pas se faire surprendre et mourir bêtement. On est si vulnérable, si faible, qu'au final, c'est un flip permanent. Cet Action-RPG ne vous offrira que des désagréments si vous décidez d'avancer comme un bourrin. Vous crèverez vite, et c'est tout. Cette part d'exploration à pas feutrés, d'étude du terrain pour trouver l'itinéraire le plus intéressant, pourrait en agacer certains, mais le jeu offre une curieuse sensation de reviens-y. Aussi agaçant qu'il puisse être, on ne s'en lasse pas vraiment. On recommence, encore et toujours, et finalement, il vous faudra au moins une soixantaine d'heures pour en faire le tour. Enfin un jeu avec lequel on en a pour son argent. Et puis comme c'est un jeu de rôle, il permet de reprendre le jeu encore une fois après, avec son héros bien balèze, mais dans un niveau différent.
 

Article rédigé par JoKeR , le

Au final, après une première impression hallucinante devant la difficulté du jeu, on finit par apprécier sa différence, qui en fait sa force. Il pourra en rebuter certains, peut-être même la plupart des joueurs, mais il propose une alternative vraiment intéressante à la masse de jeux d'actions qui se bousculent sur Next Gen. Un très bon jeu pour peu que vous ayez du temps à lui consacrer et que vous n'ayez pas peur des défis personnels.

Points positifs

  • Ambiance glauque
  • Réalisation très propre
  • Durée de vie
  • L'entraide online

Points négatifs

  • C'est dur
  • Très dur
  • Super dur quand même

A propos de l'auteur

JoKeR

JoKeR

35 ans | Rédac' Chef / Touriste.

Passez votre chemin, ce mec est un con. Avis de merde, méconnaissance générale du sujet et pleins pouvoirs sur le site, ce mec est un imposteur. Regardez, je me suis emparé de son compte pour écrire sa bio et à mon avis il ne s'en apercevra jamais ce naze.

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